Rizen Sans Gluten Sans Caseine


Un régime donne une nouvelle saveur à la vie d'enfants hyperactifs
STAVANGER (Norvège) (AFP) 26/02/2008 10h06
Rita ne parvient pas à retenir ses larmes en se rappelant les moments d'inquiétude et d'incompréhension face au comportement de son fils hyperactif, un souvenir désormais lointain grâce à un régime alimentaire qui a métamorphosé l'enfant.

"J'ai vu qu'il avait un problème dès qu'il a commencé à manger des aliments solides quand il était bébé. C'était comme si la nourriture l'épuisait", raconte Rita, 50 ans, en décrivant le comportement tour à tour passif et hyperactif de son fils Christoffer.

Christoffer est aujourd'hui un adolescent de 14 ans au développement normal.

Il fait partie d'un groupe de 23 jeunes souffrant d'hyperactivité soumis en 1996-1997 à un régime alimentaire sans lait et suivis depuis lors par une petite équipe d'éducateurs et chercheurs de Stavanger, dans le sud-ouest de la Norvège.

Cette équipe tente de vérifier la théorie du scientifique norvégien Karl Ludvig Reichelt selon laquelle un dysfonctionnement du métabolisme empêche la désagrégation de certaines protéines (dont la caséine, présente dans le lait) et peut causer des problèmes mentaux tels que le trouble de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH).

"L'un des enfants, avec qui je travaille, a commencé le régime mercredi et ses parents ont dit avoir vu une très grande amélioration de son comportement dès le week-end", raconte Magne Noedland, l'un des éducateurs spécialisés à l'initiative du projet à Stavanger.

Les 23 enfants, âgés de 4 à 11 ans au début de l'étude, étaient tous soupçonnés de TDAH et leurs urines contenaient des quantités anormales de peptides.

Selon Reichelt, l'accumulation de peptides est un indicateur que l'enzyme nécessaire pour désagréger certaines protéines est inhibée ou inexistante et peut avoir l'effet d'opium sur le cerveau.

De nombreuses études ont montré un lien entre des cas d'autisme ou de schizophrénie et la non désagrégation de protéines, et de plus en plus d'études indiquent que certains cas de TDAH sont liés à ce problème digestif.

Ces théories sont cependant accueillies avec scepticisme par de nombreux médecins qui préconisent les médicaments pour traiter l'hyperactivité. Aucune étude n'a montré quelle proportion d'enfants hyperactifs souffre d'intolérance à certaines protéines.

Tous les enfants du projet de Stavanger ont suivi un régime sans caséine la première année et les résultats ont été extrêmement positifs, selon M. Noedland.

Certains ont depuis arrêté le régime mais après huit ans, six continuent d'éviter scrupuleusement le lait et parfois le gluten, présent dans de nombreuses céréales.

"Nous voyons une nette différence entre ceux qui ont arrêté et ceux qui continuent le régime", affirme M. Noedland.

"Voir ces enfants incapables d'apprendre quoi que ce soit puis devenir réceptifs du jour au lendemain, pour une enseignante, c'est quelque chose de merveilleux", raconte Kristine Fosse, une éducatrice impliquée dans le projet.

L'un des jeunes a avoir persévéré, Sigbjoern, affirme que le moindre faux pas dans son alimentation affecte ses prestations à l'école.

"Je le vois tout de suite quand j'ai mangé quelque chose que je ne devais pas manger. J'ai beaucoup de mal à me concentrer", raconte le garçon de 17 ans.

Considéré comme un enfant hyperactif à problèmes et au développement retardé lorsqu'il était en maternelle, Sigbjoern est aujourd'hui l'un des meilleurs élèves de sa classe.

Des centaines d'enfants norvégiens souffrant de TDAH ont commencé à suivre ces dernières années un régime sans lait mais, selon Mme Fosse, les médecins n'informent pas suffisamment les parents de cette option.

"En tant que parent, ne voudriez-vous pas au moins essayer de changer le régime alimentaire de votre enfant avant de lui donner des médicaments?", demande Grete, la mère de Sigbjoern.


« AFP-Claudio Bresciani »




Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la foliepar Word press
Mondialisation.ca, Le 1 fevrier 2008
Word Press

Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une progression fulgurante de l’hyperactivité, de la schizophrénie et de l’autisme chez les enfants des pays développés. Des scientifiques du monde entier se sont penchés sur ce phénomène et, jusqu’ici, ils avaient préféré taire les résultats de leurs recherches. Mais face à la flambée de cette « épidémie », ils ont jugé nécessaire de présenter publiquement leurs conclusions. Tous mettent désormais en cause l’association destructrice du gluten et de la caséine avec les métaux lourds.

En dix ans seulement, le nombre d’autistes a été multiplié par trois aux États-Unis. Selon les données officielles résultant d’études ordonnées par le Congrès américain en 2000, c’est une véritable « épidémie » d’autisme qui se répand outre-Atlantique. Alors que dans les années 40, on ne recensait qu’une poignée de cas, aujourd’hui, c’est par centaines de milliers que des autistes, des schizophrènes et autres « troubles envahissants du comportement » sont comptabilisés : un enfant sur trois cents en serait atteint ! Dans un État comme le Maryland, les chiffres officiels indiquent une augmentation de 500 % de nouveaux cas depuis 1998. En France, nous ne disposons pas de données statistiques arrêtées sur l’incidence de l’autisme et, plus généralement des troubles du comportement, mais il y a fort à parier que le phénomène est tout aussi pandémique.

Les métaux lourds incriminés

Les pays industrialisés sont particulièrement concernés par cette hausse des troubles du comportement. Et pour cause : l’une des explications pointées du doigt par nombre de chercheurs européens, serait l’intoxication lente aux métaux lourds due principalement aux rejets de mercure et de plomb en quantités considérables par l’industrie dans l’atmosphère… mais également à la présence de divers métaux dans les amalgames dentaires (mercure, étain, argent…), les cigarettes (cadmium), les vaccins en général (aluminium) et plus particulièrement le vaccin Rougeole-oreillons-rubéole – ROR – (mercure).

Quand la caséine et le gluten ne sont pas digérés

Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont en effet une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten (les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments). Et de la caséine (présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf).

Chez certains enfants, génétiquement prédisposés, et atteints de troubles graves du comportement ou d’autisme, on a justement identifié une carence de ces mêmes enzymes. De nombreux chercheurs en déduisent que, lorsque ces enzymes sont inhibées par excès de métaux lourds, des psychopathologies lourdes, ou une hyperactivité constante, ou une dépression grave peuvent apparaître chez des enfants jusqu’alors sains.

C’est un véritable empoisonnement chronique qui les atteint. En effet, lorsque les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées, elles franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le système sanguin. Ces « peptides opiacés » vont se comporter dans l’organisme comme certains morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs opiacés, les peptides provenant du gluten et de la caséine vont alors entraîner des dérèglements du comportement, et favoriser le développement de maladies envahissantes du comportement.

La preuve biochimique

Les troubles « envahissants » de comportement causés par la dégradation partielle du gluten et de la caséine ont été mis en lumière dans plusieurs publications médicales, rédigées notamment par le professeur Reichelt de l’Institut de recherche pédiatrique de l’Université d’Oslo.

Les chercheurs ont décelé l’accumulation de peptides dans les urines (gluten et caséine) pas toujours associée à des taux anormalement élevés d’anticorps spécifiques (IgA, IgE, IgG) produits par l’organisme pour tenter d’éliminer ces substances antigéniques. Ils en ont conclu que les peptides étrangers parviennent dans la circulation sanguine intacts, et en quantité suffisante pour stimuler une réponse immunitaire. La preuve biochimique de l’intoxication est apportée.

Les symptômes majeurs

Le désordre biochimique auquel se trouve confronté l’organisme lors d’une intoxication au gluten et à la caséine est à l’origine de tout un éventail de désordres comportementaux allant de l’hyperactivité à l’autisme en passant par les troubles de la personnalité et l’épilepsie.

Les substances opioïdes (parmi lesquelles les casomorphines, les glutéomorphines, les gliadinomorphines…) qui saturent le cerveau ont pour effet d’inhiber les liens sociaux. L’indifférence, le repli sur soi et l’absence de langage en sont des conséquences majeures. Les enfants intoxiqués sont en outre plus exposés aux crises d’épilepsie qui augmentent avec l’âge parallèlement à la sécrétion de peptides opioïdes. Ceci peut s’expliquer par le fait que certains opioïdes ont des propriétés convulsivantes.

Mais parallèlement, les peptides nocifs qui encombrent l’organisme perturbent la gestion de la sérotonine. Il y a parfois trop de sérotonine, et parfois trop peu. Cela conduit à des informations excessives transmises par les sens, des insomnies, des réactions impulsives et aussi une faible aptitude à l’adaptation…

Le manque d’adaptation et la réaction exacerbée aux stimuli sensoriels et émotionnels peut se traduire, soit par une excitation autonome du système nerveux central, soit par une inhibition des réactions qui amène au repli sur soi de l’individu et le porte à adopter un comportement sécurisant fait de rituels et/ou de stéréotypies.

Priorité au régime sans gluten et sans caséine

Avant de vous lancer dans un régime qui sera très contraignant, il faut tout d’abord vous assurer que votre enfant est effectivement intoxiqué par le gluten et la caséine. De simples analyses d’urine vous permettront d’en avoir le cœur net.

Une fois le diagnostic établi, et plutôt que de passer directement à la phase d’élimination des métaux lourds accumulés dans l’organisme, il convient plutôt de se concentrer sur l’adoption d’un régime alimentaire strict. Les résultats en sont à la fois plus rapides et plus certains.

Le régime sans gluten ni caséine occasionne en effet, selon le professeur Reichelt, une amélioration pour toutes les catégories de comportement chez 81 % des enfants en seulement trois mois. Un régime alimentaire sans caséine et sans gluten a pour conséquence la diminution des peptides urinaires (environ de moitié en six mois), ce qui conforte leur origine exogène. Cette diminution est associée à une amélioration du comportement clinique des patients. Une reprise de ces aliments entraîne généralement une rechute passagère.

Une conclusion confirmée par les observations du professeur Pelliccia du Département de pédiatrie de l’Université de médecine de Rome, qui a constaté une baisse de l’incidence des crises d’épilepsie dès l’adoption d’un régime approprié… et une reprise spectaculaire des crises d’épilepsie lorsque le régime alimentaire dépourvu de gluten et de caséine est interrompu.

Bien entendu, une alimentation strictement sans gluten et sans caséine peut paraître a priori extrêmement contraignante car ces protéines se retrouvent à peu près partout dans notre alimentation (pain, plats préparés, moutarde…). Mais certains médecins nutritionnistes peuvent être d’excellent conseil.




Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la foliehttp://soignez-vous.com/2005/08/15/phosphates-dans-lalimentation-les-enfants-pousss-au-bord-de-la-folie/

Barres chocolatées, sodas, plats préparés, autant de produits hyper-phosphatés qui sont un désastre pour les enfants et entraînent hyperactivité, agressivité, céphalée et insomnie. Frédérique Caudal, pédiatre, après deux ans d’expérience en cabinet, a constaté qu’une diète alimentaire sans additifs phosphatés rattrape en quatre jours les enfants et leur évite le médicament à la mode, la Ritaline.

Les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs. Leur utilisation est telle que, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300 %. Si les phosphates sont nécessaires à la croissance des enfants et au bon fonctionnement du corps, ils entraînent, lorsqu’ils sont en excès, de graves troubles du comportement.

Perturbateur hormonal

Chez les sujets sensibles, l’intoxication au phosphate provoque un dérèglement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales, laquelle commande et règle le flux des excitations nerveuses cérébrales. D’où un dérèglement du comportement qui se manifeste dès le sevrage lorsque l’enfant passe du lait maternel au lait de vache. La situation se détériore avec l’alimentation « normale » vers 2 ou 3 ans (avec l’apport de céréales enrichies à la lécithine de soja) pour atteindre un point culminant vers 10-13 ans et se poursuit à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Il faut noter que cette hypersensibilité aux phosphates ne concerne que 5 % des filles alors que 10 % à 20 % des garçons sont touchés et plus particulièrement les enfants longilignes ou athlétiques et musclés. Étrangement, les obèses ne sont pas atteints.

La Ritaline, seule solution de la médecine officielle

Hyperactivité, violence, instabilité émotionnelle, difficulté de concentration en classe, insomnies, impulsivité, incapacité à s’adapter et s’intégrer, distraction permanente, morosité, susceptibilité exagérée, difficultés de langage et troubles du sommeil majeurs peuvent souvent être dus à cette overdose de phosphates. Mais, face à la vague des troubles lourds du comportement qui touche, depuis une décennie, des millions d’enfants des pays développés, la médecine officielle ne propose qu’une solution : une amphétamine nommée Ritaline. Cette drogue (interdite depuis les années 70 car elle servait de dopant aux sportifs) n’offre pourtant que peu de résultats et s’accompagne d’effets secondaires catastrophiques.

Une diète de quatre jours et du vinaigre de vin

Vous pouvez dépister facilement une intoxication aux phosphates par la mesure du pH salivaire grâce à une bandelette test de pH (en pharmacie). Un pH alcalin de 8 ou 9 dès le réveil signifie que l’intoxication est avérée.
Pour confirmer ce premier diagnostic, éliminez de l’alimentation de l’enfant tout additif phosphaté pendant quatre jours. Son état devrait s’améliorer de manière spectaculaire.
L’antidote incontesté contre les phosphates est le vinaigre de vin (acide acétique) qui annule l’effet des phosphates à petite dose (alors que l’ingestion de 75 mg de phosphates suffit à provoquer une rechute en 20 à 30 minutes), la prise d’une cuillère de vinaigre de vin avec autant d’eau et un peu de miel (pour le goût) va prévenir toute rechute et peut se pratiquer préventivement. À prendre une fois par jour pendant huit jours.
Attention : Le vinaigre de cidre (acide malique) ou le citron (acide citrique) aggravent l’effet des phosphates.

Pour plus d’infos, lire :

« La drogue cachée : les phosphates alimentaires », de Herta Hafer. Éditions du Madrier,
tél. 00 41 21 887 78 21.

Le caddie sans phosphates

Ôter de l’alimentation :

E 322 : lécithine de soja, de jaune d’œuf… (que l’on trouve dans les plats préparés, les glaces, le Nutella…).
E 338 : acide phosphorique dans les sodas… à E 341 dans la charcuterie et le fromage fondu.
L’acide citrique présent dans les sodas et autres Ice tea et jus concentrés.
E 450 a, b, c : en particulier dans les fromages en portion (Kiri, P’tit Louis, Vache qui rit…).
Levure chimique (type Alsa) et additifs E 1410 à 1414 et E 1442 présents dans de nombreux biscuits, cakes, gâteaux et goûters…
Le riz traité pour ne pas coller.
Les barres chocolatées et chewing-gums qui n’existent pas sans phosphates.
Diminuer les oléagineux, les légumineuses, les jaunes d’œufs, le lait de vache (qui contient six fois plus de phosphates que le lait maternel) si la consommation est très importante.
Prendre à la place :

Comme céréale infantile : la gamme Biocarrefour qui est exempte de lécithines (gluten et protéines de lait de vache), entre autres…
Diluer les jus de fruits (100% pur jus) vendus en grande surface. Ou mieux, les préparer soi-même.
Préférer le bicarbonate de sodium pour faire lever les gâteaux ou le sachet : « poudre à lever sans phosphate » en magasin diététique.
Choisir comme cacao du matin : Banania ou le moins cher des marques de grande surface…
Utiliser du riz normal.
Chocolat en tablettes : marque Grand Jury à 80 % de cacao ou la plupart des tablettes du commerce équitable (sauf chocolat dessert)
Les marques Montignac, Bonneterre, Le moulin des moines (sauf chocolat dessert), La Vie Claire… dans les magasins diététiques.




Hyperactivité :Dernière édition du 10 mai 2004

Un enfant hyperactif est impulsif, éprouve des difficultés à rester assis à la même place : il gigote, se tortille, balance ses jambes, ne cesse de chipoter, de toucher tout ce qui lui tombe sous les yeux. Si il a du rester longtemps assis, il éprouve un irrésistible besoin de se défouler en courant, hurlant, en s'agitant comme un pantin. Il est déchaîné. Même quand ses parents ou ses professeurs le rappellent à l'ordre il n'arrive pas à se contrôler plus de quelques instants. L'hyperactivité est d'abord un problème très apparent. Cet enfant contrairement à la moyenne des enfants est constamment en mouvement. Il se tortille, gigote, agrippe ou tripote quelque chose alors qu'il devrait être attentif. Il éprouve des difficultés à rester assis calmement, même si ce n'est que pour quelques secondes.

Comme pour bien d'autres maladies, le degré de sévérité des symptômes varie chez chaque enfant mais tous ont en commun pourtant une chose : ils ressentent les effets de cette maladie partout dans leur vie, que ce soit à la maison, à l'école ou ailleurs.

Les premières manifestations d'un trouble d'attention peuvent apparaître dès la petite enfance et durent toute la vie.

60 à 80 % des enfants atteints du TDA/H ont connu leurs premiers symptômes durant l'enfance, c'est-à-dire avant l'âge de 2 ou 3 ans. Mais ce n'est qu'au moment de la fréquentation scolaire que le problème est généralement décelé.

Le TDA/H n'est pas caractérisé par un manque d'attention, mais plutôt par le fait que l'attention soit portée sur trop de choses à la fois.

Les filles ont de leur côté plus de difficultés au niveau verbal et cognitif (stratégies cognitives) que les garçons. Elles ont aussi un taux plus élevé de sous-performance et de dépression. Au niveau social, les filles hyperactives sont plus visibles que les garçons. Ces derniers sont perçus comme bruyants et exubérants, un comportement considéré normal pour un garçon, alors que les filles sont vues comme étant simplement mal élevées. Parce qu'un comportement non conforme aux normes socialement reconnues est moins acceptable chez les filles que chez les garçons, celles-ci ont tendance à avoir moins d'estime de soi et sont d'autant plus souvent rejetées par les autres.

un enfant hyperactif :

a toujours l'air d'avoir son moteur qui tourne à plein régime
a souvent des problèmes d'apprentissage à l'école
parle de manière excessive
bouge souvent
est inépuisable mais épuisant pour son entourage
quand il est assis se tortille sur sa chaise, tombe de sa chaise
a des grandes difficultés à rester assis
trouve des tas de raisons pour se lever de table pendant les repas
a des difficultés à attendre son tour lors d'activités en groupe
passe souvent d'une activité non terminée à une autre
a des difficultés à jouer calmement
égare sans arrêt son matériel scolaire ou son manteau etc
agite souvent les mains ou les pieds
joue souvent avec des objets dans ses mains
fait preuve d'impulsivité; il a d'énormes difficultés à penser avant d'agir
souffre d'une perte d'estime de soi
nécessite une surveillance constante en raison de son absence d'anticipation au danger
ne tire aucune leçon de ses expériences
l'enfant hyperactif a souvent un sommeil "désordonné" lui aussi, avec des difficultés d'endormissement et des éveils nocturnes nombreux.
Il est parfois difficile de voir la différence entre les enfants surdoués et les enfants hyperactifs avec ou sans déficit d'attention

En effet dans les deux cas l'enfant :

fait preuve de peu d'attention en classe, il s'ennuie
a tendance à s'opposer à l'autorité du professeur
souffre d'un manque d'estime de soi
a peu d'amis
met en doute les règles et règlements
est perfectionniste
a un développement inégal
fait preuve d'une autocritique excessive
a des tendances dépressives
evite de prendre des risques
a peur de l'échec
est impatient avec les autres
n'aime pas la routine
pose trop de questions
est excessif dans ses intérêts
a un caractère fort
résiste à la guidance
remets en question les procédures d'apprentissage
n'aime pas les zones non claires ou illogiques
se préoccupe de sujets humanitaires
construit des règles compliquées
voudrait être le chef
utilise le langage pour manipuler les autres
est intolérant
néglige ses devoirs
peut être perçu comme dérangeant, à côté de la plaque
est têtu borné
est frustré par l'inactivité
peut être perçu comme hyperactif
peut sembler désorganisé et dispersé
est frustré par le manque de temps
possède parfois un drôle de sens de l'humour, les autres ne comprennent pas le sien et inversement
est indépendant
préfère le travail individuel
recherche à organiser les choses et les gens
aun vocabulaire étendu
possède des connaissances variées et étendues
a de grandes aspirations pour lui et les autres
est terriblement exigeant envers lui-même et les autres
est créatif
est inventif
fait preuve d'une hypersensibilité
a beaucoup d'énergie et de vivacité
Il ne faut pas oublier non plus qu'un enfant peut être surdoué ET souffrir de d'hyperactivité en même temps.
C'est le cas chez nous un de nos enfants est hyperactif ET surdoué.
Psychologiquement il faut alors tenir compte des deux paramètres.

Bien évidemment, de nombreux enfants présentent un ou plusieurs traits décrits dans le tableau ci-dessus : il est primordial d'éviter tout surdiagnostic de trouble hyperactif dès qu'un enfant est nerveux ou n'obéit pas !!!




Quelle est la
nature du trouble
déficit de
l'attention
avec ou sans
hyperactivité ?
  • Le DAH implique deux types de symptômes, l'inattention et des comportements hyperactifs et impulsifs. Pour connaître les critères diagnoastiques du DAH, voyez la question: "Qu'est-ce que le trouble déficit de l'attention et/ou hyperactivité?"

    Selon Barkley, la compréhension de ce trouble a beaucoup changé ces dernières années. Les spécialistes découvrent que DAH n'est pas un trouble de l'attention en soi comme ils l'ont longtemps cru mais plutôt un problème dans le développement des régions du cerveau qui sous-tendent l'inhibition et le contrôle de soi. Ce manque de contrôle affecte des fonctions importantes pour maintenir l'attention, incluant la capacité de retarder la satisfaction immédiate pour de meilleurs gains plus tard.

    Les recherches de la dernière décade utilisant les nouvelles techniques d'imagerie indiquent quelles régions du cerveau sont concernées. Il s'avère notamment que le cortex préfrontal droit et au moins deux des ensembles de cellules nerveuses situées plus profondément dans le cerveau qui constituent les "basal ganglia" sont plus petits chez les enfants souffrant de DAH. Ces découvertes font du sens par rapport aux symptômes observés car ces régions sont précisément celles qui sont impliquées dans la régulation de l'attention. Le cortex préfrontal, par exemple, est impliqué dans "l'édition" du comportement, la résistance aux distractions et le développement de la conscience du temps et de soi. Les structures en cause des "basal ganglia" aident à passer de réponses automatiques à des réponses plus délibérées orchestrées par le cortex et à coordonner les inputs neurologiques des différentes régions du cortex. Certaines recherches suggèrent aussi l'implication d'une région ("the vermis region") jouant un rôle dans la régulation de la motivation. Mentionnons brièvement que, selon les recherches, 80% des cas de DAH auraient une origine génétique et que les gènes impliqués seraient possiblement ceux qui agissent sur la dopamine, un neurotransmetteur très actif dans le cortex préfrontal et les "basal ganglia". Le Ritalin, efficace dans 70% à 90% des cas pour atténuer les symptômes du DAH, agit sur le transport et la capture de la dopamine. (Pour plus d'informations sur ces aspects, voir l'article original.)

    Le contrôle de soi, c'est-à-dire la capacité d'inhiber ou retarder sa réponse motrice (et peut-être émotionnelle) initiale à un événement constitue une base nécessaire pour la performance de toute tâche. En grandissant, les enfants développent la capacité de s'engager dans des activités mentales, appelées les fonctions exécutives, qui les aident à écarter les distractions, à se rappeler leurs buts et à franchir les étapes nécessaires pour les atteindre. Par exemples, pour atteindre un but au travail ou au jeu, il faut se rappeler le but, anticiper les étapes pour réaliser ce but, garder les émotions modérées et se motiver. Si une personne ne peut inhiber les pensées et impulsions qui interfèrent, aucune de ces fonctions ne peut être exécutée avec succès.

    Dans les premières années, les fonctions exécutives sont souvent effectuées de façon externe: les enfants se parlent tout haut en se rappelant une tâche ou en se questionnant. À mesure qu'ils prennent de la maturité, ils internalisent ces fonctions de telle sorte que nous ne pouvons connaître leurs pensées. Les enfants avec un DAH semblent développer plus tardivement le contrôle nécessaire pour inhiber la performance publique de ces fonctions exécutives.

    Les fonctions exécutives peuvent être groupées en quatre activités mentales:

    - La mémoire de travail: Elle consiste à maintenir les informations nécessaires à l'esprit pendant l'exécution d'une tâche. Elle permet de se rappeler le but, d'anticiper les étapes pour l'atteindre et d'imiter les comportements complexes et nouveaux des autres. Toutes ces habiletés sont déficientes chez les gens souffrant de DAH.

    - L'internalisation du langage dirigé vers soi-même: Avant l'âge de six ans, la plupart des enfants se parlent tout haut à eux-mêmes, se rappelant comment exécuter une tâche ou résolvant un problème ("Où ai-je mis ce livre?"). À l'école primaire, ce langage évolue pour devenir un marmonnement inaudible qui disparaît habituellement vers dix ans. Le langage interne qui s'adresse à soi-même permet de se faire des réflexions, de suivre les règles et les instructions, de se questionner afin de résoudre des problèmes et de se construire des métarègles (des règles pour utiliser les règles). Une recherche montre que l'internalisation du langage dirigé vers soi est retardé chez les garçons souffrant de DAH.

    - Le contrôle des émotions, de la motivation et de l'état d'activation: Ce contrôle aide à atteindre des buts en permettant de retarder ou d'altérer des réactions émotionnelles potentiellement distrayantes à un événement particulier et à générer des émotions et une motivation privées. La capacité de modérer les réactions immédiates permet des comportements plus acceptables socialement.

    - La reconstitution: Elle consiste à décomposer les comportements observés en petites unités et à les combiner en nouvelles actions non apprises antérieurement. Cette capacité permet la fluidité, la flexibilité et la créativité. Elle permet aux enfants, à mesure qu'ils gagnent de la maturité, de diriger leurs comportements sur des intervalles plus longs en combinant des chaînes plus longues de comportements. Certaines études mettent en évidence que les enfants souffrant de DAH sont moins capables de reconstitution que les autres.

    L'auteur suggère que, comme le langage dirigé vers soi-même, les trois autres fonctions exécutives deviennent internalisées durant le développement neurologique typique de l'enfance et que les enfants souffrant de DAH n'ont pas atteint cette habileté et manifestent ainsi trop de comportements et de langage externe. Il croit que l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité sont causés par leur difficulté à être guidés par des instructions internes et par leur inhabileté à refréner leurs comportements inappropriés.

    Si le DAH est une difficulté de l'inhibition comportementale qui retarde la capacité de privatiser et d'exécuter les quatre functions exécutives, un environnement structuré pourrait constituer un complément important à un traitement médicamenteux. Les enfants pourraient être aidés par l'utilisation de méthodes qui compensent pour la faiblesse des formes internes d'informations, de règles et de motivation: par exemples, leur fournir des conséquences à leurs actions plus fréquentes et immédiates, augmenter le nombre de directives et d'indices sur les règles et les intervalles de temps, anticiper les événements pour eux, décomposer les futures tâches en plus petites étapes et utiliser des récompenses immédiates artificielles.

    Hélène Lebel
    Psychologue, M.A.
    PsychoMédia Senc




  • Qu'est-ce que le trouble déficit de l'attention et/ou hyperactivité ?Les enfants, adolescents ou adultes qui souffrent de ce trouble présentent soit un déficit de l'attention, soit une hyperactivité et une impulsivité, mais le plus souvent les deux, de façon plus fréquente et plus sévère que ce qu'on observe habituellement dans leur groupe d'âge. Le diagnostic se fait souvent à l'âge scolaire alors que les symptômes nuisent à l'adaptation et atteindrait alors 3% à 5% des enfants. Plus jeunes, le diagnostic est difficile à poser, parce que les enfants sont moins astreints à des tâches demandant de la concentration et aussi parce que beaucoup d'enfants trop actifs ne développeront pas le trouble. Dans la majorité des cas, le trouble reste stable jusqu'au début de l'adolescence et s'atténue ensuite. Au début de l'âge adulte, une minorité rencontre encore les critères du trouble jusqu'au milieu de l'âge adulte alors que d'autres ne gardent que quelques symptômes. Voici les critères du DSM IV pour ce trouble.A. Présence soit de (1), soit de (2):(1) six des symptômes suivants d'inattention (ou plus) ont persisté pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté ou ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant: Inattention(a) souvent, ne parvient pas à prêter attention aux détails, ou fait des fautes d'étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d'autres activités(b) a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux(c) semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement(d) souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (cela n'est pas dû à un comportement d'opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes)(e) a souvent du mal à organiser ses travaux ou ses activités(f) souvent, évite, a en aversion, ou fait à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison)(g) perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (p.ex., jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils)(h) souvent, se laisse facilement distraire par des stimulus externes(i) a des oublis fréquents dans la vie quotidienne(2) six des symptômes suivants d'hyperactivité-impulsivité (ou plus)ont persisté pendantau moins 6 mois, à un degré qui est inadapté et ne correspond pas au niveau de développement de l,enfant:Hyperactivité(a) remue souvent les mains ou les pieds, ou se tortille sur son siège(b) se lève souvent en classe ou dans d'autres situations où il est supposé rester assis(c) souvent, court ou grimpe partout, dans des situations où cela est inapproprié (chez les adolescents ou les adultes, ce symptômes peut se limiter à un sentiment subjectif d'impatience motrice)(d) a souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir(e) est souvent "sur la brèche" ou agit souvent comme s'il était "monté sur ressorts"(f) parle souvent tropImpulsivité(g) laisse souvent échapper la réponse à une question qui n'est pas encore entièrement posée(h) a souvent du mal à attendre son tour(i) interrompt souvent les autres ou impose sa présence (p. ex., fait irruption dans les conversions ou dans les jeux)B. Certains des symptômes d'hyperactivité-impulsivité ou d'inattention ayant provoqué une gêne fonctionnelle étaient présents avant l'âge de 7 ans.C. Présence d'un certain degré de gêne fonctionnelle liée aux symptômes dans deux, ou plus de deux types d'environnement différents (p. ex., à l'école - ou au travail- et à la maison).D. On doit mettre clairement en évidence une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.E. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d'un trouble envahissant du développement, d'une schizophrénie ou d'un autre trouble psychotique, et ils ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex., trouble thymique, trouble anxieux, trouble dissociatif ou trouble de la personnalité). D'autres caractéristiques, ne servant pas à poser le diagnostic, sont souvent présentes, selon l'âge: une faible tolérance à la frustration, des accès de colère, de l'autoritarisme, de l'entêtement, une insistance fréquente et excessive à ce que les demandes soient satisfaites, une labilité de l'humeur, une démoralisation, une dysphorie, des réactions de rejet de la part des autres et une faible estime de soi. Ce trouble est souvent mal compris, le manque d'application pour les tâches étant souvent interprété comme de la paresse, un refus des responsabilités ou un comportement d'opposition. Les relations familiales sont souvent tendues, d'autant plus que les variations dans la symptomatologie font croire aux parents que la mauvaise conduite est délibérée. La symptomatologie a tendance à s'aggraver dans les situations qui demandent un effort intellectuel soutenu ou celles qui manquent d'attrait et de nouveauté. Référence:American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.




    Régime sans PhosphatesMon enfant est hyperactif



    Texte tiré d'un article de Tom Bloomer, président de l'Association suisse romande de parents d'enfants avec déficit d'attention et/ou d'hyperactivité (ASPEDAH)




    David n'arrive pas à rester tranquille. Il bouge, change constamment d'activité et saute du coq à l'âne tant dans ses conversations que dans ses actes. Cependant, quand quelque chose attire son attention, comme un jeu vidéo ou un nouveau jouet, il peut rester captivé pendant longtemps.
    Il vit dans un état d'intensité émotionnelle constante: quand tout va bien c'est la joie débordante, mais quand les choses tournent mal, c'est le désastre total.

    Il vit difficilement les changements et les surprises, il faut qu'il soit préparé longtemps à l'avance.
    Il est impulsif et impatient au-delà des normes de son âge.
    Il a une imagination sans limites, une créativité débordante.
    Il est très sensible à l'injustice, et souvent rempli de compassion.
    Il est très verbal, pour ne pas dire prolixe.
    Il a beaucoup de peine à comprendre et à respecter les normes de comportement et de la parole.
    David présente plusieurs caractéristiques des enfants hyperactifs.

    En raison de leur comportement, les enfants de la trempe de David sont souvent qualifiés de tourbillons, de mal élevés, de cas psychiatriques. Il arrive même qu'on propose de les interner. Les contacts sociaux, même avec la famille élargie, sont sérieusement limités. Certaines autorités scolaires ne veulent pas les accepter dans leur établissement. Les parents sont critiqués et se culpabilisent profondément. Les frères et soeurs sont soumis à des pressions insupportables, à cause du regard des autres, et parce que l'enfant hyperactif focalise toute l'attention de ses parents.
    Des études récentes ont mis en évidence que beaucoup d'enfants présentant ces troubles sont atteint du THADA (troubles d'hyperactivité avec déficit d'attention). Pour ces dernier, l'équilibre chimique du cerveau a été troublé dès la naissance ou même avant, ce syndrome étant héréditaire. Leurs neurones de transmissions responsables de la concentration de fonctionnent pas.
    Malheureusement, il est très difficile de diagnostiquer cette maladie. Par exemple, ces enfant sont facilement impressionnés par l'autorité masculine et par des situations nouvelles; ainsi de nombreux parents ont été dépités de voir leur "p'tit affreux" sage comme une image face au pédiatre! D'autre part, certains enfants, surtout les filles, peuvent souffrir d'un déficit d'attention sans pour autant être hyperactifs. Ces enfants captent tous les signaux sensoriels simultanément sans pouvoir les trier comme il faut. Ils ont l'air distraits, dans la lune, etc. Certaines filles ont même été qualifiées d'attardées mentales; mais, après avoir été traitées pour le déficit d'attention, elles on pu dépasser la moyenne de leurs classes.
    On estime que 5 à 10 % des enfants (certains médecins américains vont jusqu'à 20%) sont atteint du THADA. La cause de leur comportement dérangé (et dérangeant!) est physique et non pas psychologique ou spirituelle. Bien sûr, quand l'enfant commence à comprendre qu'il est différent des autres, qu'il dérange, qu'il n'est pas invité comme ses copains d'école, quand il vit des échecs et des rejets presque tout les jours, cela entraîne des conséquences psychologiques et parfois même spirituelle.
    Traitement
    L'hyperactivité en elle-même peut avoir plusieurs causes, par exemple d'ordre neurologique ou psychologique. Ainsi, le divorce ou la mort d'un proche peut gravement déséquilibrer le comportement d'un enfant. C'est pour cela que le pédiatre de l'enfant, et parfois un pédopsychiatre, devrait normalement être consulté, avec les parents et éventuellement les enseignants. Une fois que les possibilités de troubles psychologiques et neurologiques sont écartées, et si le diagnostic du THADA est établi, un traitement multidimensionnel doit être mis sur pied. Ce traitement inclut parfois des médicaments, mais doit également englober une aide de la part du personnel enseignant, des proches, et surtout des parents. Tous ceux qui ont à faire avec l'enfant doivent comprendre qu'il n'est pas simplement "caractériel", ou "difficile", mais qu'il à un syndrome physique que l'on peut appaiser par des stratégies concrètes à l'école et à la maison

    Il n'y a pas encore de thérapies pour soigner le THADA, mais des traitements palliatifs. Pour certains enfants, un régime alimentaire strict proscrivant les phosphates peut s'avérer très utile. Pour d'autres, il existe un traitement à base de Ritaline qui élimine la plupart des symptômes pendant une période limitée
    Dès la page suivante, vous en saurez plus sur le régime sans phosphates.




    Régime sans Phosphates
    Aliments à Eviter
    Aliments à éviter

    PAINS & PATISSERIES
    Toutes les pâtisseries fines. 
    Pain aux grains complets, y compris pain croustillant.
    Pain blanc et petits pains, quand on n'en connaît pas exactement les ingrédients.
    Pâte à gâteau congelées, farines pour gâteau prêtes à l'emploi.
    Gâteaux et petits pains précuits.
    Noix: voir sous "divers".
    Poudre à lever contenant du phosphates (ce qui est presque toujours le cas).


    VIANDES

    Viandes: Toutes les saucisses et charcuteries fabriquées avec des polyphosphates, telles que saucisses fraîches, jambon cuit, fromage de viande, rôtis hachés, rôtis farcis. (La mention sur l'emballage devrait en être obligatoire).
    Abats tels que: rognons, foie, cervelle, ris de veau.
    Bouillon de viande bouillie, consommés.


    POISSONS

    Bâtonnets de poisson panés et surgelés.
    Autres conserves de poisson et poissons séchés.


    PRODUITS LAITIERS ET GRAISSE

    Lait, même en petite quantités.
    Lait caillé et yoghourt avec additifs.
    Fromage fondus et à cuire.
    Eviter tous les plats au quark et les soufflés qui contiennent trop d'oeufs, de lait et de fromage.
    Fondues et raclettes qui représentent un trop grand apport de fromage en une fois.
    Poudre de lait, également dans les aliments prêts à consommer.
    Margarines (à cause de leur émulsifiants).
    Glaces industrielles.

    OEUFS

    Jaune d'oeuf, sauf un par jour maximum (à cause de sa lécithine)


    LEGUMES & FRUITS

    Champignons.
    Légume de maïs.
    Fèves de soya et produits au soya.
    Légumineuses (pois, cassoulets, fèves et lentilles)
    Tous les agrumes sont déconseillés, sauf en quantité minime, à cause de leur acide citrique.



    HYDRATES DE CARBONES

    Tous les mets à l'avoine.
    Tous les flocons de céréales et le birchermuësli, sauf s'il est fait avec des flocons de millet.
    Le riz "parboiled" (riz traité incollable).
    Les poudres à pouding solubles à froid
    Les amidons instantanés (amidons phosphatés, soluble à froid).
    Glucose


    BOISSONS

    Tous les jus d'agrumes.
    Toutes les boissons à base de jus de fruits ou de Cola à cause de leur teneur en acides phosphorique et/ou citrique.
    Toutes les boissons instantanées, également à base de lait.
    Café de malt. Boissons alcoolisées, même la bière de malt.


    DIVERS

    Toutes les sortes de noix, ainsi que les préparations comme nougat, pâtes aux noix, entre autres.
    Châtaignes et purée de marron.
    Amandes, pop-corn.
    Tous les aliments contenant du cacao ou du chocolat.
    Mayonnaise, sauces, soupes et crèmes instantanées, Ketchup.




    Régime sans Phosphates
    Aliments Autorisés
    Aliments autorisés

    PAINS & PATISSERIE

    Pain bis, pain blanc, petits pains et pâtisserie fine, s'ils sont fabriqués avec de la levure ou de la poudre à lever au tartre, sans Lécithine ni poudre de lait. 
    Pâtes à crêpes, à choux, pâte brisée et pâte sucrée à tarte (sans poudre à lever).
    Dans les biscuits, remplacer les noix et noisettes par de la noix de coco râpée, du citronat, de l'orangeat ou des raisins secs.

    Autres levains permis: pâte acide, potasse, carbonate d'ammonium, poudre à lever tartrique.




    VIANDES

    Viande fraîche et congelée de tous genres, également salée et fumée.
    Volaille, gibier, aussi congelés.
    Saucisses dure telles que salami, viande fumée, jambon cru, viande séchée des Grisons, après contrôle.
    Lard et toutes autres graisses animales. A l'occasion et sans exagération, petites saucisses à l'albumine du lait, quand la composition en est indiquée sur l'emballage.


    POISSONS

    Poissons et crustacés frais ou congelés.
    Sardines à l'huile et autres poissons conservés à l'huile


    PRODUITS LAITIERS ET GRAISSE
     
    Beurre
    Toutes les huiles et graisses végétales.



    OEUFS

    Blanc d'oeufs, à volonté.
    Jaune d'oeuf, au maximum un par jour dans les mets.


    LEGUMES ET FRUITS

    Tous les légumes (voir exceptions) ainsi que les légumes surgelés et en conserve.
    Salades (avec sauce maison).
    Pommes de terre, très recommandées (purée maison au beurre, à l'eau, mais pas au lait).
    Pois verts et haricots en quantités très modérées.
    Fruits (pommes, poires, prunes, fruits estivaux, etc.) comme dessert.
    Conserves de fruits sans leur sirop.
    Marmelades et miel à tartiner.

    HYDRATES DE CARBONE

    Riz (non traité "Incollable"), tapioca ou manioc.
    Farine de Riz et Fécule de p.d.t.
    Pâtes à la semoule de blé dur sans oeufs.
    Fécule de riz et de p.d.t.
    Sucre de canne, de betterave et cassonnade en quantité restreinte.
    De préférence sucre de fruits (fructose)


    BOISSONS

    Eau minérale et eau potable ordinaire.
    Tous les thés et tisanes
    Jus de pommes, de cerises et groseilles dilués à l'eau.


    DIVERS

    Noix de coco râpée.
    Gommes à la pâte de fruit sans acide citrique.
    Chocolat au riz soufflé, en très petites quantités.
    Tous les condiments
    Moutarde, vinaigre de vin.
    Aromates, gélatine, saccharine.
    Mayonnaise maison.




    pourquoi le vinaigre de vin est utile ?Explications du régime
    et pourquoi le vinaigre de vin est utile


    Les textes suivants sont tirés du livre "La drogue cachée". Renseignements ici.


    Le régime pauvre en phosphate est la base des mesures préventives. Il réduit la proportion des additifs phosphatés qui ont été introduit dans la nourriture depuis une centaine d'années, et en particulier depuis les années 60; ces phosphates alimentaires sont physiologiquement superflus et nuisibles.



    Le vinaigre, substance physiologique, agit comme les sels minéraux du médecin hongrois G. Fazekas qui, en les utilisants activaient le système hormonal dépendant de l'hypophyse. Pris durant des semaines, voire des mois, le vinaigre produit un effet suppresseur de la maladie; on peut donc admettre qu'à partir de la première impulsion ainsi reçue le système hormonal se met à agir de façon autonome...
    En mesurant le pH de la salive (entre 5.5 - 9.0, avec le papier indicateur), à jeun le matin, on contrôle l'équilibre acide-base de l'organisme et l'effet du vinaigre est objectivé. Le vinaigre rétablit l'équilibre entre acides acétiques et lactique, d'une part, et les acides du cycle de l'acide citrique, d'autre part.


    L'action combinée du vinaigre et de la diète appropriée est frappante: les sujets atteints du THADA se sentent tellement mieux, physiquement et sujectivement, qu'il faut vraiment se donner la peine de cuisiner de façon adéquate.




    RITALINE ou Régime alimentaire ?INFOS MEDICALES>>pathologies - sommaire

    Informations sur la Ritaline
    LE MOMENT EST ARRIVE DE SE PREOCCUPER DE NOS ENFANTS
    TRAITES A LA RITALINE.
    SAVIEZ-VOUS QUE LA RITALINE EST PLUS FORTE QUE LA COCAÏNE ?

    MÉDICAMENTS. Une étude montre que le nombre de patients, surtout des enfants, a presque quintuplé en quatre ans dans le canton de Neuchâtel. Article publié par le Courrier
    Article publié par le Courrier
    Substance dangereuse, la ritaline Par Corinne Leboissard
    Le régime peut éviter d'avoir recours à la Ritaline Par Jame E.Brody
    Informations sur la Ritaline publiée dans le Compendium

    MÉDICAMENTS. Une étude montre que le nombre de patients, surtout des enfants, a presque quintuplé en quatre ans dans le canton de Neuchâtel

    La Ritaline, médicament utilisé pour traiter les troubles de l'attention et l'hyperactivité, est prescrite de plus en plus souvent en Suisse. Une étude réalisée dans le canton de Neuchâtel à la demande de la Confédération montre que la quantité totale prescrite dans ce canton a pratiquement été multipliée par sept entre 1996 et 2000. La très grande majorité des patients sont des enfants de cinq à 14 ans.

    Le méthylphénidate (Ritaline), stimulant du système nerveux central pharmacologiquement proche des amphétamines, est surtout utilisé pour traiter des troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité (THADA) chez les enfants.

    Aux Etats-Unis, où ce médicament est le plus largement administré, un éventuel risque de surdiagnostic de troubles de l'attention associé à une prescription exagérée de médicaments a suscité certaines inquiétudes.
    Afin d'en savoir davantage sur la situation en Suisse, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a chargé le pharmacien cantonal neuchâtelois d'analyser toutes les prescriptions de méthylphénidate destinées à des patients de ce canton entre 1996 et 2000. Cette étude, publiée dans le dernier bulletin de l'OFSP, montre que l'utilisation de la Ritaline a fortement augmenté ces dernières années.

    La quantité annuelle totale y est passée de 224 grammes à 1,769 kilo entre 1996 et 2000, soit une progression de 690%. Quant au nombre de patients pour lesquels ce médicament a été prescrit au moins une fois, il est passé de 76 à 433, ce qui représente une augmentation de 470%.

    PLUS DE GARÇONS : La grande majorité des prescriptions est destinée à des enfants de cinq à 14 ans. En 1996 et 1997, près de 60% de la population traitée se situait dans cette classe d'âge et le taux s'est élevé à 80% de 1998 à 2000. A cette date, les garçons (81% de l'ensemble des enfants traités) étaient toujours beaucoup plus nombreux à recevoir le médicament que les filles (19%), même si la proportion des ces dernières a augmenté ces dernières années. Les doses administrées ne sont en général pas très élevées.

    En moyenne annuelle, plus de la moitié des patients a pris moins de dix milli-grammes par jour (un comprimé). Toutefois, on constate là aussi une augmentation. Ainsi, la proportion des patients ayant reçu un à deux comprimés par jour est passée de 20% en 1996 à 31,2% en 2000. Dans la population des cinq à quatorze ans, le taux a passé de 27,5 à 32,6%.

    PAS NÉCESSAIRE POUR TOUS : La prévalence du THADA généralement admise par les scientifiques est de 5 à 10% des enfants. Avec 2,87% de garçons et 0,7% de filles, le nombre d'enfants traités avec de la Ritaline dans le canton de Neuchâtel est inférieur. Toutefois, il y a peut-être lieu de se préoccuper de ces chiffres car ils sont encore en progression, relève l'OFSP en précisant que la tendance générale est analogue dans la plupart des autres cantons que Neuchâtel. C'est d'autant plus le cas que tous les enfants présentant un trouble de ce type n'ont pas besoin d'un traitement médicamenteux avec des stimulants. 20 à 30% n'y répondent d'ailleurs pas.


    AP Le Courrier
    Substance dangereuse: la ritaline

    Alertée par l'augmentation de prescription de la Ritaline, j'ai récemment fait part de mon inquiétude aux députés neuchâtelois sur l'augmentation alarmante de la prescription de la Ritaline dans ce canton. J'ai pu voir, à la lecture de la presse, que certains parlementaires avaient réagi, eux aussi inquiets.

    Je constate de plus en plus dans le cadre de ma profession (je suis enseignante) que parents et enseignants ne sont que rarement informés des effets secondaires notoires de la Ritaline. De plus, on ne leur révèle pas on plue que l'Association américaine de psychiatrie a inventé, en 1980, le désordre de déficit d'attention puis le syndrome d'hyperactivité sur des critères de comportement subjectifs.

    Il est dès lors inadmissible que la Ritaline, classée comme stupéfiant dans le Compendium suisse des médicaments et considérée plus puissante que la cocaïne (source : le Journal de l'association américaine de médecine), soit administrée de façon si généralisée à des enfants sur la base d'une " maladie " inexistante.

    Les troubles de comportement et d'apprentissage peuvent avoir d'autres origines comme les allergies, carences alimentaire, mauvaise nutrition, problèmes d'éducation, etc. C'est donc un leurre de promouvoir ce type de substances dangereuses comme unique solution et qui plus est, se prescrit sur la base d'une maladie qui n'en est pas une. Ceci profite-il donc à certains?

    Corinne Leboissard, 22 avril 2002, Le Courrier, rubriques courrier des lecteurs, Genève




    Le régime peut éviter d'avoir recours à la Ritaline -
    par Jame E.Brody

    Ma belle-soeur, Cindy Brody, était convaincue que de grandes quantités de nourritures sucrées avaient transformé Sam, son fils d'un tempérament sinon normalement actif, en un animal sauvage et agressif et ce, bien que des études ciblées n'aient pas conclu à une relation entre le sucre et l'hyperactivité. Après observation minutieuse, Cindy réalisa que le sucre n'était pas le coupable, c'était plutôt le chocolat qui rendait Sam hors contrôle.

    Depuis un quart de siècle maintenant, les parents d'hyperactifs sont montés au front, et ont incessamment clamé que divers aliments, ainsi que les additifs alimentaires étaient la cause du syndrome maintenant connu sous le nom de " Hyperactivité " ou de " déficit d'attention " ou " THADA ". Et à chaque fois, diverses organisations de la santé, renforcées par d'innombrables études superficiellement effectuées, ont réfuté ces assertions.
    Les enfants souffrant de ce syndrome sont difficiles à vivre, perturbant tant à la maison qu'à l'école, et souvent leur scolarité est catastrophique. Les symptômes les plus importants sont une difficulté de concentration, de très courts moments d'attention, de constantes distractions, une activité et une impulsivité excessives. La grande majorité des enfants diagnostiqués " hyperactifs " sont mis sous Ritaline (methylphenidate), un stimulant qui a l'effet paradoxal de les calmer et de les aider à mieux se concentrer et se focaliser sur leurs activités. Les prescriptions de Ritaline aux enfants sont montées en flèche durant les dernières décennies, augmentant de deux fois et demi dans les cinq premières années 1990.

    La Ritaline est-elle la seule solution?

    Alors que la Ritaline est très efficace et aide, souvent de façon très significative, 70 à 90 % des enfants souffrant de ce syndrome, de plus en plus de questions se posent quant à son utilisation à long terme et les abus occasionnels qui en découlent, ses effets secondaires ainsi que les effets négatifs possibles et encore inconnus sur les enfants qui en prennent depuis plusieurs années.

    Plusieurs estimations maintiennent que 3 à 5 % des écoliers ont ce syndrome, affectant deux fois plus les garçons que les filles. Mais dans certaines écoles, au moins 20 % des garçons de degrés supérieurs sont sous Ritaline. Ce traitement est critiqué, dans le sens que de nombreux garçons montrant une activité et agressivité normales (générées par de la testotérone ?) sont improprement diagnostiqués " hyperactifs " et soignés avec une substance qui peut à la longue leur faire plus de mal que de bien.

    Très préoccupé par les questions insistantes soulevées concernant les effets bénéfiques d'un régime sur le comportement, le Centre pour la Science d'Intérêt Public, un groupe de loi sur la nutrition, a repris avec un regard nouveau et pointu les études qui explorent les divers facteurs de nutritionnels du THADA et a remis en cause les assertions données par les autorités en matière de santé, qui stipulaient qu'il y avait peu ou pas de preuves étayant une telle relation.

    Un nouveau rapport, issu cette semaine, a révisé 23 des meilleures études conduites depuis le milieu des années 70, et également révisé les déclarations publiques de l'Administration de la Nutrition et des Drogues, de l'Académie américaine des Pédiatres, du Conseil International d'Information sur la Nutrition et du Conseil Américain de Science et Santé entre autres.
    Ce rapport conclut que, de toute évidence, pour certains enfants, des désordres de comportement sont causés ou aggravés par certains additifs alimentaires, par les colorants artificiels, par les aliments eux-mêmes, ou une combinaison d'aliments.

    Dans les 17 des 23 études faites, des améliorations de comportement ont été notées, après que les régimes des enfants aient été modifiés. Onze autres études, d'un ordre plus général ont montré des améliorations encore plus notables avec des régimes stricts.

    Le Centre, ainsi qu'un groupe de médecins et de scientifiques qui partageaient cette conclusion, ont pressé le Département de la Santé et des Services à l'Humanité d'aviser les parents et les professionnels de la santé d'essayer de changer les régimes des enfants souffrant du THADA, avant de les mettre sous drogues stimulantes (Ritaline ou amphétamines), qui pouvaient causer des pertes d'appétit et de poids, de l'insomnie, des maux d'estomac et, dans quelques rares cas, des tics. Les signataires de la pétition ont également exprimé leur inquiétude quant aux résultats d'une étude de laboratoire qui avait décelé une augmentation de tumeurs du foie sur des souris (mais par sur les rats), à qui avaient été inoculées des doses de Ritaline, doses guère plus élevées que celles données aux enfants.

    Le Centre a aussi demandé au Département de la Santé et des Services à l'Humanité de cautionner de nouvelles études pour approfondir la relation entre régimes et comportement des enfants, et a prié l'Administration de la Nutrition et des Drogues d'effectuer des tests sur le comportement pouvant être modifié par certains additifs alimentaires.

    L'année passée, une conférence instituée par les Instituts Nationaux de la Santé a noté dans son rapport final que " quelques stratégies d'élimination par le régime ont montré des résultats intrigants, suggérant de futures recherches " mais a néanmoins omis d'inclure le régime dans ses recommandations pour la recherche.

    Le rapport suggère qu'entretemps, l'industrie alimentaire se retienne d'utiliser des additifs suspects et que le gouvernement " considère le bannissement des colorants synthétiques dans la nourriture et les produits largement consommés par les enfants ", tels que gâteaux, bonbons, céréales sucrées pour le petit-déjeuner, pilules vitaminées, drogues et dentifrices.

    Cela vaut-il la peine d'essayer un régime?

    Bien que seul un pourcentage d'enfants souffrant de ce syndrome est supposé bénéficier de manière significative de ces changements alimentaires, le nouveau rapport insiste auprès des parents, afin qu'ils essaient ce changement de régime avant de se tourner vers les drogues. Les enfants souffrant d'asthme, d'eczéma ou d'urticaire sont tout spécialement enclins à en bénéficier, d'après plusieurs recherches.

    Contrôler le comportement par le biais d'un régime implique de premièrement identifier, et ensuite supprimer les aliments ou éléments chimiques de la nourriture de l'enfant qui semblent causer le comportement non désiré. La tâche n'est pas aisée, mais a été menée avec succès pour de nombreux enfants souffrant d'allergies alimentaires. Il y a diverses manières d'approcher le problème. Une est de commencer avec des aliments vraiment basiques qui sont hors de tout soupçon, de réintroduire ensuite un à la fois des aliments suspects pendant quelques jours, et d'enregistrer scrupuleusement les résultats. Une autre manière est d'éliminer un aliment ou une substance suspects un par un et de voir si il y a une amélioration.

    Les substances qui ont été le plus souvent soupçonnées d'aggraver les symptômes du THADA incluent les colorants artificiels et les arômes; des aliments contenant naturellement des salicylates comme les haricots, les cerises et les tomates; et les aliments qui causent parfois des réactions allergiques comme le lait, le blé et le maïs. Certains enfants peuvent aussi réagir au chocolat.

    Les parents, et les enfants s'ils sont assez âgés, devront devenir d'avides lecteurs d'étiquettes, afin de détecter les aliments agressant. Et bien sûr, tenir un enfant loin de la nourriture à problèmes peut être une tâche dantesque, surtout si l'enfant mange à l'école ou chez d'autres personnes. De plus, des enfants peuvent subir des moqueries à cause des restrictions de leur régime; d'autres peuvent se rebeller d'être privés de ce qu'ils aiment manger.

    Mais d'un autre côté, comme le dit ce garçon de 11 ans " je préfère me différencier par ce que je mange plutôt que par mon comportement! ".

    Article paru dans THE NEW YORK TIMES du 2 novembre 1999
    Sous titre de " Diet Change May Avert Need for Ritalin " par Jane E.Brody




    >>>>>Tout sur la Ritaline; enfin, tout ce que la médecine officielle, peut, ose ou veut dire; donc fort probablement pas tout.

    mcs

    RITALINE 10 mg comprimés
    Introduction dans BIAM : 19/9/1996
    Dernière mise à jour : 26/4/2001


    Identification de la spécialité
    Présentation et Conditionnement
    Composition
    Propriétés Thérapeutiques
    Indications Thérapeutiques
    Effets secondaires
    Précautions d'emploi
    Contre-Indications
    Surdosage
    Voies d'administration
    Posologie et mode d'administration
    Identification de la spécialité

    Forme : COMPRIMES
    Usage : adulte, enfant + de 6 ans
    Etat : commercialisé
    Laboratoire : NOVARTIS PHARMA
    Produit(s) : RITALINE

    Evénements :

    octroi d'AMM 31/7/1995
    publication JO de l'AMM 27/10/1995
    mise sur le marché 23/9/1996
    rectificatif d'AMM 20/12/1999
    Présentation et Conditionnement
    Numéro AMM : 339294-0
    3 plaquette(s) thermoformée(s) 10 unité(s) PVC/PE/PVDC/alu blanc
    Evénements :

    inscription SS 17/8/1996
    agrément collectivités 22/9/1996

    Lieu de délivrance : officine et hôpitaux
    Etat actuel : commercialisé
    Conservation (dans son conditionnement) : 36 mois
    EVITER L'HUMIDITE
    CONSERVER A TEMPERATURE < 30 DEGRES

    Régime : stupéfiants
    Réglementation des prix :
    remboursé 65 %
    Prix Pharmacien HT : 33.22 F
    Prix public TTC : 47.50 F
    TVA : 2.10 %

    Composition
    Expression de la composition : PAR UNITE DE PRISE
    Principes actifs

    METHYLPHENIDATE CHLORHYDRATE 10 mg
    Principes non-actifs

    AMIDON DE BLE excipient
    LACTOSE excipient
    PHOSPHATE DE CALCIUM excipient
    TALC excipient
    GELATINE excipient
    STEARATE DE MAGNESIUM excipient
    Propriétés Thérapeutiques

    PSYCHOSTIMULANT (SYMPATHOMIMETIQUE D'ACTION CENTRALE) (principale)
    Bibliographie : Classe ATC : N06B-A04.
    Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central. Il
    augmenterait la concentration des monoamines (dopamine et
    noradrénaline) dans la fente synaptique. La relation entre ce mode
    d'action et l'effet clinique chez l'homme n'est pas encore
    complètement élucidée, mais on suppose que l'effet est dû à
    l'activation de la formation réticulée du tronc cérébral, ainsi que
    du cortex.

    *** Propriétés Pharmacocinétiques :

    >Absorption :
    Après administration orale, le méthylphénidate est absorbé
    rapidement et presque complètement. Compte tenu d'un important effet
    de premier passage hépatique, la biodisponibilité systémique
    n'atteint qu'environ 30 % (11 à 51 %) de la dose. La prise
    concomitante de nourriture accélère l'absorption mais n'a aucune
    influence sur la quantité absorbée. Des concentrations plasmatiques
    maximales d'environ 40 nmol/l (11 ng/ml) en moyenne sont atteintes 2
    heures après l'administration de 0,30 mg/kg.
    Cependant, les concentrations plasmatiques maximales varient
    notablement d'une personne à l'autre. Les aires sous la courbe des
    concentrations plasmatiques (ASC) ainsi que les concentrations
    plasmatiques maximales sont proportionnelles à la dose administrée.

    >Distribution :
    Dans le sang, le méthylphénidate et ses métabolites se répartissent
    entre le plasma (57 %) et les érythrocytes (43 %). Le
    méthylphénidate et ses métabolites ont un taux de liaison protéique
    peu élevé (environ 15 %). Le volume de distribution apparent du
    méthylphénidate est d'environ 1 à 3 l/kg.

    >Biotransformation :
    La biotransformation du méthylphénidate est rapide et extensive. Les
    concentrations plasmatiques maximales du métabolite principal
    désestérifié, l'acide a-phényl 2-pipéridine acétique, sont atteintes
    environ 2 heures après l'administration de méthylphénidate et sont
    environ 50 fois plus élevées que celles de la substance inchangée.
    La demi-vie de l'acide a-phényl 2-pipéridine acétique est environ
    deux fois supérieure à celle du méthylphénidate et la clairance
    systémique moyenne est de 0,17 l/h/kg. Les métabolites hydroxylés
    (hydroxyméthylphénidate et acide hydroxyritalinique notamment) ne
    sont décelables qu'en faibles quantités. L'activité thérapeutique
    semble due essentiellement à la substance inchangée.

    >Elimination :
    La demi-vie d'élimination plasmatique moyenne du méthylphénidate est
    de 2 heures et la clairance systémique moyenne est de 10 l/h/kg.
    Après administration orale, environ 90 % de la dose est excrétée
    dans les urines et environ 1 % dans les fèces sous forme de
    métabolites, et ce, en 48 à 96 h. On ne retrouve que de faibles
    quantités de méthylphénidate inchangé dans les urines ( < 1%). La
    majeure partie de la dose est excrétée dans les urines sous forme
    d'acide a-phényl 2-pipéridine acétique (60 à 90 %).

    >Données de Sécurité précliniques :
    Le méthylphénidate est vraisemblablement sans effet sur la
    fertilité, mais le potentiel tératogène n'a pas été clairementétabli.
    Des études in vitro ont démontré l'existence d'un potentiel
    clastogène mais ceci n'a pas été confirmé par un test in vivo
    (micronucleus).
    La recherche du potentiel cancérogène chez l'animal a permis de
    montrer l'absence d'effet cancérogène du méthylphénidate chez le rat
    et un effet cancérogène hépatique chez la souris survenant à doses
    hépatotoxiques sous forme d'adénomes hépatocellulaires et de
    carcinomes chez les animaux des 2 sexes, et d'hépatoblastomes chez
    la souris mâle. Les données disponibles, en particulier les niveaux
    d'exposition, ne permettent pas d'extrapoler ce risque
    hépatocellulaire cancérogène à l'homme sans toutefois l'exclure
    formellement.

    >Indications Thérapeutiques :
    1/ Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez
    l'enfant de plus de six ans, sans limite supérieure d'âge.
    La prescription est basée sur un diagnostic clinique :
    . établi sur l'évaluation par plusieurs intervenants (parents,
    éducateurs, médecins) de l'intensité et du caractère invalidant des
    troubles de l'attention, de l'impulsivité et de l'hyperactivité de
    l'enfant et confirmé par un examen neuropsychologique.
    Il n'existe pas de test diagnostique unique de ce syndrome
    d'étiologie inconnue. Pour l'établissement d'un diagnostic
    approprié, il convient de faire appel à des critères médicaux,
    psychologiques ainsi qu'à une évaluation du retentissement scolaire
    et familial.

    Les caractéristiques les plus fréquemment rencontrées incluent :
    manque d'attention soutenue, incapacité à se concentrer, instabilité
    émotionnelle, impulsivité, hyperactivité modérée ou sévère. Des
    signes neurologiques (légers) non localisés, des difficultés
    d'apprentissage et un EEG anormal peuvent exister ; la présence d'un
    dysfonctionnement du système nerveux central est diagnostiquée dans
    certains cas.

    Le diagnostic ne doit pas être posé de façon définitive si les
    symptômes sont récents. Il doit se fonder sur une anamnèse et une
    évaluation complète et non pas seulement sur la présence d'une ou
    plusieurs de ces caractéristiques chez l'enfant.

    Le traitement médicamenteux n'est pas indiqué pour les sujets
    atteints de ce syndrome. Les psychostimulants ne conviennent pas aux
    enfants présentant des symptômes dus à des facteurs environnementaux
    et/ou à des troubles psychiatriques primaires, psychose incluse. Si
    les seules mesures correctives s'avèrent insuffisantes, la
    possibilité de prescrire un psychostimulant sera étudiée en fonction
    de la chronicité et de la sévérité des symptômes chez l'enfant.
    2/ Narcolepsie avec ou sans cataplexie, en cas d'inéfficacité du
    modafinil chez l'adulte et chez l'enfant de plus de 6 ans.

    SYNDROME HYPERKINETIQUE INFANTILE

    NARCOLEPSIE
    Effets secondaires

    NERVOSITE (FREQUENT)
    Condition(s) Exclusive(s) :
    DEBUT DE TRAITEMENT

    Cet effet se produit en début de traitement. Pour le contrôler, il
    suffit en général de réduire la dose et de ne pas administrer les
    comprimés l'après-midi ou le soir.

    INSOMNIE (FREQUENT)
    Condition(s) Exclusive(s) :
    DEBUT DE TRAITEMENT

    Cet effet se produit en début de traitement. Pour le contrôler, il
    suffit en général de réduire la dose et de ne pas administrer les
    comprimés l'après-midi ou le soir.

    ANOREXIE (FREQUENT)
    Diminution de l'appétit, passagère dans la plupart des cas.

    CEPHALEE (RARE)

    SOMNOLENCE (RARE)

    VERTIGE (RARE)

    DYSKINESIE (RARE)

    TROUBLE DE L'ACCOMMODATION (RARE)

    FLOU VISUEL (RARE)

    EXCITATION PSYCHOMOTRICE (TRES RARE)

    CRISE CONVULSIVE (TRES RARE)

    CRAMPE (TRES RARE)

    MOUVEMENT CHOREOATHETOSIQUE (TRES RARE)

    TICS (TRES RARE)
    Ou exacerbation de la symptomatologie chez les patients déjà
    atteints de tics et de la maladie de Gilles de la Tourette.

    PSYCHOSE (EXCEPTIONNEL)
    Psychose toxique s'accompagnant parfois d'hallucinations visuelles
    et tactiles.

    DEPRESSION (EXCEPTIONNEL)
    Etat dépressif passager avec idées suicidaires.

    TROUBLE DIGESTIF

    DOULEUR ABDOMINALE (RARE)
    Condition(s) Exclusive(s) :
    DEBUT DE TRAITEMENT

    Apparaît en début de traitement et peut être soulagé par la prise
    concomitante de nourriture.

    NAUSEE (RARE)
    Condition(s) Exclusive(s) :
    DEBUT DE TRAITEMENT

    Apparaît en début de traitement et peut être soulagé par la prise
    concomitante de nourriture.

    VOMISSEMENT (RARE)
    Condition(s) Exclusive(s) :
    DEBUT DE TRAITEMENT

    Apparaît en début de traitement et peut être soulagé par la prise
    concomitante de nourriture.

    SECHERESSE DE LA BOUCHE (RARE)

    TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (RARE)

    HEPATITE (RARE)
    Parfois sévère.

    TROUBLE CARDIOVASCULAIRE

    TACHYCARDIE (RARE)

    PALPITATION (RARE)

    ARYTHMIE (RARE)

    HYPERTENSION ARTERIELLE (RARE)
    Variation de la tension artérielle, en général dans le sens d'une
    augmentation.

    REACTION D'HYPERSENSIBILITE

    ERUPTION CUTANEE (RARE)

    PRURIT (RARE)

    URTICAIRE (RARE)

    FIEVRE (RARE)

    DOULEUR ARTICULAIRE (RARE)

    TOXICITE CUTANEOMUQUEUSE (RARE)
    Atteinte des phanères.

    ALOPECIE

    PURPURA THROMBOPENIQUE (TRES RARE)

    DERMATITE EXFOLIATRICE (TRES RARE)

    ERYTHEME POLYMORPHE (TRES RARE)

    LEUCOPENIE (TRES RARE)

    THROMBOPENIE (TRES RARE)

    ANEMIE (TRES RARE)

    RETARD DE CROISSANCE
    Condition(s) Exclusive(s) :
    ENFANT
    TRAITEMENT PROLONGE

    Lors de traitements prolongés chez l'enfant, ralentissement modéré
    de la prise de poids et/ou léger retard de croissance, d'évolution
    favorable à l'arrêt du traitement.
    Précautions d'emploi

    MISE EN GARDE

    - Enfant :
    Pour le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez
    l'enfant, le méthylphénidate ne devra être prescrit qu'après avoir
    formellement établi le diagnostic.

    - Affection cardiovasculaire sévère :
    La prescription dans le cadre de la narcolepsie avec ou sans
    cataplexie, s'effectue en 2ème intention après échec d'un traitement
    bien conduit par modafinil.
    Il conviendra dans cette indication (narcolepsie) de bien évaluer le
    bénéfice/risque et d'éliminer toute affection cardio-vasculaire
    sévère avant prescription chez l'adulte et à fortiori chez le
    patient âgé;
    La prudence s'impose en cas d'insuffisance coronarienne sous toutes
    ses formes.

    - Risque hépatique cancérogène :
    Les données disponibles ne permettent pas d'exrapoler le risque
    hépatique cancérogène, observé avec le méthylphénidate chez
    l'animal, à l'homme sans toutefois l'exclure formellement. Il
    appartient au prescripteur d'évaluer au mieux le bénéfice lors de
    l'instauration et en cours de traitement, en fonction de ce risque
    potentiel, et de prendre en compte le peu de données à long terme.

    - Dépressions :
    Le méthylphénidate ne convient pas au traitement des dépressions
    sévères qu'elles soient d'origine exogène ou endogène.

    EPILEPSIE
    Administrer le méthylphénidate avec précaution chez les sujets
    souffrant d'épilepsie. En cas d'augmentation de la fréquence des
    crises, le traitement doit être arrêté.

    HYPERTENSION ARTERIELLE
    Des contrôles de la tension artérielle devront être effectués
    régulièrement : la prudence s'impose notamment chez les sujets
    atteints d'hypertension.

    TRAITEMENT PROLONGE
    Un ralentissement staturo-pondéral modéré peut être observé lors de
    l'utilisation de psychostimulants au long cours chez l'enfant, sans
    que le mécanisme précis en ait été clairement établi. D'après les
    données disponibles, cet éventuel retard serait compensé à l'arrêt
    du traitement sans répercussion sur la taille définitive. Des
    périodes d'arrêt de traitement, notamment pendant les périodes
    scolaires, sont très fortement recommandées.

    INSTABILITE PSYCHIQUE
    L'abus chronique du méthylphénidate peut entraîner une accoutumance
    marquée et une dépendance psychique. L'usage du produit doit donc
    être prudent chez les sujets présentant une instabilité
    émotionnelle, comme chez ceux ayants des antécédents de dépendance
    aux médicaments, aux drogues ou à l'alcool.

    ALCOOL
    L'alcool est formellement déconseillé durant le traitement.

    SPORTIFS
    L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette
    spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction
    positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

    ASSOCIATION MEDICAMENTEUSE
    Dans de rares cas il a été décrit une majoration de l'effet des anti-
    dépresseurs tricycliques en association avec le méthylphénidate avec
    un éventuel retentissement tensionnel. En cas de co-prescription,
    surveiller attentivement, voire diminuer les doses de
    l'antidépresseur.

    CONDUCTEURS DE VEHICULES
    L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules
    et les utilisateurs de machines, sur les risque de modification des
    facultés d'attention et de concentration attachés à l'emploi du
    méthylphénidate.

    GROSSESSE
    Il n'y a pas de données fiables de tératogénèse chez l'animal.
    En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment
    pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou
    foetotoxique de la ritaline lorsqu'elle est administrée pendant la
    grossesse;
    En conséquence, l'utilisation de la ritaline est déconseillée
    pendant la grossesse.
    Contre-Indications

    HYPERSENSIBILITE A CE PRODUIT
    Hypersensibilité au méthylphénidate et à tout autre constituant du
    produit.

    ANXIETE

    MANIFESTATIONS PSYCHOTIQUES

    HYPERTHYROIDIE

    AFFECTIONS CARDIOVASCULAIRES GRAVES

    ARYTHMIE

    ANGOR SEVERE

    GLAUCOME

    ANTECEDENTS PSYCHIATRIQUES
    Antécédents personnels et/ou familiaux de tics moteurs.

    ENFANT DE MOINS DE 6 ANS

    FEMME EN AGE DE PROCREER
    sans contraception efficace;

    ASSOCIATION MEDICAMENTEUSE
    Traitement par IMAO non sélectifs, nialamide et iproniazide :
    hypertension paroxystique, hyperthermie pouvant être fatale. Du fait
    de la longue durée d'action des IMAO, cette interaction est encore
    possible quinze jours après l'arrêt de l'IMAO.


    INTOLERANCE AU GLUTEN
    En raison de la présence d'amidon de blé (gluten).

    GALACTOSEMIE
    En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-
    indiqué en cas de galactosémie congénitale.

    MALABSORPTION DES SUCRES
    En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-
    indiqué en cas de syndrome de malabsorption du glucose et du
    galactose ou de déficit en lactase.

    FEMME EN AGE DE PROCREER
    Sans contraception efficace.

    ALLAITEMENT
    L'allaitement est déconseillé en cas de prise de ce médicament.

    ASSOCIATION AUX IMAO NON SELECTIFS
    Nialamide et iproniazide.
    Surdosage
    Signes de l'intoxication :
    VOMISSEMENT
    EXCITATION PSYCHOMOTRICE
    TREMBLEMENT
    HYPERREFLECTIVITE OSTEOTENDINEUSE
    CRISE CONVULSIVE
    COMA
    EXCITATION PSYCHOMOTRICE
    CONFUSION MENTALE
    HALLUCINATION
    DELIRE
    HYPERSUDATION
    TROUBLE VASOMOTEUR
    CEPHALEE
    TACHYCARDIE
    PALPITATION
    ARYTHMIE
    HYPERTENSION ARTERIELLE
    MYDRIASE
    SECHERESSE DES MUQUEUSES
    Traitement
    - Symptomatologie :
    Les symptômes d'une intoxication aiguë sont évocateurs d'une
    hyperstimulation du système sympathique : vomissements, agitation,
    tremblements, hyperréflexie, secousses musculaires, convulsions
    (éventuellement suivies de coma), euphorie, confusion,
    hallucinations, délire, transpiration, réactions vasomotrices,
    céphalées, tachycardie, palpitations, arythmies cardiaques,
    hypertension, mydriase et sécheresse des muqueuses.
    - Traitement :
    Un traitement médical approprié sera mis en place en milieu
    hospitalier si nécessaire. L'efficacité de la dialyse péritonéale ou
    de l'hémodialyse extracorporelle n'a pas été établie lors du
    surdosage de méthylphénidate.
    Voies d'administration
    - 1 - ORALE

    Posologie & mode d'administration

    Posologie usuelle :
    La posologie doit être adaptée individuellement en fonction des
    besoins et de la réponse clinique du patient.
    1/ Dans le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéchez
    l'enfant de plus de 6 ans :
    L'efficacité a été prouvée à partir d'une posologie de 0.3 mg par
    kilo et par jour.
    En règle générale la posologie ne dépassera pas 1mg/kg/jour en deux
    ou trois prises, jusqu'à une dose maximale de 60 mg par jour.
    La posologie sera progressive et adaptée à chaque enfant :
    - Commencer le traitement par de faibles doses, qui seront
    augmentées graduellement toutes les semaines. Débuter le traitement
    par un demi comprimé à 10 mg , 2 fois par jour (par exemple au petit
    déjeuner et au repas de midi) ;
    - Augmenter graduellement la dose quotidienne de 5 à 10 mg par
    semaine. Une troisième prise dans la soirée peut être nécessaire
    chez certains patients. Cependant, éviter, en règle générale,
    l'administration de méthylphénidate l'après-midi ou le soir : risque
    de nervosité et d'insomnie.
    - Si, après avoir ajusté la dose durant un mois, aucune amélioration
    n'est observée, interrompre le traitement.
    Il est fortement recommandé :
    - de suivre les patients en milieu hospitalier pendant les deux
    premiers mois afin de contrôler l'efficacité du traitement et de la
    posologie,
    - d'arrêter le traitement pendant les week-ends et la période de
    vacances.
    2/ Dans la narcolepsie avec ou sans cataplexie, en cas
    d'inefficacité du modafinil.
    - Enfant :
    La posologie recommandée chez l'enfant de plus de 6 ans dans
    l'indication narcolepsie, est la même que celle recommandée dans les
    troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité.
    - Adulte:
    Commencer le traitement avec 10 à 15 mg par jour, puis augmenter
    graduellement toutes les semaines jusqu'à atteindre une posologie
    optimale.
    Les posologies moyennes sont en général de 20 à 30 mg par jour.
    Certains patients nécessitent une posologie de 40 à 60 mg par jour;
    Une dose journalière supérieure à 60 mg n'est pas recommandée.
    Le fractionnement du traitement doit être adapté individuellement,
    toutefois la plupart des patients sont contrôlés par 2 ou 3 prises
    par jour. Il conviendra d'éviter l'administration le soir en raison
    du risque d'insomnie. La dernière prise devra avoir lieu à distance
    du coucher.

    Mode d'emploi :
    Le traitement est soumis à une prescription initiale hospitalière
    annuelle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en
    neurologie, psychiatrie et pédiatrie et aux centres du sommeil.
    La prescription initiale hospitalière a une validité d'un an.
    Dans les periodes intermédiaires tout médecin peut renouveler cette
    prescription
    Ce médicament est délivré par un pharmacien d'officine sur
    présentation de la prescription initiale hospitalière ou de la
    prescription d'un autre médecin accompagnée d'une prescription
    initiale hospitalière datant de moins d'un an


    Les dix principes
    directeurs dans
    l’éducation des
    enfants
    atteints du TDA/H
    TRAITEMENTS



    Les dix principes directeurs dans l’éducation des enfants atteints du TDA/H


    Source: http://pages.infinit.net/claudetj

    Table des matières




    Les dix principes directeurs dans l’éducation des enfants atteints du TDA/H

    En provenance du Chap. 9 - Ten Guiding Principles for Raising a Child with ADHD et du livre "Taking Charge of ADHD – The Complete Authoritative Guide for Parents", Russell A. Barkley, édition Guilford Press, 1995.

    Introduction
    Le TDA/H est un déficit du contrôle de soi, i.e. ce que certain(e)s professionnel(le)s appellent les fonctions exécutives, lesquelles sont essentielles à la planification, à l’organisation, et à la réalisation d’activités humaines complexes et qui peuvent nécessiter beaucoup de temps. Ceci veut dire qu’en ce qui concerne les enfants atteints du TDA/H, les fonctions exécutives cérébrales qui sont responsables de l’organisation et du contrôle comportemental, qui doivent aider l’enfant à planifier le futur et à se conformer aux plans arrêtés sont peu performantes. Dans les faits, l’enfant atteint du TDA/H ne manque ni d’habiletés ni de connaissances; aussi, lui montrer quoi faire pour corriger son problème ne lui sera pas d’une grande utilité. Vous trouverez plus efficace de donner des directives claires, de réaménager le travail pour le rendre plus intéressant et plus motivant, de diriger à nouveau le comportement de l’enfant vers des buts à atteindre plutôt que vers des gratifications immédiates, tout en lui fournissant des récompenses immédiates pour le travail accompli ou la conformité aux règles.

    Ceci peut paraître simple - en théorie. En pratique, cela n’est pas aussi facile à mettre en pratique. Mon expérience [Dr Barkley] de plus d’une vingtaine d’années m’a appris que les parents pouvaient bénéficier grandement de l’application de 10 principes généraux élaborésà partir de ma compréhension du TDA/H. Comme pierres de touche de la gestion quotidienne du comportement des enfants atteints du TDA/H, ces principes aideront les parents à concevoir des programmes de gestion du comportement des enfants atteints du TDA/H applicables à la maison et à l’école.

    Rappelez-vous que l’éducation et l’encadrement d’un enfant atteint du TDA/H implique trois choses :
    · Faites une pause avant de réagir au mauvais comportement de l’enfant;
    · Utilisez ce délai pour vous rappeler ces principes;
    · Choisissez une réponse qui tient compte de ces principes.
    Pour ce faire, il est suggéré de coller, par exemple, sur le réfrigérateur, sur le miroir de la salle de bain ainsi qu’à votre lieu de travail, la liste des 10 principes que vous trouverez à la fin de ce texte. En jetant un coup d’œil à ces 10 principes, le matin, en vous levant, et en ayant aussi la possibilité de les voir tout au long de la journée vous aidera à vous rappeler de ce que vous cherchez à mettre en application.

    1) Donnez rapidement à votre enfant davantage de feed-back et appliquez plus de conséquences immédiates

    Comme Virginia Douglas, Ph.D., une psychologue canadienne bien connue et experte du TDA/H, et bien d’autres l’ont déjà fait remarquer, les enfants atteints du TDA/H semblent ne vivre que dans le présent beaucoup plus que les autres enfants. En conséquence, ou bien vous faites partie de ce moment présent, ou bien vous aurez bien peu d’influence sur votre enfant atteint du TDA/H.

    Tel qu’expliqué précédemment [dans le livre], les enfants atteints du TDA/H sentent le besoin de trouver autre chose à faire quand ils font face à une tâche qu’ils trouvent peu excitante, ennuyante, ou peu profitable,. Si vous voulez qu’ils demeurent centrés sur la tâche, vous devez donc prendre les mesures pour aussi bien donner du feed-back positif et des conséquences qui vont avoir pour effet de rendre la tâche plus gratifiante, et aussi pour donner des conséquences négatives mineures s’ils se détournent de sa tâche. Aussi, lorsque vous voulez modifier des comportements négatifs, vous devez offrir rapidement des récompenses et du feed-back positif lorsque l’enfant se comporte bien et, de la même façon, des conséquences négatives lors de comportements inappropriés.

    Du feed-back (rétroaction) positif peut être donné sous forme de félicitations et de compliments en autant que vous exprimez précisément et spécifiquement ce que l’enfant a fait de positif. Cela peut aussi se faire sous forme de manifestations physiques d’affection. Dans certaines situations, la reconnaissance impliquera des récompenses telles que des privilèges supplémentaires, ou des systèmes par lesquels l’enfant gagnera des points lui permettant d’obtenir des privilèges et ce, parce que vos félicitations et vos compliments ne suffiront pas à eux seuls à motiver l’enfant à demeurer centré sur sa tâche. Au-delà du type de feed-back que vous donnez, c’est l’immédiateté du feed-back que vous donnez qui assure sa plus grande efficacité.

    Par exemple, si un enfant atteint du TDA/H a normalement des problèmes à bien jouer avec un enfant plus jeune que lui, le meilleur renforcement visant à favoriser le jeu coopératif découlera de votre observation attentive de tout ce qui peut ressembler à de la coopération, à du partage, et à des manifestations de gentillesse de la part de l’enfant atteint du TDA/H. Il vous faut alors immédiatement reconnaître le comportement souhaité. De la même façon, l’enfant doit recevoir immédiatement du feed-back négatif modéré et les conséquences appropriées après avoir rudoyé le jeune enfant. Vous dites alors à l’enfant exactement ce qu’il a fait de mal (plutôt que de crier après lui), et pourquoi cela n’est pas acceptable; puis, enlevez à l’enfant un privilège auquel il avait accès pour cette journée-là ou des jetons déjà gagnés.


    2) Donnez plus fréquemment de feed-back àvotre enfant

    Les enfants atteints du TDA/H ont besoin de feed-back et de conséquences qui sont non seulement rapides mais également fréquents. Des conséquences ou du feed-back immédiats peuvent être utiles même s’ils sont donnés occasionnellement, mais ils seront d’autant plus efficaces qu’ils seront donnés fréquemment.

    Évidemment, donner beaucoup de feed-back risque d’agacer et d’irriter votre enfant et exige beaucoup de vous, mais il est important que vous le fassiez dans la mesure où votre temps, votre horaire et votre énergie le permettent, surtout lorsque vous voulez modifier un comportement inacceptable important. Ainsi, plutôt que d’attendre pour féliciter l’enfant, qui a de la difficulté à terminer ses travaux, qu’il ait complètement terminé son travail, ou encore plutôt que de le punir pour ne pas avoir encore terminé plusieurs heures plus tard alors qu’un tel travail n’aurait pas dû prendre plus de 20 minutes, informez plutôt l’enfant qu’il peut gagner des points pour chaque problème de mathématiques complété, et que les points s’additionneront de telle sorte qu’il pourra éventuellement s’offrir un des privilèges recherchés. Une limite raisonnable de temps, par exemple 20 minutes, est également établie pour l’ensemble de l’activité et, quand le temps est expiré, l’enfant perd des points pour chaque problème non terminé. Pendant le travail de l’enfant, vous le féliciterez fréquemment pour demeurer centré sur la tâche, et vous l’encouragerez à poursuivre ses efforts pendant qu’il accumule les points.

    Souvent, les parents sont pris avec leurs responsabilités domestiques et oublient de vérifier fréquemment ce qui se passe avec l’enfant. Une façon de vous rappeler de le faire est de placer des petits " Monsieur Sourire " un peu partout dans la maison, par exemple, le miroir de la salle de bain, l’horloge de la cuisine, etc. Lorsque vous apercevez l’un de ces " Monsieur Sourire ", informez votre enfant de ce que vous aimez dans ce qu’il est en train de faire, même si, par exemple, il est tout simplement en train d’écouter tranquillement la télé. Vous pouvez aussi utiliser une minuterie ou tout autre moyen pour vous rappeler de donner fréquemment et régulièrement du feed-back.


    3. Utilisez des conséquences plus grandes et plus puissantes

    Afin de l’encourager à accomplir sa tâche, à respecter les consignes ou à bien se comporter, votre enfant TDA/H a besoin de conséquences plus significatives, plus puissantes que les autres enfants. Ces conséquences peuvent comprendre des manifestations physiques d’affection, des privilèges, des petites gâteries, des jetons ou des points, des récompenses matérielles telles que des petits jouets ou des articles de collection et même, occasionnellement, de l’argent.

    Ceci peut sembler à première vue aller à l’encontre de la règle de base voulant que les enfants ne devraient pas recevoir trop souvent de récompenses matérielles parce que de telles récompenses peuvent remplacer les récompenses intrinsèques telles que le plaisir de lire, de faire plaisir à ses parents et amis, la fierté de maîtriser une nouvelle tâche ou activité, ou encore l’appréciation de ses pairs pour avoir réussi à bien jouer un nouveau jeu. Mais ces formes de renforcement, de récompense sont beaucoup moins susceptibles d’amener les enfants TDA/H à bien se comporter. De plus, elles ne motivent pas de façon directe les enfants TDA/H à se mettre à l’ouvrage, à résister à leur impulsivité de faire des choses inappropriées, et à persister dans leurs tâches. La nature du handicap de votre enfant requiert que vous utilisiez des conséquences plus importantes, plus significatives et, quelquefois davantage de récompenses matérielles pour aider votre enfant à développer et à maintenir les comportements positifs souhaités.


    4. Utilisez le renforcement positif avant la punition

    La plupart du temps, les parents recourent à la punition lorsque leur enfant se comporte mal ou désobéit. Cette approche peut être tout à fait adéquate pour l’enfant qui n’est pas atteint d’un TDA/H et qui ne se comporte mal qu’occasionnellement, et qui, en conséquence, n’a pas à être puni très souvent. Cependant, une telle approche n’est pas indiquée du tout dans le cas d’un enfant atteint d’un TDA/H qui, selon toute vraisemblance, se comportera mal beaucoup plus souvent et qui se verra appliquer beaucoup plus de conséquences négatives qu’un autre enfant. La punition, utilisée seule ou en l’absence de récompenses régulières et d’un feed-back positif, n’est pas très efficace lorsqu’il s’agit de modifier le comportement. La méthode punitive entraîne généralement du ressentiment et de l’hostilité chez l’enfant et, éventuellement, de l’évitement de sa part à votre égard. Quelquefois, cela peut même mener à du contre-contrôle de la part de l’enfant qui cherchera des façons de se venger, qui voudra exercer des représailles ou vous remettre la monnaie de votre pièce.

    Il est essentiel que vous évitiez cette dérive vers l’utilisation, en premier lieu, de la punition. Tâchez de vous rappeler fréquemment d’utiliser les mesures positives avant celles qui sont négatives. Cela pourra vous aider à vous rappeler que votre enfant reçoit plus que sa part de réprimandes, de punitions et de rejet de ceux qui ne comprennent pas son handicap. De façon générale, les récompenses et les mesures incitatives sont ce qu’il y a de mieux pour aider votre enfant à apprendre ce que vous attendez de lui.

    La règle qui veut que l’on recoure aux encouragements avant les punitions et les réprimandes est simple. Si vous voulez changer un comportement inacceptable, décidez d’abord du comportement par lequel vous voulez le remplacer. Ceci va instinctivement vous amener à porter attention au comportement recherché. Lorsqu’il se produira, vous pourrez alors le souligner et le récompenser.

    C’est seulement après que vous aurez récompensé de façon continue pendant au moins une semaine ce nouveau comportement que vous pourrez commencer à punir le comportement opposé indésirable. Et, même là, tenter de n’utiliser des punitions que de faible sévérité telles que la perte de privilèges ou la privation d’activités spéciales, ou encore un court temps-mort. Gardez un ratio de récompenses favorable, par exemple, seulement une punition pour toutes les deux ou trois occasions de félicitations et de récompenses. Soyez conséquent dans votre conduite, mais ne punissez que pour ce comportement négatif particulier. C’est pourquoi vous ne devez pas punir votre enfant pour tout ce qu’il peut faire de mal.

    Prenons l’exemple de l’enfant qui, à l’occasion des repas, interrompt fréquemment les autres, s’impose et ne peut s’empêcher de faire commentaires par dessus commentaires à table. Vous parleriez alors avec l’enfant juste avant le prochain repas de famille de ce que vous aimeriez le plus voir l’enfant faire à table, i.e. ne pas tant parler, attendre que les autres aient terminé de parler avant de parler à son tour, et ne pas parler avant d’avoir fini de mâcher. Vous expliquez à l’enfant qu’il pourra alors gagner des points en suivant ces règles. Tout au long du repas, vous noterez les points sur une petite carte en vous assurant que l’enfant voit ce que vous faites, et en lui donnant en même temps des signaux non-verbaux comme un clin d’œil pour lui laisser savoir que vous appréciez les efforts qu’il fait. Pendant à peu près une semaine, vous ignorerez les manquements puis, avant le repas suivant, vous dites à l’enfant qu’à partir de maintenant, un manquement à la règle entraînera la perte d’un point. Rappelez-vous que le ratio punitions/récompenses ne doit pas être plus qu’une punition pour toutes les deux ou trois récompenses.


    5. Soyez conséquent et constant

    À chaque fois qu’il vous est nécessaire de gérer le comportement de votre enfant, vous devez utiliser les mêmes stratégies.

    Être constant implique quatre (4) choses :
    · Être constant dans le temps;
    · Ne pas abandonner trop tôt quand vous commencez un programme de modification du comportement;
    · Continuer à réagir de la même façon, maintenir le cap, même dans un contexte différent;
    · Faire équipe avec votre conjoint.


    Être imprévisible ou capricieux dans l’application des règles convenues est gage d’échec. Et, vous décourager parce que votre nouvelle méthode de gestion du comportement de votre enfant ne donne pas immédiatement de résultats dramatiques n’est pas mieux.

    Avant de conclure qu’un programme de modification du comportement ne fonctionne pas, essayez-le pendant au moins deux (2) semaines. Ne tombez pas non plus dans le piège de changer votre façon de réagir au comportement de votre enfant selon que vous êtes en public ou à la maison.

    Enfin, malgré les inévitables différences dans les styles parentaux, essayez, autant que possible, de faire front commun avec votre conjoint(e).


    6. Cessez de chialer et agissez

    Sam Goldstein, Ph. D., psychologue et expert clinique du TDA/H, l’exprime très bien lorsqu’il conseille aux parents de cesser de discuter avec leurs enfants et d’appliquer plutôt les conséquences : cessez de chialer et agissez. Tel que précédemment men-tionné, votre enfant est intelligent, ne manque pas d’habiletés, et est capable de raisonnement. C’est pourquoi que de simplement discuter avec votre enfant ne changera rien au problème neurologique sous-jacent qui entraîne le manque d’inhibition.

    Votre enfant est bien davantage sensible aux conséquences prévues et au feed-back donné, et beaucoup moins sensible au raisonnement et à la discussion logique, qu’un enfant qui n’est pas atteint du TDA/H.

    C’est pourquoi, en agissant aussi rapidement et fréquemment que nécessaire, verrez-vous une amélioration dans le comportement de votre enfant. Discuter et parler avec votre enfant au lieu d’agir ne fait qu’entraîner la dégradation de son comportement plutôt que la conformité souhaitée.


    7. Planifiez les situations problématiques

    Vous êtes certainement familier avec ce scénario : vous êtes dans un magasin et votre enfant atteint du TDA/H commence à déchirer les emballages, à jeter les choses par terre, et crée tout un ravage malgré vos instructions et vos menaces. Vous êtes alors de plus en plus énervé et frustré, incapable de penser rapidement et clairement, de sorte qu’une solution raisonnable vous échappe. Votre consternation s’accroît avec les regards dédaigneux des vendeurs et des clients, et vous tentez de sortir furtivement du magasin, en tirant votre enfant en pleurs.

    S’il est impressionnant de constater la capacité des parents, lorsqu’on leur demande, de préciser les situations où les choses seront difficiles avec leur enfant, il est encore plus surprenant de constater combien peu d’entre eux utilisent cette capacité à bon escient. Pourquoi alors ne pas l’utiliser afin de prévoir des solutions à ces situations.

    Vous pouvez vous éviter tant d’angoisse en apprenant à anticiper ces situations problématiques, en prévoyant comment mieux les résoudre avant de vous retrouver dans ces situations, en discutant des solutions avec votre enfant, et en vous conformant à votre plan si un problème se présente.

    Beaucoup doutent que de simplement partager le plan prévu avec notre enfant, avant qu’une éventuelle situation problématique ne se présente, puisse grandement réduire la probabilité du problème appréhendé et, pourtant, cela fonctionne.

    Suivez ces cinq étapes très simples avant de faire face à une situation problématique :
    Tout juste avant d’entrer dans un endroit susceptible de provoquer une situation problématique, tels que magasin, restaurant, église ou la résidence d’un ami, arrêtez-vous.
    Revoyez avec votre enfant deux ou trois des règles qu’il a de la difficulté à suivre dans la situation où vous vous retrouvez. Par exemple, pour le magasin, la règle peut être : " Tu demeures près de moi, tu ne me demandes rien, et tu fais comme je te dis "; aucune longue explication, simplement un bref rappel des règles. Puis, tout simplement, demander à l’enfant de vous répéter ces quelques règles.
    Prévoyez la récompense, le moyen d’incitation; par exemple, arrêter pour une crème glacée, en retournant à la maison, parce que votre enfant a respecté les règles prévues.
    Expliquez la punition qui sera utilisée, telle que retrait de points ou de privilèges.
    Suivez le plan prévu dès le début de la situation en cause et rappelez-vous de donner à votre enfant du feed-back rapidement et fréquemment pendant que vous êtes là. Et, s’il le faut, appliquez rapidement les conséquences prévues pour tout manquement aux règles.


    8. Gardez toujours à l’esprit les difficultés de maturation ou les inaptitudes de l'enfant

    Parfois, quand ils sont confrontés à un enfant difficile atteint d’un TDA/H, les parents peuvent perdre toute perspective du problème de base. Ils peuvent alors se mettre en colère, devenir enragés, à tout le moins frustrés et embarrassés quand leurs premiers efforts dans la gestion du comportement de leur enfant ne donnent pas les résultats attendus. Ils peuvent même se rabaisser au niveau de l’enfant et commencer à argumenter avec lui comme un autre enfant le ferait. Vous devez vous rappeler en tout temps que vous êtes l’adulte; vous êtes l’éducateur et l’entraîneur de cet enfant avec les inaptitudes qui sont les siennes. Si quelqu’un de vous deux doit garder son calme, c’est très clairement vous.

    Pour ce faire, tâchez de maintenir une certaine distance psychologique par rapport aux problèmes que vit votre enfant. Imaginez-vous être un étranger afin de pouvoir percevoir la situation telle qu’elle est réellement, i.e. l’effort que fait un parent face à un enfant difficile dans son comportement. Si vous pouvez faire cela, il est probable que vous réagirez de façon plus raisonnable, plus équitable et plus rationnelle que si vous laissez les problèmes rencontrés par votre enfant vous mettre à l’envers.

    Comme cela est pénible, vous aurez besoin de vous rappeler quotidiennement le handicap de votre enfant, peut-être même plusieurs fois par jour et ce, plus particulièrement quand vous vous attaquez à un comportement dérangeant.


    9. Ne personnalisez pas les problèmes de l’enfant

    N’évaluez pas votre sentiment de valeur et de dignité personnelles en fonction du fait que vous " gagnez " ou non une discussion avec votre enfant; il ne s’agit pas ici de tenir le compte des victoires et des défaites.

    En autant que possible, gardez votre calme et faites preuve d’humour face au problème et, surtout, tâchez d’appliquer les principes énoncés ci-dessus dans vos réactions avec votre enfant.

    Quelquefois, cela peut même vouloir dire de vous retirer physiquement de la situation momentanément, par exemple, en quittant la pièce pour vous ressaisir et afin de reprendre le contrôle de vos émotions.

    Ne concluez pas que vous êtes un parent incompétent parce que la situation tourne mal ou ne tourne pas comme vous l’aviez souhaité.


    10. Pardonnez

    Il s’agit ici du principe le plus important, mais aussi de celui avec lequel il est le plus difficile d’être quotidiennement en harmonie.
    Pardonner demande trois choses.

    Premièrement, chaque soir, après que votre enfant soit au lit ou avant que vous ne vous retiriez pour la nuit, prenez le temps de revoir le déroulement de la journée et de pardonner à votre enfant pour les manquements de la journée. Débarrassez-vous de votre colère, de votre ressentiment, de votre déception, ou de toute autre émotion négative résultant du mauvais comportement ou des manquements de votre enfant au cours de la journée. Votre enfant ne peut pas toujours contrôler ce qu’il fait et a droit au pardon. Mais ne vous y trompez pas; cela ne veut pas dire que votre enfant n’est pas imputable de ses actions. Cela veut dire que vous devez vous débarrasser de votre amertume.

    Deuxièmement, vous devez aussi pardonner aux personnes qui, aujourd’hui, ont pu mal interpréter ou mal comprendre le comportement de votre enfant, et ont agi ou réagi d’une manière qui vous a blessé ou votre enfant, ou qui ont tout simplement conclu trop rapidement que votre enfant était, comme ils le croyaient, paresseux ou qu’il manquait de motivation. Comme vous connaissez bien ce qu’est le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDA/H), ne jouez pas le jeu des autres. Agissez plutôt pour apporter toutes les mesures correctives requises, et continuez à prendre fait et cause pour votre enfant. Mais, prenez bien soin de ne pas être guidé par votre souffrance, votre colère et le ressentiment que les différents événements ont pu entraîner.

    Finalement, vous devez vous entraîner à vous pardonner vos propres erreurs dans la gestion quotidienne du TDA/H. Les enfants atteints d’un TDA/H réussissent, contre leur gré, à faire sortir ce qu’il y a de pire chez leurs parents, de sorte que ceux-ci se sentent terriblement coupables de leurs erreurs. Sans croire qu’ils pourront indéfiniment répéter ces erreurs sans en subir de conséquences, il ne faut pas donner prise à ces sentiments de culpabilité, de honte, d’humiliation, de ressentiment ou de colère qui accompagnent cette forme d’auto-évaluation. Vous devez plutôt les remplacer par une évaluation réaliste de votre performance comme parent pour la journée, en identifiant les pistes d’amélioration et en vous engageant à mieux faire demain.

    Vous trouverez que ce dixième principe est le plus difficile de mettre en pratique, mais c’est aussi le plus fondamental en ce qui a trait à la gestion efficace et paisible du TDA/H de votre enfant.
    10 principes directeurs dans l’éducation des enfants atteints du TDA/H

    Donnez rapidement à votre enfant davantage de feed-back et appliquez plus de conséquences immédiates.
    Donnez plus fréquemment de feed-back àvotre enfant.
    Utilisez des conséquences plus grandes et plus puissantes.
    Utilisez le renforcement positif avant la punition.
    Soyez conséquent et constant.
    Cessez de chialer; agissez.
    Planifiez les situations problématiques.
    Gardez toujours à l’esprit les difficultés de maturation ou les inaptitudes de l'enfant.
    Ne personnalisez pas les problèmes de l’enfant.
    Pardonnez.
    Traduction libre par M. Daniel Létourneau, parent-bénévole, révision par Dr Claude Joli-coeur, pédopsychiatre, octobre 1999.