| 1995 | Compte-rendu de la conférence: "Vaincre l'autisme maintenant!"
(Traduit de l'article de Bernard Rimland, Ph.D."The DefeatAutism Now! paru dans Autism Research Review International, volume 9,numéro 1, 1995)
La conférence "Vaincre l'autisme maintenant!" ("Defeat Autism Now!") s'est tenue à Dallas au Texas, du 20 au 22 janvier1995. Vingt-sept médecins et scientifiques présentant une expertise et un intérêt prononcé pour le développement d'un traitement efficace de l'autisme ont participé à cette conférence. Parmi les gens présents se trouvaient six parents d'enfants autistiques, un grands-parents et une personne dont le neveu est autiste. Trois étaient originaires d'Europe, les autres provenant de différentes parties des Etats-Unis.
Plusieurs conférences sur l'autisme ont été prononcées au cours des quatre dernières décennies; des centaines sinon des milliers. Cette conférence-ci était différente. Comme son titre le suggère, elle visait une mise en échec de l'autisme dans les plus brefs délais, et non pas dans 15, 20 ou 50 ans d'ici. Médecins et scientifiques ont été soigneusement sélectionnés pour y participer selon leur contribution à l'élaboration d'une approche susceptible d'améliorer efficacement l'état des autistes à court ou à moyen terme.
La conférence de Dallas est la première à avoir été parrainée par "l'Autism-Research-Institute"(ARI) depuis que ce dernier fut fondé en 1967. Nous avons parrainé ce congrès parce que, comme la majorité de parents d'enfants autistiques, nous sommes déçus de l'absence de progrès de la médecine traditionnelle dans le développement de traitements efficaces contre l'autisme. Des milliers de parents ont dépensé des millions de dollars dans les centres médicaux les plus importants avec peu ou pas de résultat. Assurément, une gamme de traitements médicamenteux expérimentaux ont été prescrits à des enfants autistes mais les bienfaits qu'ils en ont retirés sont minimes ou mitigés. La cause fondamentale de l'autisme ne dépend pas d'une carence en un médicament quelconque. La plupart des médecins que nous avons invités au congrès avaient déjà à leur actif des cas d'autisme qui se sont améliorés de façon significative, parfois remarquable, grâce à leur intervention.
Bien que nous n'ayons pu défrayer les coûts autres que ceux relatifs à leur déplacement et à leur séjour à l'hôtel, tous les professionnels que nous avions sélectionnés en premier choix sauf deux ont immédiatement répondu à notre invitation! Ils n'ont pas hésité à sacrifier une fin de semaine de repos car ils tenaient à être présents. Ils étaient désireux de partager leur expérience et de connaître celle de leurs collègues.
Ce casse-tête appelé autisme comporte plusieurs pièces. La conférence de Dallas traduisait un bel effort pour les rassembler. Au nombre des participants figuraient médecins et détenteurs d'un Ph.D. en génétique, neurologie, immunologie, psychiatrie, biochimie, neurosciences, pharmacologie, allergologie, endocrinologie, gastroentérologie, toxicologie, et autres disciplines connexes.
Nous discutions autour des tables, dans le pur style des conférences mais sans recourir aux présentations formelles, sans affectation ou discours pédant rien que des gens intéressés venus partager leurs idées. Jamais auparavant n'a-t-on vu une salle remplie de professionnels issus de disciplines aussi diversifiées, tous présentant un intérêt prononcé pour l'autisme, avec des observations, des idées et qui plus est, des projets! Quelle ne fut pas la joie de tous les témoins et participants lors de ces discussions animées et productives:
Vendredi, le 20 janvier marqua l'arrivée des invités qui, dans la majorité des cas, se rencontraient pour la première fois, à l'occasion d'un buffet. Les curriculum vitae de tous les participants avaient préalablement été distribués, en sorte que chacun était connu de ses pairs, bien que de manière impersonnelle jusqu'au moment de la réunion.
Samedi le 21 janvier: chacun des participants donna une vue d'ensemble de ses idées et découvertes. Ces présentations, où il n'y avait place ni pour les interruptions, ni pour les critiques, étaient suivies d'une période de questions et de discussions qui aboutirent à d'autres questions. L'interaction fut intense et productive.
Dimanche le 22 janvier a vu le moment où informations et idées fusionnent et se cristallisent. Des projets ont été élaborés pour effectuer des recherches en collaboration, créer une banque de données pour ces recherches et développer un réseau thérapeutique.
Résultat des discussions:
1. La conférence
La conférence s'est déroulée mieux que nous ne l'avions espéré. Les représentants de chacune des principales écoles étiologiques ont écouté attentivement les explications de ceux qui prônaient des théories adverses. Dans une ambiance de respect mutuel, les représentants des différentes positions se sont rapidement entendu sur l'établissement d'un consensus. D'après ce consensus, une dysfonction immunologique ou gastro-intestinale conduisant à une intolérance alimentaire chez les personnes génétiquement prédisposées, ou encore, des infections causées par des virus ou des champignons, des déséquilibres métaboliques peuvent interagir de façon complexe dans la manifestation de l'autisme. Aujourd'hui, nous comprenons mieux le bien-fondé de certaines interventions. De plus en plus, la concertation est de mise et les projets se font en collaboration.
Un développement heureux et inattendu: plusieurs participant sont mis au point un réseau privé d'Internet pour permettre à tous les participants de communiquer les uns avec les autres sur une base individuelle ou collective après la conférence (ARRI tiendra ses lecteurs au courant si jamais ce réseau s'ouvre aussi à d'autres professionnels).
2. Mise en pratique des idées issues de la conférence.
Plusieurs participants, à mon avis les personnes les plus qualifiées à remplir cette tâche, se sont porté volontaires pour élaborer un protocole d'examen clinique comportant les examens les plus importants auxquels doivent être soumis les enfants autistes. Dans ce protocole seront indiqués les laboratoires où les échantillons de sang et d'urine seront envoyés ainsi que la bonne façon d'effectuer ces examens. Ce protocole aura pour principaux objectifs:
1) de déterminer le meilleur traitement à prescrire individuellement à chaque enfant;
2) d'améliorer notre compréhension de la nature et des causes de l'autisme.
Un autre objectif moins prioritaire mais néanmoins important est d'identifier les sous-catégories d'autisme, dans la mesure où c'est possible. Avant d'être finalisé, le protocole sera soumis à tous les participants pour fin d'approbation.
3. Séminaires de formation
Une fois le protocole approuvé et finalisé, et une étude pilote à petite échelle complétée, une série de séminaires de formation seront donnés durant les fins de semaine dans différentes villes des Etats-Unis. Les médecins intéressés à apprendre comment réaliser et interpréter les examens cliniques recommandés dans le protocole seront formés dans ces séminaires . Ainsi, les parents désireux de bénéficier des approches diagnostiques et thérapeutiques proposées à la conférence de Dallas seront, nous l'espérons, en mesure de trouver dans leur région un médecin qualifié pour la prise en charge clinique de leur enfant.
Dans l'intervalle, des ententes auront été conclues auprès des différents laboratoires chargés d'effectuer les analyses de sang et d'urine afin que les données issues de ces analyses soient systématiquement recueillies et transmises. Ces données seront ensuite incluses dans une banque de données pour fin de recherche(avec la permission, évidemment, des parents et des médecins).
Après que les données relatives à plusieurs centaines de cas auront été compilées ce qui devrait se faire en peu de temps si nous obtenons un réseau substantiel de médecins participants à travers le pays il sera possible de corréler ces données avec celles de chaque enfant et, pour chacune des sous-catégories d'autisme, de déterminer la valeur des examens et modalités thérapeutiques recommandées.
Financement
Certains des travaux de laboratoire requis pour la mise en pratique de ce projet sont d'ordinaire financés par les compagnies d'assurances. D'autres examens risquent d'être trop innovateurs ou avant-gardistes pour être couverts par elles. C'est là que familles, fondations et autres sources possibles devront contribuer à amasser des fonds.
De plus, il faudra embaucher un ou deux assistants de recherche pour faire la compilation et le rapport des données transmises par les différents laboratoires.
Nous ne pourrons évaluer le coût exact de ce projet tant que nous n'aurons pas obtenu plus d'information de la part des gens impliqués dans l'élaboration du protocole.
J'ai été directement mis au courant par un nombre de participants, et indirectement aussi par d'autres personnes, que la majorité d'entre les participants sinon tous considèrent la conférence "Vaincre l'autisme maintenant !" comme la plus importante et la plus productive à laquelle ils aient jamais assisté. Je partage certainement la même impression, et je suis fier que "l'Autism-Research-Institute" ait entrepris cet effort.
"Vaincre l'autisme maintenant !" est la première étape d'un processus. Ce processus vise la mise en échec de l'autisme, dans toutes ses manifestations et peu importe ses diverses causes, dans les meilleurs délais. A cet effet, nous sollicitons votre coopération et votre soutien financier.
NOTE
Nous comprenons qu'il soit tentant pour les parents de contacter ARI immédiatement pour faire participer leur enfant au projet. Toutefois, nous vous prions de n'en rien faire. Du moins pas encore. Dès qu'il sera possible, nous publierons dans ARRI l'annonce des séminaires de formation et la liste des médecins qui y ont assisté. |
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| 1996 | . |
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| 1997 | La Conférence du DAN! 1997
Compte-rendu de Carmen Lahaie, Autisme et Troubles Envahissants du Développement Montréal
Alice a quatre ans et demi quand on nous la présente sur vidéo. Sa mère et un intervenant tentent d'appliquer le programme Lovaas, sans grand succès. Alice fait de grosses crises de cris et de pleurs d'une durée d'environ 45 minutes, très souvent, sans que sa mère arrive à la consoler, c'est comme si elle était "possédée".
Le Dr Edelson, immunologue au Centre de toxicologie d'Atlanta, explique que la mère a fait de nombreuses démarches pour obtenir des examens pour sa fille. Elle est persuadée qu'il se passe quelque chose dans le corps de son enfant qui provoque de tels comportements.
Il accepte de procéder à une série de tests. Il se sert aussi du protocole du DAN (groupe de médecins oeuvrant pour l'autisme). Les résultats des tests reviennent avec beaucoup de petites anomalies, mais le plus surprenant est un taux très élevé de mercure.
Il décide donc d'entreprendre un traitement médical pour faire baisser le taux de mercure dans l'organisme d'Alice. Parallèlement, la mère continue l'application du programme éducatif Lovaas.
Résultat : Alice a maintenant 6 ans et demi, fréquente l'école ordinaire, parle, rit, se comporte comme un enfant normal.
Tout au long de la conférence, le Dr Edelson nous présente sur vidéo l'évolution d'Alice. Après la série d'injections hebdomadaires destinées à faire baisser le taux de mercure, Alice se calme graduellement et poursuit ses apprentissages de façon spectaculaire...
Le Dr Edelson se dit convaincu que le degré d'intoxication dans lequel Alice était provoquait un dysfonctionnement du cerveau. Il parle de l'autisme comme étant consécutif à un mauvais fonctionnement du système immunitaire qui provoque des toxicités diverses chez les enfants. D'après lui, il s'agit de "maladaptation" à l'environnement. Alice lui avait écrit pour ses conférences dans ses mots d'enfant : "Je t'aime, Dr Edelson, mais ne me donne plus d'injections...". Le système immunitaire ne provoque rien. Le fait qu'il ne fonctionne pas normalement amène le corps à ne pas réagir correctement à des agressions de toutes sortes, animales, par métaux et micro-organismes. D'où l'état de toxicité d'Alice.
J'ai rencontré, pendant les trois jours de la conférence, des médecins, des chercheurs, des professionnels et des parents, convaincus comme moi que l'autisme n'est qu'un symptôme, la manifestation comportementale que quelque chose d'anormal se passe dans le corps de l'enfant, comme conséquence directe du dysfonctionnement du cerveau.
Qu'est-ce que le DAN ? Il y a deux ans, le Centre de recherche en autisme de San Diego décide de réunir autour d'une table ronde médecins, professionnels et parents intéressés à travailler sur les causes et traitements de l'autisme.
Ils ont beaucoup, beaucoup discuté et en sont venus à la conclusion qu'il fallait élaborer, avant tout, un protocole d'évaluation clinique - "Clinical Assessment" - qu'ils ont publié en 1995. Ce protocole comprend les tests sanguins ou autres à faire passer aux enfants présentant un des troubles envahissants du développement.
Il fournit explications, adresse des laboratoires, etc. Les membres du DAN se réunissent régulièrement pour faire le bilan de tout ce qu'ils font, trouvent comme anomalies ou réussissent comme traitements. Ils sont motivés et très motivants.
Les chercheurs qui ont fait des communications au cours de cette conférence venaient de différents États des États-Unis, d'Angleterre, de Norvège et de Mexico. Ils arrivent aux mêmes conclusions :
1 - L'autisme est un symptôme
Pour comprendre facilement, comparons l'autisme au coma. Si, par exemple, on amène à l'urgence quelqu'un dans le coma, que fait-on ? Si on se limite à des radiographies de la tête, on passe à côté de bien des possibilités. Le coma peut être causé par une fracture du crâne mais aussi par le diabète, un infarctus, une intoxication médicamenteuse, etc.
C'est la même chose pour l'autisme. C'est un symptôme qui signale que quelque chose intoxique la personne au point de déranger le fonctionnement de son cerveau. Il faut donc chercher ce qui produit cette intoxication. C'est ce à quoi le DAN travaille ardemment.
2 - Le système immunitaire est en cause
Les chercheurs parlent de l'autisme comme étant la conséquence d'un mauvais fonctionnement du système immunitaire. Il en résulte que le corps est ouvert à toutes les invasions possibles :
Micro-organismes (Candida-Albicans)
Métaux
Virus, etc.
Et, comme le système immunitaire ne peut se défendre contre ces invasions, les "envahisseurs" demeurent en circulation dans le sang et peuvent provoquer des dommages partout dans le corps.
Un virus peut circuler dans le sang et se loger dans des zones du cerveau, provoquant des crises d'épilepsie ou une légère encéphalite ou un arrêt du langage ou d'autres désordres. Les micro-organismes (champignons, comme le Candida-Albicans) sont les plus rapides à envahir le corps et peuvent s'installer sur toutes les muqueuses. S'ils s'installent dans l'intestin, il se forme une paroi qui empêche l'absorption normale des aliments, des vitamines, etc. Les aliments sont à moitié digérés. Le jeune ne présente pas d'allergies visibles (éruptions cutanées,...), mais des intolérances alimentaires provoquant des troubles du comportement et des dysfonctionnements du cerveau.
Tous les conférenciers, une vingtaine en tout, arrivent à des conclusions similaires.
Le Dr Wakefield, gastro-entérologue et chercheur à l'Université de Californie, nous a présenté les résultats de sa recherche sur les effets gastro-intestinaux et neurologiques des vaccins. C'est très impressionnant. Quand il en parlait, j'avais l'impression d'entendre l'histoire de mon fils et celle de bien des enfants autistes que je connais.
3 - La vaccination
Selon le Dr Fudenberg, immunologue et chercheur, et selon les autres conférenciers, la vaccination serait responsable de l'affaiblissement du système immunitaire. Si on tient compte des antécédents médicaux, on retrouve, dans bien des familles où il y a un ou des autistes, la maladie de Crohn, l'asthme, des allergies diverses, du lupus erythémateux ou de l'hyperactivité, le syndrome de Gilles de la Tourette, etc. Toutes ces "maladies", si on veut, ont un lien direct avec le système immunitaire.
Prenons le cas de mon fils. Dans ma famille, beaucoup de personnes ont des problèmes liés au système immunitaire : mon père était asthmatique et allergique au lait, mon frère est asthmatique, allergique à toutes sortes de choses, et il est atteint de la maladie de Crohn; mes soeurs ont toutes des problèmes d'allergie, sauf moi. De plus, pendant mon enfance et durant mon cours d'infirmière, j'ai reçu plusieurs vaccins, que je n'ai probablement pas tous bien assimilés.
L'hérédité familiale démontre une faiblesse du système immunitaire. Quand je suis enceinte, je transmets au foetus mes "virus" de vaccins non assimilés. Quand mon fils a eu deux mois, on débute la vaccination alors qu'il a déjà mes "virus" dans son sang. Bref, selon la force de son système immunitaire, il pourra se défendre correctement ou non contre une nouvelle "invasion vaccinale".
Pour Jérémie, tout s'est déclaré quelques semaines après le vaccin de 18 mois. Dans la troisième semaine suivant la vaccination, il a eu une période de vomissements de quelques jours. Auparavant il parlait, chantait, jouait avec ses frères aînés. Après cet épisode, il n'a plus jamais parlé, a perdu toute sensation (chaleur, froid), a régressé énormément et est devenu autiste.
Attention! Je n'ai pas entendu un seul conférencier dire qu'il fallait cesser toute vaccination. Mais la plupart s'entendent pour dire qu'il faudrait revoir en entier le protocole. On pense que les vaccins peuvent être contaminés, donnés trop tôt, la dose est trop forte,... On suggère de vacciner les enfants plus vieux, de renforcer d'abord leur système immunitaire, etc.
Pour ceux qui hésitent ou ne sont pas convaincus, un protocole homéopathique de protection a été mis sur pied pour prévenir les effets nocifs des vaccins (disponible à Montréal ou à la compagnie Dolisos).
Je terminerai avec les traitements. On a énormément parlé de vitamines, de produits naturels et de régimes :
B6 + magnésium, qui aident à désintoxiquer l'organisme et renforcent le système immunitaire
DMG
Vitamine C
Sélénium
Zinc, Calcium, Octanosol + Lécithine
En Angleterre et aux États-Unis, on étudie les résultats obtenus avec l'utilisation des acides gras qui ont des effets sur les neurotransmetteurs et qui aident les enfants à être plus présents.
Tous les traitements suggérés visent la désintoxication de l'organisme et le renforcement du système immunitaire.
Le Dr Gupta élabore un traitement avec la Gamma Globuline
le Dr Fudenberg fait des transferts de facteurs sanguins
les Drs Shaw et Crook parlent de traiter les micro-organismes avant tout, en association avec des traitements aux vitamines et aux métaux. Toujours en lien avec les résultats obtenus par les différents tests du protocole du DAN
On insiste sur les régimes sans lait, ni gluten.
Au Québec, nous avons un grand défi à relever. Même si nous tentons d'obtenir pour les enfants l'application du protocole du DAN ou les vitamines recommandées, nous ne trouverons pas beaucoup de médecins pour nous écouter. Tout est à faire.
Je suis revenue de ce congrès avec l'impression d'avoir enfin compris et de savoir un peu mieux dans quelle direction concentrer nos efforts.
Je souhaite de tout coeur que le Québec ait son propre groupe DAN de médecins, en collaboration avec celui de San Diego. La pression doit venir de nous, les parents. Il faut faire circuler l'information et exiger du ministère de la Santé l'application de protocoles d'évaluation, de traitements, ainsi que des budgets de recherche sur les causes de l'autisme.
Les chercheurs ont aussi mentionné la possibilité d'une épidémie à court terme, parce qu'actuellement on ne travaille pas suffisamment sur les causes de l'autisme, ni sur aucun traitement médical. On met beaucoup d'énergie pour déterminer si oui ou non un enfant est autiste sans chercher pourquoi. Le groupe de chercheurs pense que si les gouvernements n'agissent pas bientôt, des facteurs d'hérédité, d'agressions du système immunitaire par les vaccins, virus, la pollution, etc. pourraient faire en sorte que les cas d'autisme et de troubles envahissants du développement continuent de se multiplier et prennent l'allure d'une épidémie... |
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| 1998 | Comptes rendus de la conférence du DAN! Tenue au New Jersey, les 3 et 4 octobres 1998.
Parrainée par l'Autism Research Institute (ARI) et le Defeat Autism Now! (DAN!)
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Approches naturelles efficaces pour traiter l'autisme et les TDA/TDAH chez les enfants
Troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité
Voici un bref résumé des résultats des dernières recherches
La secretine
Conclusions/traitements recommandés
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La dernière conférence du DAN (1998) Par Marie-Christine Destison
Le système immunitaire
Les allergies alimentaires
Le diagnostic
Les virus
Le Ritalin
La sécrétine
Un appel pour de la recherche
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"Approches naturelles efficaces pour traiter l'autisme et les TDA/TDAH* chez les enfants"
Troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité
Le DAN est composé de chercheurs et de médecins qui travaillent ensemble à identifier et à traiter les causes de l'autisme et d'autres troubles. Selon le DAN, il faudrait cesser l'utilisation de médicaments et commencer à trouver les causes sous-jacentes.
Plusieurs parents de la région de Montréal ont assisté à la conférence, et nous nous sommes sentis privilégiés de pouvoir participer à cette recherche innovatrice. Cependant, nous avons également ressenti un certain découragement lorsque nous avons songé que chez nous, au Québec, nous nous trouvons encore loin derrière!
On continue en effet à informer les parents du diagnostic sans même leur mentionner les techniques et approches qui peuvent faire toute la différence ou encore on leur recommande de penser à "institutionnaliser" leur enfant.
On donne des médicaments aux enfants qui présentent des troubles du comportement et on les calme au lieu de chercher les causes de ce comportement.
À la conférence du DAN, le Dr Wakefield nous a dit qu'il y a deux ans, il ne connaissait rien à l'autisme, et que ses collègues ne lui avaient été d'aucune aide dans ce domaine. Toute l'information qu'il a recueillie lui a été communiquée par des parents bien informés et déterminés! En fait, les changements se produisent toujours parce que des parents en ont fait la demande.
Maintenant, plus que jamais, nous devons être informés et entendus et nous devons transmettre cette information pour que nos enfants puissent bénéficier des plus récentes découvertes médicales.
Le Dr Rimland déplore l'attitude défaitiste et cynique dont fait preuve la profession médicale qui prône de "garder les enfants à la maison, bien au chaud ou de les institutionnaliser". L'objectif du DAN est le suivant :
Se concentrer sur la recherche qui peut aider nos enfants maintenant. Le Dr Rimland nous a aussi recommandés de ne pas oublier la vitamine B6, le magnésium et la DMG (appelée auparavant vitamine B15) qui, dans 18 études, se sont révélés sûrs et très efficaces pour les personnes autistes.
Voici un bref résumé des résultats des dernières recherches :
Selon le Dr Sydney Baker, MD, spécialisé en pédiatrie, en allergie, en immunologie, en neurologie ainsi qu'en biochimie, l'autisme est de plus en plus répandu et il semble que le tube digestif, le système immunitaire et le système nerveux central soient tous trois en cause. Chez les autistes, on retrouve les signes suivants : résultats anormaux des analyses d'urine et de la perméabilité intestinale, ce qui nécessite un régime sans gluten ni caséine. On a noté l'amélioration la plus marquée à ce titre chez ceux qui présentent des champignons intestinaux (Candida albicans).
Les recherches effectuées par le Dr Karl Reichelt, MD, PhD, chercheur principal à Oslo, en Norvège, montrent que, chez les autistes, les taux de gluten et de caséine sont 33 %supérieurs à la normale et que, par conséquent, ils présentent une intolérance à ces protéines.
De plus, chez 50 à 60 % des autistes, les taux de sérotonine sont élevés (un taux de sérotonine normal est essentiel au bon développement du cerveau).
Le Dr James Braly, MD, directeur médical des Immuno Laboratories, a traité du rôle important des réactions allergiques en ce qui concerne l'autisme. Les allergies alimentaires sont souvent la cause d'otites, de sinusites, de migraines, de gastro-entérites, et de l'eczéma. Il a cité un article du Lancet qui dit que "toute personne qui présente des troubles neurologiques chroniques d'origine inconnue devrait subir des tests visant à déterminer une intolérance au gluten".
Voici certains des signes associés aux allergies alimentaires : présence d'autres allergies (eczéma, otites chroniques),antécédents familiaux de ces allergies et un goût prononcé pour certains aliments.
Le travail effectué par le Dr Sudhir Gupta, MD PhD (professeur de neurologie, de pathologie, de microbiologie et de génétique moléculaire à l'University of California) sur le traitement "IVIG" de l'autisme a attiré l'attention de la communauté internationale.
Selon lui, l'autisme est une maladie qui regroupe plusieurs facteurs génétiques, immunologiques et environnementaux. Ses travaux de recherche ont permis de révéler que, chez les autistes, on retrouve :
une plus forte fréquence d'infections des voies respiratoires supérieures
une plus grande incidence d'allergies
une présence accrue de micro-organismes (champignons) dans les voies gastro- intestinales
De plus, un tiers des autistes semblent présenter un nombre réduit de lymphocytes T CD4 et CD8, une moindre résistance à Candida albicans et leur organisme peut ne pas être en mesure de fabriquer les anticorps nécessaires pour combattre la polio, la rougeole et la rubéole. Le Dr Gupta a déclaré que l'on possède les preuves suffisantes pour suggérer que l'autisme devrait être considéré comme un trouble neuro-immunologique.
Le Dr Alan Friedman, PhD, biochimiste chez Ortho-Clinical Diagnostics, filiale de Johnson & Johnson, étudie présentement l'autisme en raison de son incidence accrue et du fait que s'il est diagnostiqué et traité rapidement, les symptômes diminuent et une guérison complète est possible.
Le Dr Friedman et son équipe ont découvert des anomalies dans l'urine des personnes autistes(taux maximums de peptides très élevés) et ont noté qu'après trois semaines d'un régime sans caséine, ces taux revenaient à la normale. Cette étude montre une carence en enzyme "DPPIV", ce qui entraîne une faiblesse du système immunitaire.
Le Dr Andrew Wakefield, MD, consultant en gastro-entérologie expérimentale, a terminé son étude de la présence persistante du virus de la rougeole dans l'intestin des personnes autistes. L'autisme régressif est associé au vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons(RRO). (Cette vaccination pourrait être reportée au moment où le système immunitaire de l'enfant est plus fort). On a découvert que l'affaiblissement du système immunitaire constituait réellement un syndrome chez les personnes autistes.
Le Dr John Martin, MD, PhD, directeur de pathologie médicale, a concentré ses recherches sur les virus non décelables associés à l'autisme. Ces virus peuvent "tromper" les mécanismes du système immunitaire et demeurer dans l'organisme pendant des années. On a cependant pu les retrouver dans le liquide céphalo-rachidien des personnes autistes.
Le Dr Martin a déclaré que l'autisme peut maintenant être considéré comme une maladie épidémique.
La secretine
Victoria Beck, qui a un fils autiste, a ensuite parlé de son expérience avec la sécrétine.
La sécrétine est une hormone utilisée dans "l'épreuve à la sécrétine "comme outil de diagnostic. Elle est alors administrée par voie intraveineuse et permet de vérifier la fonction pancréatique.
Son fils a reçu de la sécrétine lorsqu'il a subi une endoscopie.
Par la suite, Victoria s'est aperçue que les intestins de son fils s'étaient mis à fonctionner normalement, alors que depuis longtemps, il avait eu des problèmes intestinaux chroniques, qu'il dormait pendant toute la nuit et qu'il commençait à établir des contacts visuels et à verbaliser.
Chez 150 enfants qui ont également reçu de la sécrétine, on a observé les phénomènes suivants :
les taux de sérotonine du sang ont changé
les taux d'anticorps dans le duodénum ont augmenté
les taux d'anticorps de la rubéole et des oreillons sont passés de très élevés à normaux
la circulation sanguine s'est améliorée dans le lobe temporal gauche
la diarrhée chronique s'est améliorée
un adulte autiste a fait remarquer qu'il "voyait maintenant de façon plus claire et que les couleurs semblaient plus vives"
Le Dr Baker croit que le problème n'est pas une carence en sécrétine, mais que la sécrétine agit sur un aspect avec lequel elle est liée.
Le Dr Gupta a également mentionné que la sécrétine avait des effets bénéfiques sur le système immunitaire. Il faut cependant noter que Victoria Beck a affirmé que le bien-être ressenti par son fils est aussi imputable aux 35 heures de thérapie comportementale qu'il continue de recevoir.
Conclusions/traitements recommandés :
vitamine B6, magnésium, DMG, zinc
acides gras oméga 3 (huile de foie de morue et (ou) de lin)
élimination des allergies alimentaires (5 à 14 jours de désensibilisation)
régime sans gluten (blé) ni caséine (lait)
Analyses permettant de déterminer la présence des marqueurs du gluten/de la caséine : peptides, anticorps
analyse complète des selles
évaluation des allergies alimentaires
analyses sanguine et d'urine permettant de déterminer la présence de métaux lourds, de minéraux, de solvants et de pesticides
Joanne Lefèbvre, responsable Accueil et écoute aux parents.
N.B. : la sécrétine et les analyses mentionnées dans cet article ne sont pas disponibles au Québec. Même aux Etats-Unis, seulement quelques laboratoires travaillant avec le DAN peuvent les effectuer.
(Ce texte est repris avec l'autorisation du site Autisme Montréal , la présentation en a été légèrement modifiée)
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La dernière conférence du DAN (1998) Par Marie-Christine Destison
Quelques mois se seront écoulés depuis la dernière conférence du Defeat Autism Now (DAN) à Cherry Hill aux États-Unis. J'aurais aimé faire un résumé complet de ces deux journées d'enseignement, pouvoir lire toute la documentation recueillie sur place ainsi que les livres achetés directement à leurs auteurs, étudier les nombreuses brochures des laboratoires présents qui sont en permanente recherche du ou des produits qui pourraient aider nos enfants. Mais ceci n'a été fait qu'en partie ... veuillez m'en excuser. Je demande également votre indulgence pour ce qui est de la description de faits médicaux dont je ne suis que l'interprète.
Ce sur quoi tous les médecins présents ont insisté, est le rapport indissociable de par leurs "fonctions similaires" entre le transit intestinal, le système immunitaire et le système nerveux central (le cerveau). Le Dr Baker appelle ces trois partenaires le triangle de l'autisme.
Pour mettre en évidence les dysfonctionnements à ce niveau, un certain nombre de tests (mentionnés dans le protocole du DAN) s'avèrent nécessaires, en particulier le test des acides organiques dans l'urine pour la recherche des sous-produits des levures, des champignons et des bactéries dans le transit intestinal ; ce test permet également la mise en évidence de maladies génétiques telles que la phénilcétonurie ainsi que de nombreuses déficiences nutritionnelles. Un kit de ce test peut vous être envoyé par The Great Plains Laboratory ; l'examen coûte 200 $ US. A Québec, il est possible de faire un test moins approfondi mais très fiable pour détecter le Candida (appeler à l'Association pour plus de renseignements à ce sujet).
Le système immunitaire
Le Dr Sudhir Gupta est le spécialiste des questions immunitaires et insiste sur la connexion existant entre ce système et le cerveau ; c'est lui qui pratique des injections de gammaglobuline (à très hautes doses).
L'étude du système immunitaire est donc primordiale puisqu'une grande partie de celui-ci se situe à côté du transit intestinal, afin d'empêcher les germes présents dans les intestins de passer dans le reste du corps. A ce point, on recherche principalement les anticorps ou immunoglobulines produits par les cellules du système immunitaire. Ces anticorps sont là pour réagir contre la présence de virus, de bactéries et leur permettent ainsi d'être détruits par les globules blancs. Les anticorps sont des protéines composées essentiellement d'acides aminés. Il y a cinq principales classes d'anticorps, IgA, IgG, IgM, IgD et IgE, chacune ayant une structure chimique particulière et donc une fonction particulière. Exemples : un taux élevé d'anticorps IgM contre le Candida indiquerait une récente infection du sang par ce dernier; un taux élevé d'IgE est associé à un problème d'allergies importantes ... Le Dr Shaw soupçonne que beaucoup d'enfants autistes sont défaillants dans la production d'anticorps contre les levures. Une déficience en zinc, facilement délectable par une biopsie des cheveux (et très fréquente chez les autistes) est également un signe d'une défaillance immunitaire.
Les allergies alimentaires
Les allergies alimentaires sont considérées par le Dr Leo Galland, comme un facteur clef dans le traitement de l'autisme. Grâce au test ELISA, on évalue par exemple la sensibilité chimique aux salicylates (oranges, aspirine ... ) ; il a été reconnu que la consommation de sucre augmente d'autant plus cette sensibilité. Le traitement de désensibilisation (EPD : Enzyme Potentiated Desensitivation) se fait par injections et peut durer au-delà de six mois ; ce traitement a été mis au point en Angleterre. Les principaux indices de ces allergies sont : des otites à répétition, d'où prise d'antibiotiques, des problèmes d'allergies dans la famille ou plus simplement les oreilles qui rougissent après un repas et le fait de littéralement se gaver de certains aliments. Les principales allergies concernent le blé, le lait, le maïs, le soja, les levures, le sucre, les agents de conservation et les colorants alimentaires. Un régime alimentaire approprié, des vitamines, des suppléments alimentaires et des enzymes d'origine végétale peuvent alors faire toute la différence dans le comportement de ces enfants.
Le diagnostic
Le travail du Dr Friedman est concentré sur un problème crucial : le manque de marqueurs biologiques pour l'autisme et d'autres atteintes neurologiques. Une toute nouvelle technologie va nous permettre enfin de diagnostiquer objectivement les enfants et de mettre le doigt sur le processus métabolique absent.
Les virus :
Le Dr Martin, quant à lui, travaille sur la recherche et le traitement de virus appelés virus furtifs car ils déjouent le système de défense immunitaire normal et sont la cause de profondes altérations neuropsychiatriques du cerveau.
Le Dr Wakefield s'attache, entre autres, à déterminer le rôle de l'infection persistante du virus de la rougeole dans les maladies inflammatoires des intestins. Ce qui rejoint la théorie des peptides urinaires recherchés par le Dr Reichelt : les fameuses protéines (caséine et gluten) non métabolisées qui passent dans le sang à cause de la perméabilité de la membrane intestine.
Le Ritalin
Quant au Dr Mary Ann Block, sa prestation fut un véritable réquisitoire contre l'abus de Ritalin qui, à court terme, présente des effets secondaires très importants tels que l'insomnie, la perte d'appétit, la dépression. Le Ritalin stimule la même partie du cerveau que la cocaïne et les effets à long terme ne sont pas encore connus!
La sécrétine
C'est avec beaucoup d'émotion que les quelque 1100 participants ont accueilli le témoignage de Victoria Beck sur sa recherche et la victoire sur l'autisme de son fils Parker grâce à des injections de sécrétine. Qu'est ce que la sécrétine? La sécrétine est une hormone sécrétée par la muqueuse du petit intestin et qui permet la fabrication de bicarbonate par le pancréas. Après l'ingestion d'aliments, l'estomac sécrète de l'acide, et donc la nourriture en le traversant devient très acide. Le pancréas libère des enzymes digestives pour digérer les aliments arrivant dans le petit intestin en provenance de l'estomac ; or, ces enzymes ne fonctionneront pas correctement si l'acide contenu dans l'estomac n'est pas neutralisé par le bicarbonate du pancréas. Donc, si la sécrétion de sécrétine est déficiente, il n'y aura pas de production de bicarbonate et les aliments ne seront pas digérés correctement. Pour suppléer cette déficience, on injecte de la sécrétine de porc (très semblable à la sécrétine humaine) par voie intraveineuse et la sécrétine est donc transportée par le flux sanguin jusqu'au pancréas. Si le pancréas fonctionne correctement, alors il y aura formation de bicarbonate.
Un parent a raconté qu'après avoir constaté une abondance d'aliments non digérés dans les selles de son enfant, il a exigé qu'une évaluation de la fonction pancréatique soit effectuée. Après que la sécrétine ait été administrée à l'enfant, le médecin a constaté non seulement la production de bicarbonate, mais la sécrétion pancréatique débordait littéralement ; mais, plus important encore, il y a eu amélioration du comportement de l'enfant. Avant l'injection, l'enfant ne disait que deux mots et n'avait aucun contact visuel ; dans les trois semaines qui ont suivi l'injection, l'enfant parvenait à un contact visuel la plupart du temps et il comptait une centaine de mots à son vocabulaire. Des améliorations semblables ont été constatées chez d'autres enfants, alors que chez d'autres on n'a noté qu'une légère amélioration.
Bien que toutes les approches naturelles précédemment citées soient reconnues comme particulièrement efficaces chez les plus jeunes, les résultats du traitement à la sécrétine ne dépendent pas de l'âge du patient.
Le moyen le plus infaillible pour détecter cette déficience en sécrétine est une biopsie de la muqueuse intestinale par l'endoscopie (ce qui signifie chirurgie et anesthésie), le défi étant, ici comme aux Etats-Unis, de convaincre un gastro-entérologue de pratiquer cette opération! Heureusement, d'après le Dr Shaw, il y a des petits tests que l'on peut faire et qui nous donneront déjà une bonne idée du problème de la sécrétine, par exemple mesurer l'acidité des selles avec du papier Ph (si la production de bicarbonate est insuffisante, les selles seront plus acides et le Ph sera bas: inférieur à 6) et faire faire un examen de la fonction pancréatique pour mesurer la concentration d'enzymes pancréatiques dans les selles ou dans le sang. La trypsine est l'enzyme la plus communément recherchée dans cette optique précise. Ceci peut être fait dans la plupart des grands laboratoires.
Voilà un survol très rapide de cette dernière rencontre du DAN que j'ai trouvée pour ma part passionnante et très encourageante même s'il reste évidemment beaucoup à faire. Je n'aurai que ces quelques mots pour conclure : les problèmes gastriques de nos enfants ne devraient plus jamais être pris à la légère. L'autisme est un état et non une maladie, et cet état dépend de troubles métaboliques dont on commence depuis peu à trouver les causes.
Un appel pour de la recherche au Québec
Maintenant il devient urgent que des médecins québécois prennent le relais à notre place et fassent le lien avec leurs confrères aux Etats-Unis qui sont très accessibles, très ouverts et d'une grande générosité quant à l'aide qu'ils apportent à d'autres médecins (des stages de formation existent et certaines équipes se déplacent). Ils sont submergés de lettres de parents qui, de toute façon, ne pourront rien faire sans l'aide de l'autorité médicale (ceux qui essayent quand même, et dont je suis, dépensent une énergie démesurée par rapport à l'aide et au bénéfice obtenus... le suivi médical étant bien évidemment primordial).
Il est anormal que nous, les parents, continuions à faire ce fastidieux travail de recherche, que nous écrivions des lettres pathétiques en forme de S.O.S. à des médecins géographiquement et matériellement inatteignables, que nous tentions seuls de faire notre cocktail thérapeutique de vitamines, d'acide gras ou de tout autre complément et que nous nous posions mille questions quant à la pertinence de tel ou tel examen pour nos enfants. Il faut vraiment avoir la foi du combattant ou l'acharnement du désespoir pour arriver à ses fins. Essayez d'envoyer seul et sans un cadre médical un échantillon d'urine ou de sang à l'étranger! Il faut passer les douanes, conditionner l'envoi, c'est-à-dire se procurer de la glace sèche, etc., etc., c'est titanesque et pourtant nous sommes quelques-uns à l'avoir fait.
Malgré notre détermination, nous avons bien assez à assumer dans notre rôle de parents avec nos enfants si exigeants quant à la patience et à l'énergie qu'il faut leur consacrer, sans que nous devions en plus jouer aux "apprentis chercheurs". Il ne s'agit pas d'attendre un miracle, mais un mieux-être à apporter à nos enfants et, par conséquent, à nous-mêmes et à nos familles. Et tant mieux si certains ont déjà trouvé la réponse totale à leur problème. Ce n'est plus un rêve, les faits sont là, les chercheurs et leurs travaux également. Médecins du Québec et d'ailleurs, prenez le train pendant qu'il est encore en marche et vous ferez partie vous aussi de la grande famille de "Vainquons l'autisme maintenant".
Benjamin Franklin a dit : "C'est inquiétant de voir combien de temps il faut pour qu'une vérité de première importance soit admise, puis propagée dans le public et utilisée". |
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| 1999 | Comptes rendus de la conférence de la conférence du DAN d’octobre 1999.
Par Marie-Christine Destison
Parrainée par l'Autism Research Institute (ARI) et le Defeat Autism Now! (DAN!)
Une année plus tard, nous voilà de retour du congres du DAN édition 1999. Malheureusement, le "nous" employé ne concerne que des parents et bien peu, sinon pas, de médecins.
A cet égard, je ne citerai qu'une phrase mentionnée par le Dr Sydney Baker et attribuée à Vaclac Havel :
"Suivez ceux qui cherchent la vérité et fuyez ceux qui prétendent l'avoir trouvée"
Cette mise au point étant faite, on peut décrire la conférence comme étant la suite logique et implacable de la précédente, c'est à dire que rien de ce qui a été dit l'an dernier et les années précédentes n'est remis en question, au contraire la recherche sur la connexion "intestin-cerveau" s’avère de plus en plus indubitable et est étayée par de nouvelles investigations.
Le niveau scientifique des conférenciers était tel que nous, les parents, avons eu parfois bien du mal à suivre, même nos homologues américains, pendant la période d’échange, ont réclamé avec humour, un cours de biochimie.
Le cote positif de tout cela est que, quel que soit le domaine particulier de recherche de chaque spécialiste, tous leurs travaux se complètent et s'expliquent les uns par rapport aux autres, comme un gigantesque puzzle qui commence à prendre forme.
Parmi les intervenants, on retrouvait d'une part les chercheurs comme les Drs Reichelt, Shattock, Pangborn, Gupta, Wakefield, Shaw et Megson, et d'autre part des médecins pratiquant tous les jours les approches du DAN.
Le pionnier dans ce domaine étant le Dr Sydney Baker qui au cours des trois dernières conférences se plaît à rappeler qu'il n'y a pas de gros changements concernant sa théorie globale du "triangle de l'autisme". Cette dernière définit la relation entre le système immunitaire, le système digestif et le système nerveux.
Les thérapies varient d'un enfant à l'autre selon son histoire, les tests de laboratoire et l'aptitude à recevoir tel ou tel traitement. Petite révision de ces traitements : les suppléments tels la vitamine B6, magnésium, sélénium, zinc, calcium, DMG et autres.
Le traitement du problème des toxines dues à des déficiences de détoxication fait appel à des mécanismes de conjugaison avec le sulfate (enzyme PST), l'acide glucuronique (enzyme glucuronidase) la glycine et le glutathion, la correction d'une flore intestinale défectueuse, les thérapies antivirales, l'utilisation d'injections de gammaglobulines, la désensibilisation et la diminution des allergies de par la suppression des aliments en cause, l’élimination des métaux toxiques et autres toxines en excès, le régime sans gluten et sans caséine, et la sécrétine.
Ne perdons jamais de vue que peu importe le diagnostic, la question est vraiment de savoir quel est le besoin spécifique du corps; que lui manque-t-il et que faut-il supprimer pour qu'il aille mieux?
Le Dr Baker insiste sur la fonction de reconnaissance et de mémorisation qui est partagée aussi bien par le cerveau que par le système immunitaire, le processus est le même mais l’échelle est différente (niveau inférieur pour le système immunitaire).
Les problèmes surviennent lorsque cette fonction de mémoire chimique est surchargée, comment se débarrasser des toxines et des intrus en général?
Sachant que la surface des intestins est la plus étendue de notre corps, il s'agit d'une place très mouvementée avec beaucoup de trafic, les principaux clients étant les aliments et les germes.
La sécrétine reste pour le Dr Baker, une grande priorité sinon la première, il insiste sur le fait qu'il faut faire l’expérience d'au moins trois injections avant d'estimer raisonnablement que ce traitement est sans effet.
Les réponses peuvent être à long terme et rares sont les effets négatifs. De même, la thérapie antifongique est un traitement long et intense, car les champignons et levures sont très persistants.
Pour le régime sans gluten et sans caséine, une année et plus parfois est nécessaire avant de voir des changements positifs.
Aucun test n'est à 100% parfait. Ceci pour nous rappeler qu'il faut contrôler souvent, à des endroits différents et avec des tests différents si possible.
C'est particulièrement vrai pour les tests d'allergies alimentaires car l’idéal n'est pas d’éliminer un aliment pour toujours. De manière globale il recommande, pour une alimentation efficace, de charger en protéines le matin et de les diminuer en cours de journée.
Madame Laura Stevens nous a parle du rôle essentiel des acides gras concernant le comportement, les apprentissages et la santé générale.
Exemple à l'appui, elle relata l'histoire d'un jeune garçon souffrant de maux de tête et d’eczéma, pour lequel la rémission de ses symptômes fut totale grâce à la suppression de tous les colorants artificiels (regime Feingold) ainsi que les aliments allergènes et l'introduction d'huile de lin et d'onagre.
Les acides gras essentiels sont nécessaires à tout individu car ils sont à la base de la formation de la cellule et essentiels à la communication intra cellulaire, or la vie naît de chaque cellule.
Ces déficiences se caractérisent par 7 symptômes principaux qui sont les suivants : soif excessive, mictions fréquentes, peau sèche, cheveux secs et impossibles à coiffer, pellicules, ongles cassants, et kératoses folliculaires.
Plus de 3 de ces caractéristiques sont significatives d'une déficience en EFA et s'accompagne généralement d'une formule phospolipidique basse dans le sang.
Dans le panel des maladies mentales, ces déficiences s'associent souvent à la schizophrénie et à la dépression. Le bon équilibre dans la supplémentation des acides gras oméga 3 et des acides gras oméga 6 est bien sur évident.
La meilleur source d’oméga 3 est le poisson d'eau froide (thon et surtout saumon). L'huile de lin, les haricots de soja, l'huile de canola et tous les légumes vert fonce fournissent d'excellents acides gras essentiels. Il est possible de mesurer la déficience en EFA grâce à un test sanguin.
Une bonne nouvelle nous est arrivée avec la présentation du Dr John Pangborn qui est l'initiateur d'un projet datant de 1996 et visant à la mise au point d'une enzyme digestive, comparable à la peptidase, capable de décomposer les peptides dérives du gluten et de la caséine.
Apres 3 tentatives infructueuses inhérentes au problème de stabilité du produit sous des conditions de pH intestinal (l'enveloppe du produit détruisant plus de la moitié de l’activité de la peptidase) le Dr Pangborn finissait par mettre au point, au courant de l’année 1998, une peptidase qui grâce aux enzymes digestives produites par l'Aspergillus, gardait son activité intacte dans l'estomac et donc ne nécessitait plus l'utilisation d'un enrobage.
Ce supplément digestif a été testé dans la clientèle de sept médecins et d’après les parents, 40 à 50 % des patients autistes ont été aides dans des domaines allant de la socialisation, au sommeil, à l'hyperactivité, l'attention, le langage, la digestion, la sensibilité au bruit, la persévérance, l'humeur et le contact visuel.
Ce produit sera disponible d'ici la fin du mois d'octobre sous le nom de SEREN-AID et est distribue par les laboratoires KLAIRE.
Cette découverte va permettre, non pas de renoncer dans un premier temps au difficile régime sans gluten et sans caséine, mais sera un support appréciable pour assouplir cette diète dans certaines circonstances et, par la suite, de réintroduire progressivement certains aliments litigieux (au fur et à mesure de l'avancement des tests, d’après Ilene Buchholz de chez Klaire, la réintroduction de ces aliments avec le Seren-Aid, s'est faite sans aucun problème précédemment connu).
N'oublions pas de mentionner que tout ceci a été possible grâce à la découverte par le Dr Reichelt (étude s'étalant sur une dizaine d'années) de cette fameuse théorie des peptides opiacés provenant de la caséine et du gluten et donc de l'importance de la relation entre les protéines alimentaires et le comportement (avec une prédisposition génétique).
Le Dr Reichelt poursuit donc sa recherche à l'aide de modèles animaux pour reproduire les symptômes autistiques et ainsi confirmer sa théorie, de même que le bénéfice des régimes sans gluten et sans caséine.
Le Dr Shattock appuiera sa théorie de "l’excès opiacé" sur les facteurs génétiques, environnementaux, infectieux et alimentaires.
Il nous rappellera que 80% des autistes ont des niveaux anormalement élevés de ces peptides et que ces derniers interfèrent directement sur les neurotransmetteurs dans le système nerveux.
Un peptide en particulier, l'IAG est un métabolite d'un acide amine, le tryptophane, lui-même précurseur de la sérotonine.
Son souhait serait que la médecine traditionnelle, dans son approche des maladies "mentales" considère le corps comme une entité non fractionnable et non, comme nous l'a montre avec beaucoup d'humour, son croquis représentant un corps humain dont la tête était décapitée.
Le Dr Candace Pert nous a parle dans un discours très passionne et pas toujours à notre portée, des neuropeptides et de la sécrétine dans le cerveau. De l'importance de ces récepteurs puisqu'ils se trouvent sur toutes les cellules du corps : au niveau du cerveau, des hormones (insuline et œstrogènes) et du système immunitaire (cytokines, interleukines, interférons) et que ces systèmes se parlent constamment entre eux.
Sa présentation concernait surtout sa recherche sur le virus du sida et ses travaux l'ont amène à étudier le rôle des peptides et leur effets sur le cerveau.
Ce qu'elle a trouve est de première importance car elle a découvert qu'il est possible de "tricher" avec les récepteurs du cerveau afin qu'ils rejettent les peptides contenus dans le flux sanguin, ces derniers, n'ayant aucune place ou "s'accrocher" dans le cerveau.
A long terme, cette recherche devrait nous intéresser, nous parents d'enfants autistes, car les approches thérapeutiques actuelles concernant les peptides, c’est-à-dire, les suppléments de peptidase, le régime sans gluten et sans caséine, et la sécrétine n'ont pas d'action sur les peptides déjà existants dans le sang.
Le Dr Walter Herlihy, président de REPLIGEN et lui-même père de deux fillettes autistes, a développé les différents projets relatifs à la sécrétine. Repligen a acquis les droits exclusifs concernant deux produits de diagnostique à base de sécrétine de la firme ChiRhoClin.
ChiRhoClin est une compagnie née à la suite de l’arrêt de la production de sécrétine par FERRING et fondée par d'anciens collaborateurs dissidents de cette dernière.
ChiRhoClin a donc repris le flambeau de la sécrétine porcine et la seconde sur la sécrétine humaine. Selon l'entente signée, REPLIGEN serait responsable du marketing et de la distribution, après l'approbation de la FDA. Quant à ChiRhoClin, ses prérogatives seraient principalement la fabrication, les deux compagnies développeraient conjointement les nouvelles applications potentielles dans le domaine du diagnostic.
Cette entente est particulièrement importante pour l’accélération de la commercialisation des sécrétines thérapeutiques, car les produits de diagnostic vont permettre de consolider une base de revenus appréciable et continue pour absorber les coûts de mise au point de la sécrétine dans le traitement de l'autisme (ainsi que du CTLA4 pour la transplantation d'organes).
Concernant le domaine du diagnostic, deux demandes d'approbation ont été déposées auprès de la FDA, l'une en mars 1999 pour la sécrétine porcine, et l'autre est prévue courant 2000. Les versions synthétiques sont bien évidemment préférables puisqu'elles satisfont les exigences de pureté et ne présentent aucun risque de contamination par des virus.
Dans le but de confirmer l’efficacité de la sécrétine humaine synthétique et de mettre au point les bons dosages chez les autistes, trois tests cliniques sont en cours à l’Université de Maryland à Baltimore, au Royal Free Hôpital de Londres et à la Mayo Clinic de Rochester.
Il est à noter que l'institut de la Santé (NIH) américain bien que n'ayant pas adopté de position formelle à l’égard de la sécrétine, a fortement encouragé toutes les demandes de subventions pour la recherche en ce domaine et de nombreux essais cliniques sont déjà entrepris un peu partout aux Etats Unis.
Victoria Beck nous a emmené pendant plus d'une heure bien au-delà du royaume de la sécrétine, nous proposant un plan d'action et d'acquisition de moyens concernant la quête de traitements pour nos enfants.
Cette partie fut à mon goût trop longue et discordante avec le discours pratique et scientifique des chercheurs. Nous étions en plein ésotérisme, Mme Beck considérant l'autisme comme la face cache de Venus etc., etc..
Cela a beaucoup plu à l'auditoire en général, mais personnellement, j'aurais préfère savoir ou en était les progrès de son fils. Que donnaient les applications transcutannées de sécrétine (peu de gens savent que Victoria Beck n'a eu recours qu'a trois injections de sécrétine et depuis longtemps, n'utilise que la voie transcutanée).
La séance du dimanche matin fut dominée par la présence du Dr Gupta, grand spécialiste de l'immunologie en matières autistique et le Dr Wakefield, ovationne une fois de plus pour ses travaux mettant en cause la vaccination (rougeole, oreillons, rubéole).
Le Dr Gupta nous a rappelé la complexité et l'importance de la tache qui incombe au système immunitaire : la lutte contre les infections de toutes sortes, virus, bactéries, champignons.
Les facteurs impliques dans l'autisme sont d'origine génétique, immunitaire et environnementale.
Très succinctement, le système immunitaire est constitue par : - les cellules lymphocytes B qui produisent les anticorps ou immunoglobulines (IgM, IgG, IgE, IgA et IgD).
La présentation du Dr Gupta s'attardant surtout sur les IgA impliques dans la protection de la paroi intestinale et dont la forme spécifique sIgA, mesurée chez nos enfants est très souvent anormalement basse ou voir inexistante.
La 2eme classe d'anticorps dont le Dr Gupta nous a parle est celle des IgG, avec 4 sous-classes, particulièrement les IgG1 et les IgG3, anticorps contre les protéines.
les cellules T (provenant du thymus) sont responsables de l’immunité cellulaire. Leur fonction est de tuer tout tissu étranger ou infecte. Elles produisent alors des lymphokines qui sont des grosses protéines réglant les autres cellules du système immunitaire. Certaines de ces protéines s'appellent, interleukines (IL). Dix-huit sortes d'IL ont été identifiées. D'autres protéines se nomment interférons. De fortes concentrations de IL12 et de interféron gamma se retrouvent chez les autistes, possiblement dues à des réactions contre la vaccination.
A cote des cellules T existent un autre type de lymphocytes, les cellules "natural killer", elles aussi en minorité chez 30 à 40 % des autistes. Le Dr Gupta s’intéresse également particulièrement à une forme de cellules T, les CD4 qui, une fois de plus en-dessous de la normale chez la population concernée, pourraient être la cause d'infections accrues au Candida Albicans.
Mis à part le traitement coûteux avec les injections d'immunoglobulines, rappelons l'importance du Zinc pour un système immunitaire en bonne santé.
A la suite d'une demande d'un parent concernant le colostrum bovin, le Dr Gupta à considèré ce dernier comme étant un excellent produit pour renforcer le système immunitaire (colostrum sans caséine de préférence).
Le colostrum est le premier lait produit par la mère après la naissance de son enfant (durant 3 jours environ) et contient un très haut pourcentage d'anticorps et immunoglobulines. Il serait, à ce titre, d'un grand support pour l'estomac et le transit intestinal en général.
Dr Wakefield :
Le Dr Wakefield s'attarde brièvement mais de façon percutante et sans appel sur l’épidémie galopante de l'autisme après les années 80. Il rappelle que contrairement à certains courants de pensée, elle ne s'explique pas par le fait que "nous (les médecins) soyons de meilleurs diagnostiqueurs qu'autrefois" mais est belle et bien due à des facteurs environnementaux.
Le facteur principal de l’étude du Dr Wakefield étant l'impact du vaccin rougeole oreillons rubeole sur le systeme digestif.
Le Dr Wakefield fait des recherches au Royal Free Hospital de Londres et à l'University College Medical Scholl, dans un groupe d’étude sur les maladies inflammatoires de l'intestin. Il recherche la corrélation pathologique, immunologique et biochimique entre l'autisme et les enterocolites étudiées chez les enfants autistes.
De par ses travaux, il a aidé à etablir le role de la rougeole dans la maladie de Crohn ainsi que la relation entre la vaccination rougeole-oreillons-rubéole et l'apparition de symptômes développementaux régressifs de type autistique.
Dr William Shaw :
Le Dr William Shaw est le spécialiste de l'identification et de la quantification d'acides organiques dans l'urine (permettant de retracer la présence de Candida ou Clostridium). Ses recherches effectuées sur deux jumeaux identiques dont les symptômes étaient très divergents (l'un autiste, l'autre pas) ont permis d’étudier les facteurs d'origine non génétique dans le développement de l'autisme.
Les résultats du Stanford Autism Genetics ont prouvés qu'il n'existe aucun gène de l'autisme avec un facteur prédominent de l'autisme, il s'agit plutôt d'un nombre relativement élevé de différents gènes en relation avec l'autisme, chacun contribuant au problème avec un effet mineur.
Nous rappelons que le livre du Dr Shaw, intitule "Biological Treatments For Autism And PDD" est certainement la meilleur façon d'aborder concrètement les problèmes et les traitements de tout enfant autiste.
C'est une sorte de Bible ou de B A BA de l’appréhension du phénomène autisme, pour ceux qui veulent chercher, comprendre et agir face à la situation de leur enfant. Espérons que bientôt ce livre sera disponible en français.
Dr Stephen Kahler :
Le Dr Kahler est un généticien attache au Royal Children's Hospital de Victoria Australie, qui étudie les facteurs génétiques de l'autisme en relation avec les observations récurrentes telles que les réponses au changement de régime, les modulations du système immunitaire, les facteurs peptidiques et la prise de médicaments psychoactifs. Bien que l'aspect impliquant la sérotonine a été reconnu depuis des décennies, il n'existe pas encore de cadre conceptuel pour unifier la chimie du cerveau.
Petite phrase intéressante au sujet de l'expression formelle et ex cathedra du diagnostic : "Méfions-nous de vouloir tout étiqueter, cela nous empêche de bien réfléchir au problème" Be careful when you put a label on sthg, it may prevent you from thinking about it.
Dr Mary Megson :
La théorie du Dr Megson est que dans le cerveau de certains enfants, les récepteurs de la vitamine A, qui contrôlent la vision, le langage et la perception peuvent être altères et affaiblis à cause de l’hérédité génétique d'un parent.
Ces récepteurs situes sur les membranes de la cellule extérieure sont lies aux protéines G à l’intérieur de la cellule et ces dernières modulent la fonction et la communication cellulaire de tout le corps. D'ou leur importance.
La vitamine A naturelle pourrait "rallumer" ces récepteurs. Ajoutons que la vitamine A à hautes doses peut être toxique.
Le Dr Megson utilise des doses appropriées qu'elle contrôle minutieusement. En liaison avec la sécrétine, rappelons que celle-ci, mis à part ses effets les plus connus, permet l'augmentation de l'absorption des vitamines lipophiles A, D, E et K.
La meilleure source de vitamine A naturelle se trouve dans l'huile de foie de morue.
Le Dr Megson interprete la vision de certains enfants comme une vision en "boite", on comprend mieux dit-elle, pourquoi ces enfants sont tellement et parfois, uniquement, attires par l’écran de télévision ou celui de l'ordinateur qui est l'exacte réplique de leur champ de vision.
On parle aussi de vision périphérique si souvent observée chez les enfants autistes, ils ne nous regardent pas directement mais semblent parfaitement nous voir.
Un autre enfant, suite à un traitement à la vitamine A, a fait cette remarque concernant sa vision : "c'est la première fois que je vois en même temps, ma main et mon bras." Concernant la perception auditive, ces derniers attribueraient tout bruit entendu à la personne qu'il ont dans leur champs de vision.
Comme le spécifie le Dr Rimland "ceci est donc une nouvelle pièce du puzzle sans être pour autant un traitement, mais, dans l’état actuel des choses, toutes les pistes ont besoin d’être explorées".
Dr Kenneth Bock :
Partant toujours et encore du principe des méfaits de la vaccination (toujours oreillons, rougeole et rubéole). Les facteurs de transfert de sang sont reconnus comme étant des agents permettant une réponse immunitaire cytotoxique antivirale. Ce sont des molécules qui contiennent à la fois des protéines et des acides nucléiques provenant des globules blancs. Elles peuvent transférer l’immunité d'un donneur sain à un receveur présentant une déficience immunitaire.
Leur rôle potentiel chez les autistes a été étudié et expérimenté depuis quelques temps déjà par le Dr Fudengerg, éminent immunologue et dont les travaux sont repris par le Dr Bock (les cellules T seraient en cause et particulièrement le phénotype Th1 et Th2, qui représentent les cellules impliquées pour combattre la rougeole).
Je terminerai avec l'expose des Dr Cave et El-Dahr, bien que chronologiquement antérieur aux conférenciers précédemment cités, car il concerne le débat sans doute le plus important dans le "facteur déclenchant" de l'autisme et par conséquent, le sujet clef de la santé des enfants à venir : j'ai nommé la vaccination.
Ces deux médecins nous ont donne un aspect pratique des problèmes entourant les vaccinations, y compris l'aspect légal ainsi que les moyens de réduire les risques de ces réactions. Elles ont écrit un livre s'intitulant "Ce que les parents devraient savoir à propos des vaccinations".
Un long exposé sur l'histoire de la vaccination nous été proposé, rappelant le bien fonde du principe qui ne sera jamais remis en question à aucun moment. La question n'est pas de savoir s'il faut être pour ou contre les vaccins, mais bien de savoir quels sont : la qualité, le dosage et les composants d'un vaccin et quel est l’état de la personne qui le reçoit.
A ce titre, mentionnons quelques mises en garde préconisées par ces médecins et d'ailleurs approuvées par la totalité des intervenants.
ne pas administrer de vaccins à des enfants malades, cela paraît sans doute évident mais ne l'est pas toujours dans la pratique (mon fils en a fait la triste expérience...); espacer les vaccinations dans le temps; repousser raisonnablement l'âge auquel les vaccins doivent être administrés ; utiliser des vaccins exempts de thimerosal (mercure); Séparer en trois vaccins distincts la combinaison rougeole-oreillons-rubéole. Au sujet de l'enfant :
vérifier toute déficience immunitaire avant la vaccination ; lui donner un régime riche en nutriments et en compléments alimentaires ; limiter le plus possible l'exposition à des agressions environnementales. Sur cet aspect spécifique de l'autisme, le Dr Rimland s'est adressé à l'auditoire et nous a demandé quels parents suspectaient que l'autisme de leur enfant se soit déclaré après une vaccination. Plus de 90 % de la salle s'est levé....
La polémique chez nos voisins américains est très vive depuis quelques mois, les émissions de télévision se succèdent et les actions publiques soutenues par des célébrités telles que l'actrice Renée Russo provoquent un débat soutenu. Les autorités fédérales de la santé sous la pression du Congrès, des avocats de la vaccination sans danger, des parents d'enfants décédés ou handicapés et un nombre croissant de médecins dissidents ont revu leur politique sur le très controversé vaccin de l'hépatite B.
Comme l'an dernier, je sollicite la même indulgence des lecteurs à l'égard de ce long exposé qui comporte des disparités quant à l'espace consacré aux différents intervenants, mon attention et ma compréhension ne pouvant être égales tout au long de ces deux journées d'information intense.
Pour répondre aux détracteurs du protocole DAN qui jugent que nous suscitons de faux espoirs, je dirai, d'une part, que mieux vaut l'espoir plutôt que des prévisions sombres ou, pire encore, le sempiternel " je ne sais pas ", et que dans l'état actuel des choses, cet espoir ne peut donner de résultats qu'avec une bonne dose d'investigation, de compréhension, de travail et de rigueur personnels.
D'autre part, si l'on vous prouve par des tests médicaux adéquats que des choses anormales se produisent dans le corps de votre enfant, je vous assure que vous êtes motivés pour agir car enfin vous pouvez tenter quelque chose, même si la voie n'est pas facile. Psychologiquement, pour un parent, c'est déjà tellement plus satisfaisant que l'immobilisme.
Pour faire un parallèle avec les approches éducatives, comparons nos enfants à un moteur encrassé auquel on donne de l'essence super, extra, or... enfin, la meilleure cette essence représenterait toutes les méthodes d'apprentissage TEACCH, LOVAAS, ABA etc...
Il est bien évident qu'un moteur a besoin de carburant pour que la machine puisse avancer (apprendre), mais ne serait-il pas plus judicieux de le décrasser (désintoxiquer) avant, pour optimiser la performance due à l'essence (méthodes d'apprentissage) ???? ================================================================== Maintenant, pour actualiser nos propres besoins ici au Québec, je ne peux que reformuler ma demande urgente et impérieuse, d'avoir un appui médical local en rapport avec les approches et thérapies maintenant couramment employées aux Etats-Unis. Nous savons que plus un enfant est jeune, meilleurs seront les interventions et les résultats en faveur d'une récupération. Il est formidable de lire dans les groupes de discussion sur internet les récits de parents qui décrivent dans le détail le recouvrement de leur enfant grâce au régime sans gluten et sans caséine, grâce au traitement du Candida, ou bien encore grâce à la sécrétine, sans oublier les heures consacrées à des approches éducatives telles que ABA (analyse du comportement appliquée). Il n'est plus question de scientifiques et de querelles de pensée médicale, il s'agit de témoins le mieux placés pour juger du changement comme de la non-efficacité de certaines approches.
Nous avons besoin d'un mini-protocole DAN pour les examens de base, pour dépister le Candida, les intolérance au gluten et à la caséine, les problèmes de détoxification et les déficiences immunitaires. Nous avons besoin de personnes compétentes pour adapter les traitements à ces pathologies. Nous avons besoin de mise en garde contre la vaccination dans les familles à risques (allergies, asthme, maladies auto-immunitaire...). Nous avons besoin que vous, les médecins, alliez chercher une information nouvelle même si elle bouleverse tout ce que l'on vous a appris en théorie et dérange votre pratique habituelle; ça s'appelle se mettre au fait de la connaissance et faire ainsi le maximum pour ses patients. Aucun parent sensé n'attend de vous un miracle, mais de l'aide concrète pour essayer de comprendre. |
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| 2000 | La Conférence du DAN! 2000
San Diego, 16-17 septembre 2000
Par Marie-Christine Destison avec la précieuse aide technique de Jean Claude Marion
Traitements divers Les acides gras Différents Omegas 3 Le système immunitaire Les lymphocytes B (ou cellules B) Les lymphocytes T Vaccination et thimerosal Conseils pratiques pour une vaccination sécuritaire À titre préventif La vitamine A naturelle L'enzyme DPPIV Les facteurs environnementaux Le mercure Le virus de la rougeole
Et de six... La grande famille du DAN (Defeat Autism Now !) était donc de nouveau réunie pour son rendez-vous annuel (le troisième pour moi) avec le privilège de pouvoir concrétiser des relations internautes, aussi bien avec les parents que les professionnels.
Samedi 16 septembre
Les deux initiateurs du mouvement, le Dr Bernard Rimland et le Dr Sidney Baker, ont ouvert le congrès en insistant sur la nécessité absolue pour la médecine traditionnelle d'aller au-delà de ses limites actuelles dans le domaine de l'autisme puisqu'il n'existe pas de procédure médicale standard. Les conférenciers ont voulu dispenser une base de connaissances afin de prévenir et même soigner ce qui nous rassemble tous ici. Quant aux parents, ils devraient être en mesure de mieux faire face à l'état de leur enfant car mieux armés pour en parler avec leur professionnel de la santé... Idéalement, c'est bien ce à quoi nous aspirons tous !
Traitements divers
Le Dr Baker (bien affaibli par une grippe) nous a rappelé qu'il n'était pas question de donner une recette ou une liste de traitements miracles car nos enfants présentent une telle variété de désordres immunologiques, digestifs et cérébraux que chacun nécessite un traitement personnalisé : il faut faire appel au "gros bons sens", comme on dit au Québec, et à de nombreux tests de laboratoire. Après avoir cité de nouveau la désormais célèbre phrase de Vaclav Havel (Suivez ceux qui cherchent la vérité et fuyez ceux qui prétendent l'avoir trouvée), il a ajouté que le vieil adage médical selon lequel lorsque beaucoup de choses semblent marcher, rien ne marche ne pouvait pas s'appliquer à l'autisme. Il a passé en revue :
les traitements antifongiques (médicaments et produits naturels) : rien de nouveau sous le soleil depuis ces dernières années ;
les traitements antibactériens pour les rares enfants qui répondent positivement à ceux-ci (Vancomycine, Gentamycine ou Cipro) ;
les traitements antiparasites, en insistant sur le Blastocystis hominis, apparemment négligé par la médecine conventionnelle et traité avec le Bactrim, l'Humatin, le Yodoxin ou plus naturellement avec l'Artemisia annua, d'autres herbes ou un extrait d'agrumes ;
les antiviraux comme l'Acyclovir, le Valacyclovir, Famciclovir et le Gancyclovir, qui sont efficaces contre l'Herpes simplex/zoster ;
les traitements digestifs : tous les enzymes d'origines diverses, organique et végétal qui brisent les grosses molécules, en plus de la nouvelle génération de peptidase comme le Serenaid (Klaire Laboratory) ou l'Enzymaid (Kirkman) ;
pour les quelques enfants qui ont une brève réponse positive aux stéroïdes, les médicaments comme le Depakote, apparemment plus efficace que Clonidine, Risperidone et Prozac. Ces médicaments posent d'autres problèmes à long terme ;
les traitements éducatifs, qui ne font pas partie de son expertise personnelle mais qui lui font dire que l'accent mis sur les forces d'un enfant est la base de la confiance en soi : les meilleurs résultats découlent des plus hautes attentes et cela devrait être appliqué à chaque enfant, handicapé ou non ;
les traitements de la flore intestinale : le régime est une première approche (élimination du blé, de l'avoine et de la caséine, qui favorisent le Clostridia). Est-il nécessaire de rappeler que les levures aiment le sucre? Les fibres et les probiotiques sont plus efficaces que les antibiotiques, qui font plus de mal que de bien ;
les traitements divers comme l'oxygénothérapie, la thérapie cranio-sacrale, l'homéopathie, la sécrétine ;
les traitements du système immunitaire : remarque sur la corrélation entre le système immunitaire et le système nerveux, qui forment une unité dans le processus de perception-mémorisation égale reconnaissance. Ceci se passe au niveau microscopique et chimique dans le système immunitaire. On insiste beaucoup cette année sur la prédominance des Th2 par rapport aux Th1 (deux formes de cellules T auxiliaires), qui pourrait bénéficier d'approches comme les antifongiques, les IVGG, les facteurs de transfert sanguin, le colostrum ou EPD (Enzyme Potentiated Desensitization) ;
les traitements comme la mélatonine, la thérapie cellulaire et le FGF (Fibroblast Growth Factor) ;
les suppléments alimentaires dont nous entendons parler depuis longtemps : B6, Mg, DMG, zinc, sélénium, huile de foie de morue, calcium (essentiel pour les régimes sans caséine), B12, huile d'onagre, DMAE, urocholine, glycine, MSM ;
les traitements sensoriels : thérapie auditive, visuelle, tactile ;
les traitements symptomatiques au charbon actif (pour enrayer les réactions lors de l'élimination des levures), l'AlkaseltzerGold (qui "alcalinise" ou neutralise l'acidité).
Tous ces traitements ne sont pas indépendants les uns des autres, bien au contraire.
Le Dr Rimland a rapidement dénoncé l'accueil plus que mitigé, voire défavorable, de la médecine face aux nouveaux choix proposés en autisme et ce, depuis les années 60. À l'opposé du modèle de Linus Pauling, qui parlait de psychologie orthomoléculaire (utilisation de suppléments afin de fournir les substances nécessaires à l'organisme), la psychiatrie continue de préférer l'utilisation de médicaments, même si ceux-ci contiennent des substances toxiques. Il a rappelé que 100 000 personnes meurent chaque année par suite de l'ingestion de médicaments prescrits sur ordonnance. Sur 3000 familles, 44% ont rapporté que l'état de leur enfant s'était aggravé avec le Ritalin, alors que 29% voyaient un changement positif. Quant à la vitamine B6, 46% en sont satisfaits contre 4% (ce qui est statistiquement négligeable). Le Dr Rimland nous a d'ailleurs fourni un tableau statistique sur l'effet des médicaments et des vitamines établi d'après l'information obtenue des parents.
Les acides gras
Le Dr Andrew Stoll, directeur du laboratoire de psycho-pharmacologie au MacLean Hospital de l'École de médecine de l'Université Harvard, nous a rappelé que la question de l'alimentation a toujours fait l'objet de beaucoup d'hostilité de la part des professionnels de la médecine, mais que cette situation tend à changer. La nutrition n'est pas considérée comme importante et elle n'est pas enseignée dans les facultés de médecine. Cependant, les Omegas 3 commencent à soulever l'intérêt d'un nombre grandissant de médecins.
Les différentes théories en cause dans l'autisme seraient :
Une exposition précoce aux opiacés exogènes provenant des protéines mal digérées du gluten et de la caséine (que ce soit génétiquement déterminé ou acquis à la suite de candidose, par exemple) ou le résultat d'une déficience des enzymes digestifs ou de la muqueuse en termes de perméabilité ou de la barrière sang-cerveau.
Une maladie inflammatoire de l'intestin (peu probable comme étiologie chez la plupart des patients autistes).
La théorie des lésions au corps amygdaloïde (associé à la substance grise du cerveau) : ce dernier est impliqué dans "l'intelligence des émotions et de l'humeur". On sait que des lésions spécifiques au corps amygdaloïde entraînent des changements de la personnalité tels que l'instabilité émotionnelle, l'agitation ou l'accroissement de l'agressivité, de l'appétit ou de la libido. Sa destruction chez les animaux cause d'ailleurs des troubles similaires à ceux de l'autisme. La résonance magnétique nucléaire démontre un fonctionnement inadéquat de l'amygdale (ou corps amygdaloïde) chez beaucoup d'autistes. D'autres radiographies du cerveau montrent chez certains d'entre eux un élargissement des régions temporo-pariétales (importantes dans le processus auditif entre autres) et une réduction de la taille du corps calleux postérieur (dont le rôle dans la communication est connu) ;
Une déficience en acides gras Omegas 3. Elle peut provenir du placenta pendant la période intra-utérine ou de l'allaitement. Lorsqu'un bébé présentant une tendance génétique particulière est nourri avec du lait maternisé, il peut développer des troubles autistiques. L'apport d'Omegas 3 est un des traitements proposés pour les maladies inflammatoires de l'intestin ; il y aurait donc un lien avec les troubles gastriques détectés chez certains autistes. Les Omegas 3 sont indispensables et ne sont pas fournis par l'organisme. La source doit être externe, et donc alimentaire. En Amérique du Nord, nous sommes profondément déficients en Omegas 3 et l'orientation vers les huiles végétales, afin d'éviter les problèmes cardiaques, a amené une compétition entre les Omegas 3 et les Omegas 6 au sein de notre organisme.
Différents Omegas 3
Acide eicosapentanoïque (EPA), qui est utilisé dans la maladie de Crohn et les désordres bipolaires (maniaco-dépression).
Acide alphalinoleque (ALA), que l'on trouve dans l'huile de lin.
Le Dr Stoll n'est pas très favorable à la prise de cette huile car elle peut causer des manies et des problèmes au goître et au thymus ; de plus, certaines personnes ne peuvent la transformer en de plus longues chaînes d'Omegas 3 telles que DHA, EPA et ALA, qui sont particulièrement nécessaires.
La qualité de ces huiles est importante. Elle doivent avoir une forte concentration d'EPA et devraient être préparées sous azote et non sous oxygène afin d'éliminer l'arrière-goût de poisson. Le danger de la contamination du mercure se pose également. Le poisson d'eau douce est proscrit. Quant au thon en boîte, si sa consommation hebdomadaire représente une dose toxique de mercure pour l'adulte, que dire pour l'enfant ? Le poisson d'élevage ne convient pas non plus puisqu'il ne se nourrit pas d'algues. La solution serait de choisir de petits poissons comme les sardines et les anchois, qui se trouvent à la base de la chaîne alimentaire, et qui sont donc logiquement moins contaminés.
Concernant l'élément actif et le dosage, le mode de fonctionnement des Omegas 3 chez les autistes est encore très méconnu.
Le Dr Paul Hardy a poursuivi cette présentation et s'est décrit lui-même comme un ancien adepte du bloc d'ordonnances, jusqu'à ce qu'il assiste à sa première conférence du DAN.
L'absence d'Omegas 3 (anti-inflammatoires) dans notre organisme favorise l'augmentation des Omegas 6 (inflammatoires) qui, à leur tour, affectent la production de dopamine. Les symptômes de cette déficience sont la peau sèche, les pellicules, de petits boutons blancs sur la face externe des bras, des coudes, des cuisses et des fesses, des ongles cassants, une soif excessive, une miction fréquente et l'énurésie, l'hyperactivité, l'asthme, le rhume des foins, l'urticaire, les démangeaisons et les écoulements nasaux. L'alimentation des autistes est souvent très limitée et caractérisée par une forte attirance pour les produits laitiers, le blé, le sucre et la nourriture contenant des Omegas 6.
Environ 40% des enfants présentant des troubles autistiques ont de multiples déficiences nutritionnelles qui rendent difficile le métabolisme des Omegas 3. Par conséquent, avant d'en donner, on doit donner de la vitamine B6, de l'acide folique, des vitamines A, C et E, du zinc, du magnésium, du calcium, du fer et du sélénium. Le Dr Hardy nous a présenté une vidéo montrant l'efficacité des Omegas 3 suivant leur concentration, particulièrement pour le problème d'énurésie (les déficiences nutritionnelles affectent les plus longs nerfs du corps et le nerf qui va du cerveau à la vessie, l'un des plus long).
Le système immunitaire
Le Dr Jane El Dahr, du Medical Center de Tulane, nous a livré un cours d'immunologie dans un temps record. Le sujet étant difficile, elle a comparé le système immunitaire à la logistique de l'armée. Elle nous a donné un grand nombre de moyens mnémotechniques pour nous aider à comprendre cette matière où le Dr Gupta nous a bien des fois perdus.
Nous possédons un système immunitaire inné (sans spécificité, sans mémoire : les globules blancs) et un système immunitaire acquis (hautement spécifique pour chaque élément pathogène et qui enregistre toutes les attaques pour mieux les combattre d'une fois à l'autre : les lymphocytes). Les lymphocytes comprennent les cellules B et T (B pour bone marrow ou moëlle épinière, et T pour thymus).
Les lymphocytes B (ou cellules B)
Les lymphocytes B déterminent l'immunité humorale. Ils sont chargés de produire les différents types d'immunoglobulines ou d'anticorps (petites protéines spécifiques qui s'associent aux intrus pour les détruire). On compte quatre types d'immunoglobulines : les IgA, la première ligne de défense pour reprendre le schéma militaire du Dr El Dahr (présentes dans les muqueuses, la salive), les IgM, qui se déploient rapidement pour contenir l'invasion, les IgG, des forces puissantes qui restent longtemps actives pour contrôler l'attaque (quatre sous-classes d'IgG), et enfin les IgE, qui causent les allergies et l'hypersensibilité.
Les lymphocytes T
Ceux-ci sont responsables de l'immunité cellulaire et comprennent entre autres:
les Th1, qui combattent les cellules étrangères, cancéreuses ou infectées par un virus ou un champignon;
les Th2, qui entrent en contact avec d'autres cellules immunitaires, libèrent des protéines (appelées lymphokines) qui accentuent les réactions immunitaires et inflammatoires et interagissent avec les lymphocytes B qui fabriquent et sécrètent les anticorps (immunoglobulines et allergies).
L'équilibre entre ces deux types de cellules est nécessaire. Chez nos enfants, il y a une prédominance des Th2 qui marquent un terrain allergique au détriment des Th1, ce qui les prédispose aux infections virales, au candida et aux problèmes auto-immunitaires.
Le Dr El Dahr a poursuivi en insistant sur l'autoimmunité et sur les effets du mercure sur le cerveau.
L'autoimmunité, qui concerne les cellules T et B, est souvent reconnue chez les membres de la famille du jeune autiste, particulièrement aux niveaux des anticorps "anti-cerveau" IgG et IgM (contre la sérotonine, etc.) et de la thyroïde.
La tendance chez les autistes est la suivante :
Th2 augmentés ;
IgA bas ;
IgE, IgG contre les aliments ;
perméabilité intestinale ;
un faible taux de Th1 favorisant les virus et les levures ;
diminution de l'activité des cellules NK (natural killer) ;
production de nombreux anticorps "anti-cerveau" ;
altération du processus naturel de renouvellement des cellules (apoptose) ;
inactivation de l'enzyme DPPIV causant l'excès opiacé ;
déficience en zinc ;
prédisposition génétique ;
une bonne réponse aux traitements IVIG.
Le mercure produit également des dérèglements immunitaires, les MÊMES que ceux pré-cités. Les symptômes sont :
une diminution de la reconnaissance des visages ;
une vision trouble ;
un champ de vision rétréci ;
l'insomnie ;
l'irritabilité ;
l'excitation ;
l'anxiété ;
l'inaptitude sociale ;
la difficulté à verbaliser ;
une altération du goût ;
des désordres sensoriels de la bouche ;
un temps de réaction lent ;
une mémoire à court terme déficiente ;
des difficultés de concentration ;
des EEG (électroencéphalogrammes) anormaux (particulièrement les lobes temporaux).
Comme le dit si bien le Dr El Dahr, "Est-ce que cela vous rappelle quelque chose ?"
Les traitements antihistaminiques, viraux et les injections d'immunoglobulines sont également passés en revue. Pour les IgA déficients, la constipation ou la diarrhée chroniques, le Dr El Dahr préconise des suppléments tels que les probiotiques. Le colostrum, les facteurs de transfert sanguin et les immunoglobulines humaines administrées par voie orale (à l'étude chez BAYGAM) sont évoqués pour aider à combattre cette déficience immunitaire du système digestif.
Vaccination et thimerosal
Ce fut en suite le tour du Dr Stephanie Cave, déjà présente l'an dernier et qui exerce à Baton Rouge en Louisiane. Son sujet : la vaccination et le thimerosal. Après un historique de la vaccination depuis 1905 avec le vaccin de la variole jusqu'aux nouvelles propositions de vaccins contre les maladies sexuellement transmissibles, disponibles d'ici peu et destinés à tous les jeunes de 12 ans, le Dr Cave a rappelé que l'humain a vécu pendant longtemps avec ces maladies et que s'il a été merveilleux de se débarrasser des épidémies les plus dévastatrices, il n'en demeure pas moins que nous pêchons maintenant par excès en ce qui concerne la politique de vaccination.
Nous avons besoin de pousser plus loin la recherche avant d'imposer toutes sorte de vaccins à la population. D'autre part, il est devenu évident que nous payons le prix fort pour le succès de certains vaccins. Alors que la proportion d'autistes était de 1 pour 2000 en 1970, de 1 pour 500 en 1996, elle est maintenant de 1 pour 150 en 2000, l'épidémie croît au même rythme qu'une politique de vaccination outrancière et peu sécuritaire. La sempiternelle question concernant l'épidémie d'autisme a tout de même été posée : Serions-nous devenus de meilleurs diagnostiqueurs ?
À cela le Dr Cave répond qu'il est difficile de croire qu'un enfant présentant les symptômes classiques d'autisme tels que le manque de contact visuel, l'absence de langage, l'automutilation et l'agressivité puisse échapper au diagnostic!
Il n'y a jamais eu autant d'enfants présentant des troubles d'apprentissage et des maladies auto-immunitaires dans toute l'histoire de la médecine. Le vaccin contre l'hépatite B a été introduit en 1991 et injecté au nouveau-né le jour de sa naissance. Or depuis les dix dernières années, on ne parle plus d'autisme, mais d'épidémie autistique. Les questions posées par le Dr Cave sont les suivantes :
Dans notre désir de vouloir éradiquer toutes les maladies, ne poussons-nous pas au delà du raisonnable les capacités d'un système immunitaire en vaccinant trop et trop tôt de jeunes enfants ?
Sommes nous réellement satisfaits des études de sécurité faites sur les vaccins?
N'essayons-nous pas de donner trop de vaccins dans un laps de temps trop court?
Connaissons-nous réellement les effets secondaires des composants des vaccins comme le thimerosal, l'aluminium et le formaldéhyde? Comme l'a déjà mentionné le Dr El Dahr, les symptômes de l'intoxication au mercure se superposent à ceux de l'autisme.
La contamination au mercure ne provient pas uniquement des vaccins. Le mercure peut aussi être transmis au bébé par la voie intra-utérine, dans le cas des mères qui consomment beaucoup de poissons, qui ont des amalgames dentaires ou qui ont reçu le vaccin Rhogam à 28 mois de gestation pour prévenir les anticorps contre le bébé dus à l'antagonisme de leur groupe sanguin (mère rhésus négatif) ou encore du vaccin contre la grippe. Dans une étude paru dans le Journal of Pediatrics, on a démontré que des enfants avaient de plus hauts taux de mercure après la vaccination, jusqu'à 237 mcg avant l'âge de deux ans. Il existe maintenant des vaccins sans thimerosal et, selon la politique de la CDC (Center for Disease Control), tous les vaccins seront d'ici peu exempts de thimerosal.
Conseils pratiques pour une vaccination sécuritaire
des vaccins sans thimerosal ;
ne pas vacciner les enfants malades ;
espacer les vaccins, ne pas donner 6 à 9 combinaisons le même jour ;
utiliser le DtaP au lieu du DPT(diphtérie, coqueluche, tétanos) ;
diviser le ROR en ses composants en commençant par la rougeole à 12-15 mois, les oreillons à 18-21 mois et la rubéole à 24-27 mois ;
ne pas donner de vaccins aux enfants immuno-déficients ;
ne pas donner de vaccins aux enfants allergiques à l'un des composants suivants : la levure pour l'hépatite B, les oeufs pour le ROR, la néomycine pour le ROR ou la varicelle ;
vérifier les niveaux d'anticorps avant de donner les rappels à 4-5 ans (ceux-ci sont souvent inutiles).
À titre préventif
donner de la vitamine A selon les doses recommandées ;
donner de la vitamine C avant et après les vaccins.
Les traitements au DMSA fonctionnent bien : on élimine ainsi le mercure et on normalise parallèlement la chimie cellulaire. Un régime sans gluten et sans caséine est instauré, la flore intestinale est rééquilibrée et le processus de détoxication du foie est rétabli.
En résumé, le Dr Cave a affirmé : "Nous ne pouvons éliminer toutes les infections. Nous avons besoin de recherches plus poussées sur les vaccins, mais nous devons avoir la liberté de choisir". Son mot de la fin fut "Priez".
L'après-midi, le Dr Bock a parlé des transferts de facteurs sanguins (TF). Il croit qu'une prédisposition génétique est bien à l'origine du problème autistique et que l'atteinte neuro-immunotoxique pré ou périnatale est à considérer chez certains enfants présentant un comportement régressif après la vaccination. Il a rappelé l'importance de la vitamine A et du zinc pour une bonne réponse du système immunitaire, ceux-ci pouvant également améliorer les problèmes gastro-intestinaux, eux-mêmes reliés à des infections virales chroniques atypiques et à des réactions auto-immunitaires.
Souvenons-nous que nos enfants présentent souvent une prédominance de la réponse immunitaire Th2 et que les facteurs de transfert sanguin (TF) favorisent la production de Th1. Cela devrait donc aider théoriquement. Ces TF sont constitués de petites molécules à structure peptidique dérivées soit des leucocytes d'un donneur, soit du colostrum bovin, et peuvent transférer l'immunité du donneur à un receveur. Le TF contient un résumé des expériences immunitaires vécues par le donneur et peut être administré oralement sans être détruit par l'acide gastrique ou les enzymes du transit digestif. Ce n'est pas, encore une fois, une cure miracle, mais plutôt une pièce du puzzle. Son apport donne de bons résultats quant au contact visuel, à la propreté et à la régression de maladies infectieuses.
Par ailleurs, le Dr Bock a dit n'être pas convaincu de l'utilité des tests concernant l'évaluation des cytokines, des titres (concentration du virus) de la rubéole et des niveaux de rétinol. Il préfère que les enfants soient testés avant et après le traitement au TF (200 mg trois fois par jour) avec le GARS (Gilliam Autism Rating Scale).
Un mois avant et après la vaccination, le Dr Bock préconise l'apport de vitamine A, C, E et de zinc, en plus du TF.
Et l'on revient au problème du mercure et de la vaccination avec le Dr Woody Mac Ginnis. Le document "Autism: A Unique Type of Mercury Poisoning" (Bernard, Enayati, Roger, Binstock, Redwood and Mc Ginnis), qui représente 80 pages de faits et de recherches, est à nouveau mis à l'honneur car il a permis, lors d'une récente audience au Congrès américain sur le problème du thimerosal dans les vaccins, de faire réagir positivement les autorités compétentes, qui promettent dans un avenir proche des vaccins exempts de mercure. Des scientifiques de la National Academy of Sciences ont fait une mise en garde publique au sujet du méthyl-mercure, un problème persistant et répandu dans notre environnement qui pourrait causer des lésions neurologiques chez 60 000 nouveau-nés chaque année aux États-Unis (ABC News, July 2000). On a mis en évidence l'année dernière, dans la région de Chicago, des taux de mercure dans les précipitations pluviales 42 fois plus élevés que les normes fédérales pour l'eau potable. Le mercure, le cadmium et le plomb sont de plus en plus présents dans les légumes arrosés avec des eaux usées.
Le Dr Bock nous a rappelé d'autres intoxications au mercure désignées sous diverses appellations dans le passé, notamment la maladie rose (due à une poudre pour calmer la douleur à l'apparition des premières dents et qui contenait un produit, le calomel, à base de mercure) qui, dans les années 1920, a affecté des milliers d'enfants en Australie, et la maladie de Minamata, due à la consommation de poisson contaminé ou de céréales traitées aux fongicides, qui est apparue au Japon entre les années 1950 et 1960.
Les symptômes de ces deux maladies sont similaires à ceux de l'autisme : extrême sensibilité aux sons et à la lumière, insomnie, anorexie, mouvements répétitifs de balancement du corps et de la tête, aversion pour le toucher, problèmes d'élocution, ataxie. Aucune anomalie tangible dans les tests de laboratoire n'avait été mise en évidence à l'époque. Les problèmes de restriction du champ visuel, évoqués par le Dr Megson, sont similaires à ceux de l'empoisonnement au mercure. Il en est de même pour les problèmes gastro-intestinaux comme la diarrhée et la constipation.
Le mercure inhibe la fameuse enzyme DPPIV, censée détruire la caséomorphine pendant la digestion, et qui est considérée par Shattock et Reichelt comme déficiente chez nos enfants (ce qui explique le régime sans caséine pour les autistes). D'autres anomalies mises en évidence dans l'autisme et dans l'intoxication au mercure sont les taux anormaux de sulfates urinaires et de bicarbonates sanguins. Le manque de potassium, associé à une acidité générale, inhibe le transport des sulfates dans la fonction rénale. Mentionnons également la prévalence du candida et d'autres levures, qui auraient une action destructrice sur un mucus intestinal riche en sulfates, la mucine. Un autre phénomène serait le blocage de la transmission du calcium qui affecterait la production d'énergie de la cellule, la neurotransmission et la survie de neurones immatures. Le système cholinergique est également atteint. Enfin, au sujet de l'auto-immunité, la majorité des autistes (80%) présentent des marqueurs positifs, tout comme dans l'exposition au mercure.
On recommande maintenant le gluthation, un antioxydant qui se lie directement au métal, et la métallothionéine, une protéine qui enveloppe les métaux tout en respectant l'équilibre entre le cuivre et le zinc. La méthionine, un acide aminé que l'on trouve dans la viande et les haricots, se transforme en cystéine qui, à son tour, devient du gluthation, de la métallothionéine et de la taurine, excellents pour la détoxication et l'absorption du calcium. Pour favoriser le processus de désintoxication, la vitamine B6 (sous sa forme P5P), le magnésium, le zinc, la vitamine B12, l'acide folique et la taurine sont efficaces. Une mise en garde cependant à l'égard de la cystéine : en se liant au mercure, elle peut favoriser le déplacement du métal vers le cerveau. Elle peut aussi aggraver les candidoses. Son emploi requiert donc une supervision médicale. La vitamine C, E, le sélénium et le calcium sous forme de citrate sont également de bons agents de détoxication.
La thérapie par chélation peut être dangereuse et faire plus de mal que de bien. On doit être patient, aller lentement et fournir un support nutritionnel adéquat.
Malgré ses efforts évidents pour simplifier son discours hautement scientifique, le Dr Gupta a encore laissé beaucoup de monde derrière lui. Comme l'a fait remarquer la première intervenante pendant la période de discussion, "Nous sommes flattés que vous nous serviez un discours de cette qualité, mais nous aurions seulement aimé pouvoir le comprendre !". Le Dr El Dahr ayant déjà fait une présentation du système immunitaire, il a été dispensé de le faire à son tour. Il a donc commencé son exposé en insistant sur le fait que si de nombreuses anomalies chromosomiques ont été notées chez les autistes, les gènes ne font cependant que conférer une susceptibilité à une maladie. Ils ne la causent pas. C'est l'environnement qui concrétise l'expression de la maladie.
La déficience immunitaire chez les autistes étant une évidence (infections respiratoires, allergies, prolifération du candida, etc.), le Dr El Dahr s'est longuement attardé cette année sur le rôle que pourraient jouer les IgA comme agents thérapeutiques. Ce traitement existe en Europe sous forme orale et nasale et serait bien plus puissant et efficace que les traitements aux IgG. Le rôle des IgA est primordial puisqu'ils sont les anticorps les plus répandus. On les retrouve dans la salive, dans le lait maternel, et ils recouvrent toutes les parois des muqueuses. Ils contrôlent les infections (ce qui n'est pas le cas des IgG), particulièrement les infections virales (par exemple en empêchant les toxines du "Clostridium difficile" de s'attacher aux cellules réceptrices) en supprimant la réponse inflammatoire. Mon fils en est l'exemple vivant : importantes infections aux clostridia et taux quasi inexistants d'IgA.
Les récentes recherches du Dr Gupta l'ont amené à se demander si, comme pour la sclérose en plaques, les "sodium channels" (chemins de transport du sodium) pourraient être bloqués chez nos enfants. L'autisme serait-il un désordre des "ions channels" (échanges ioniques) et de la mitochondrie ? La production d'énergie (faites dans les cellules par les mitochondries) et les structures dépendantes de cette énergie seraient au centre du problème biochimique.
En ce qui concerne les injections d'immunoglobuline, une étude en double aveugle va être menée d'ici six mois sur 24 sujets, à raison de 400 mg/kg pendant quatre semaines.
Dimanche 17 septembre
Le Dr Baker a ouvert la séance en reprenant les grandes lignes des exposés de la veille :
les transferts de facteurs sanguins favorisent l'immunité des Th1 ;
le rôle des IgA serait bien plus intéressant que la thérapie avec les IgG ;
la mitochondrie (production d'énergie) serait en cause dans les troubles autistiques ;
vaccination : c'est l'intérêt public face à l'intérêt privé ;
levures : depuis 20 ans, la médecine refuse de les prendre en considération et mésestime leurs efforts ;
la pharmacologie nutritionnelle est à l'opposé du carnet d'ordonnances ;
soigner une maladie ne veut pas forcément dire soigner une personne en particulier.
Le Dr Baker a insisté sur ce dernier point : l'aspect le plus important pour la compréhension de la maladie n'est pas le diagnostic ou l'étiquette, mais bien les examens de laboratoire et les symptômes. Les idées et les classifications ne sont pas des entités. Depuis déjà longtemps, le Dr Baker recense tous les symptômes autistiques et les résultats d'analyses afin d'utiliser ces données concrètes comme un outil de démocratisation de l'information médicale. En d'autres termes, nous sommes tous invités à consigner nos observations grâce à un questionnaire qu'il a mis au point afin d'élaborer différents portraits types chez nos enfants, avec les traitements appropriés.
La vitamine A naturelle
Le Dr Megson a commencé son exposé avec une question : "Est-ce que la déficience en protéine G alpha dans l'autisme peut être compensée par la prise de vitamine A naturelle ?"
Pour elle, les enfants autistes présentent des blocages au niveau du cerveau, ce qui les empêchent, par exemple, de faire le lien entre l'objet qu'ils voient et le mot désignant l'objet. Elle parle de nombreux antécédents familiaux qui prédisposent ces enfants à l'autisme: cholestérol, allergie au lait, vision nocturne altérée, certains cancers (colon, poumon, sein, prostate) et diabète. Ce sont les signes d'une déficience en protéine G et l'ajout d'une autre anomalie comme la toxine de la coqueluche (dans le vaccin diphtérie- tétanos-coqueluche) chez ces enfant génétiquement prédisposés pourrait être la cause de leur autisme.
Les bébés nourris au sein reçoivent la forme naturelle de vitamine A (cis), tandis que ceux qui sont nourris avec des laits maternisés la reçoivent sous une forme altérée (trans). Le Dr Megson s'est dite particulièrement outrée du fait que des enfants présentant des taux de vitamine A très bas soient quand même vaccinés contre la rougeole (un vaccin qui diminue la réserve de vitamine A). La conséquence entraînée se situe principalement au niveau de la vision (les cônes et les bâtonnets sont touchés). Les enfants vivent comme dans un monde de peinture abstraite ; ils préfèrent s'en tenir à un espace limité, qu'ils appréhendent mieux que le reste de leur environnement immédiat qui n'est qu'une masse de couleurs. Les enfants qui fuient le contact visuel direct nous regardent de biais parce qu'ils utilisent une autre partie de la rétine. Beaucoup d'attitudes curieuses chez nos enfants sont explicables si nous essayons de comprendre leur perception. La vitamine A n'est pas la seule réponse au problème, ce n'est qu'une pièce du puzzle, mais une pièce importante. Le Dr Megson a peu parlé du béthanécole qu'elle utilise aussi dans sa pratique puisque, souvent, la prise de vitamine A lui paraît suffisante.
L'enzyme DPPIV
Le Dr Jon Pangborn, lui, nous a parlé de la fameuse enzyme DPPIV. Cette enzyme est une protéine de liaison importante dans le métabolisme des purines, dans la transformation des lymphocytes sous leurs formes cellulaires T, B et NK (natural killer ou tueuses). Elle est responsable de la digestion d'une partie de la molécule caséine (la béta caséine compte 209 résidus d'acides aminés). On la retrouve dans de nombreux tissus, en particulier sur la partie ciliée de la membrane épithéliale et dans les lymphocytes. Certains patients souffrant de phénylcétonurie sont autistes, certains présentant l'X fragile sont autistes, d'autres, atteints du syndrome de Rett, sont autistes, mais leur nombre reste constant. Le groupe d'autistes qui augmente dans des proportions alarmantes est celui qui présente une déficience de l'enzyme DPPIV/CD26. La question importante consiste donc à comprendre ce qui a causé cette déficience.
Certains antibiotiques, une flore intestinale anormale, l'inhalation de gaz naturel (éthyle mercaptan), les fluorures, les pesticides, le mercure et le plomb inhibent l'action de la molécule DPPIV. Heureusement, selon notre individualité, nous ne souffrons pas tous également de ce problème au point d'en être handicapés. En fonction des mécanismes de dysfonctionnement du DPPIV, les traitements vont de la prise d'un support digestif à base de peptidase au régime sans gluten et sans caséine, ou encore à des moyens pour éviter les agressions immunologiques. Certains suppléments peuvent aider le processus, comme les vitamines B6, B12, le folate (sel de l'acide folique) et la serine ainsi que la DMG et le zinc. Ce dernier doit cependant être pris loin des repas car il inhibe l'enzyme DPPIV. Des essais cliniques de quatre semaines ont montré une amélioration de la socialisation, du langage et de la compréhension. Les tests préconisés pour identifier cette déficience sont les peptides urinaires, les acides aminés, l'analyse des cheveux pour déceler les éléments toxiques, l'analyse des selles pour les facteurs digestifs et les dysbioses, les acides organiques, les allergies alimentaires, le stress oxydatif, etc.
Les facteurs environnementaux
Le Dr Paul Shattock a traité des facteurs environnementaux comme déclencheurs de l'autisme. En Angleterre, on a noté une forte augmentation des cas d'autisme chez les enfants nés en 1984-1985. Il relie ce constat à un facteur environnemental. Les autorités reconnaissent qu'il y a une augmentation de cas d'asthme, de cancer, d'allergies, de diabète, etc., mais, pour une raison que l'on ignore, elles réfutent l'augmentation des cas d'autisme. Toute personne sensée serait effrayée de constater que dans certains endroits, un garçon sur 69 est maintenant autistique.
Cela ne semble pas inquiéter le gouvernement, qui alloue 90% du budget de recherche sur l'autisme à la génétique. Mais, pour le Dr Shattock aussi, l'explication se trouve bien dans une combinaison de fragilité génétique et de facteurs environnementaux. Les cartes génétiques ne changent pas rapidement, mais les éléments extérieurs oui, comme l'introduction de nouveaux vaccins, les pesticides, les métaux lourds ou les parfums toxiques. L'hypothèse déjà émise est que les peptides dérivés de la nourriture passent dans le flux sanguin et atteignent le cerveau, affectant ainsi la neurotransmission qui, à son tour, affecte la perception et la cognition. Ceci peut se produire si un vaccin crée une "brèche" dans la paroi intestinale ou si tout autre facteur détériore la barrière sang-cerveau. Le profil des peptides urinaires varie selon la sévérité des cas d'autisme; les Aspergers présentent souvent un seul pic d'élévation alors que des cas plus sérieux présentent plusieurs pics. Le protocole de traitement proposé à l'Université de Sunderland est le suivant:
1) "cessez le feu", c'est-à-dire éliminer la source du problème : supprimer la caséine pendant trois à quatre semaines et, s'il n'y a aucune amélioration chez l'enfant, réintroduire la caséine. Éliminer le gluten pendant trois mois et utiliser la même approche que pour la caséine ;
2) prendre les devants : rechercher les autres aliments qui pourraient être en cause (maïs, soya, tomate, avocat, boeuf), tester les vitamines, minéraux, acides aminés, allergies (IgG, IgE), vérifier les levures, parasites, virus, bactéries et apporter des suppléments en fonction des résultats (zinc, calcium, magnésium, vitamines A, C, B1, B3, B6) ;
3) phase de reconstruction : problèmes de sulfatation (sel d'Epsom, MSM) ; activité enzymatique (betaïne hydrochlorique) ; acides gras (huile d'onagre, huiles de poisson) ; perméabilité intestinale (L-glutamine) ; aides digestives (Bromeline, Serenaid, Enzymaid).
D'autres traitements possibles mais moins fréquents sont : un régime sans pigments ou sans salycilates, la sécrétine, des suppléments comme le DMG, l'hydroxytryptophane 5 ou des mégadoses de vitamine B6, magnésium Mg.
Karen Seroussi et Lisa Lewis nous ont donné leurs petits "trucs" pour arriver à instaurer un régime sans gluten et sans caséine. Les enfants les plus susceptibles d'y répondre positivement sont ceux qui ont présenté des symptômes autistiques assez tard, ceux qui sont insensibles à la douleur, ou encore ceux qui ont des problèmes de diarrhée ou de constipation et une alimentation très limitée. Ce qui ne veut pas dire que les autres n'y répondraient pas...
Il faut absolument essayer de créer une ressemblance avec les aliments aimés pour qu'au moins la présentation ne change pas trop. La Pâque juive est une bonne occasion de faire le plein d'aliments sans gluten et sans caséine (aliments de marques Parve ou Pareve). Il faut également bien comprendre que la présence de peptides opiacés ne constitue pas une ALLERGIE ALIMENTAIRE, donc les traitements pour les allergies ne seront d'aucune utilité. Si le régime fonctionne, l'interrompre ou permettre une petite exception aura des conséquences sur le comportement. Il y a une grande différence entre suivre le régime à 98% et le suivre à 100%.
Le mercure
En remplacement du Dr Candace Pert, excusée, le Dr Holmes a fait une présentation sur le mercure et sur le traitement qu'elle propose. Elle a dirigé une discussion avec différents intervenants, en particulier le Dr Vera Stejskal qui a parlé d'un nouveau test sanguin, le MELISA (ME pour Memory, L pour Lymphocyte, I pour Immuno, S pour Stimulation, A pour Assay), qui évalue la sensibilité des lymphocytes au mercure. Son étude démontre trois fois plus de sensibilité aux métaux lourds chez les autistes que chez les sujets normaux. Le test permet également de différencier les formes de mercure (inorganique Hg, éthyl Hg, méthyl Hg, thimerosal, thiosalicylate Hg chlorure) plus le nickel, le cadmium et l'aluminium.
Le Dr Boyd Haley, un biochimiste réputé également présent au forum, a expliqué qu'il n'avait pas l'intention de convaincre qui que ce soit que le mercure causait la maladie d'Alzheimer ou que le thimerosal présent dans les vaccins causait l'autisme, mais qu'il voulait plutôt démontrer la nécessité absolue de comprendre l'action du mercure. Il est parfaitement possible d'intoxiquer un cerveau avec du mercure et de faire croire que la personne souffre de la maladie d'Alzheimer. Il a publié cette information en pensant qu'elle était intéressante pour tout le monde ; le résultat a été que l'association américaine des dentistes l'a poursuivi. Il a déclaré que la quantité de mercure provenant d'un amalgame dentaire est de 43 mcg par cm2 et par jour (sans abrasion ni pression supplémentaire). Ce taux est bien évidemment toxique. Quant au thimerosal, il est bien plus toxique pour l'activité enzymatique que le mercure de base, et il l'est encore plus s'il a été exposé à la lumière.
Il y a 50 mcg de thimerosal dans un vaccin. Si on utilise l'équation suivante : 50 mcg par 6 livres de poids pour un bébé, cela équivaut à une dose de 1,5mgr pour un adulte de 180 livres. Y-a-t-il un seul adulte recommandant le thimerosal pour les enfants qui se mettrait en ligne pour recevoir une injection contenant 1,5mg de mercure ?
Le Dr Holmes a fortement insisté pour que chacun de nous lise le document intitulé "L'élimination du mercure pour le traitement de l'autisme" (sur le site de l'Autism Research Institute : www.autism.com/ari). Elle affirme que la majorité des cas d'autisme sont dus à un empoisonnement au mercure au stade prénatal ou postnatal. Un mois après une exposition au mercure, celui-ci se fixe dans les cellules, tant et si bien qu'il est difficilement décelable. On n'en trouve pas de traces dans l'urine, le sang ou les cheveux à moins que l'exposition soit récente. Les médecins qui préconisent ces tests recherchent une intoxication au plomb, ce qui est complètement différent. Pour réellement mettre en évidence le mercure, il faut examiner son impact sur les enzymes et les autres processus biochimiques (acides organiques urinaires, porphyrines urinaires fractionnées, tests du système immunitaire, tests de cheveux pour les oligo-éléments). On doit également faire des observation cliniques : pupilles dilatées, mains et pieds moites, strabisme, marche sur la pointe des pieds, éruptions cutanées, eczéma, rythme cardiaque élevé. Le protocole qu'elle utilise avec succès pour son fils est le suivant :
1) éliminer toute source de mercure, enlever les amalgames dentaires, ne plus manger de poisson. Si un enfant doit être vacciné, exiger un vaccin sans mercure. Éviter les gouttes pour les yeux et les oreilles qui contiennent du thimerosal ;
2) éliminer le mercure en libre circulation dans le corps. Le produit utilisé, le DMSA, est donné toutes les quatre heures (y compris la nuit) pendant trois jours, puis on fait une pause de quatre jours. Si le processus convient à l'enfant, on le répète pendant un à six mois. En donner moins fréquemment est dangereux car le mercure ainsi libéré dans le système de l'enfant va aller se re-déposer sur d'autres tissus avant d'être excrété. Attention : notons que ce protocole a été légèrement modifié au récent congrès d'Orlando (dosage et fréquence);
3) enfin, évacuer le mercure fixé dans les organes (par exemple dans le cerveau). Pour ce faire, continuer le DMSA et ajouter de l'acide alpha-lipoïque selon le même horaire que précédemment, et ce, pendant six mois à deux ans. Les effets secondaires sont des comportements indésirables plus marqués mais temporaires, de possibles diarrhées, des nausées ou de la fatigue.
Ce traitement se fait bien sûr uniquement sous la supervision d'un médecin (le DMSA n'est fourni que sur ordonnance) qui vérifiera pendant le traitement la formule sanguine, le fonctionnement du foie et la rétention de cuivre. Les améliorations constatées chez le fils du Dr Holmes (qui, par ailleurs, reçoit 35 heures par semaine d'encadrement éducatif du genre ABA!) et les autres enfants en traitement chez elle sont un meilleur langage, une plus grande autonomie et plus d'interaction avec les autres. En 13 mois, son fils a gagné 20 mois pour le langage et 21 mois pour la cognition.
Liz Birt, cette maman avocate qui tente d'organiser une campagne de financement pour soutenir le travail de recherche du Dr Wakefield, nous a dit qu'elle serait à Washington dans un mois environ pour exiger de la FDA (Food and Drug Administration) qu'elle rappelle immédiatement tous les vaccins contenant du thimerosal.
Elle dit qu'elle apportera toutes les données rassemblées sur ce sujet, tant les recherches que les preuves concrètes, et que cela suffira pour convaincre la FDA de l'ampleur du problème. Un court extrait percutant et sans appel de la plus récente audience sur les vaccins, présidée par le sénateur Burton (grand-père d'un garçon autiste), a aussi été présenté. D'ailleurs, le représentant du gouvernement qui devait répondre aux questions a bredouillé et est finalement resté sans voix, les bras ballants devant un tel déluge de preuves incriminant une politique de vaccination aberrante. Rick Rollens nous a dit que le MIND Institute était sur le point d'envoyer à tous les pédiatres américains ainsi qu'aux législateurs concernés les résultats des recherches faites sur les vaccins. Espérons que l'information sera assimilée et que la prise de conscience suivra.
Le virus de la rougeole
Pour finir, le très charismatique Dr Wakefield nous a parlé de sa recherche du virus de la rougeole dans l'intestin de certains autistes. Sans doute l'avait-on gardé pour la fin pour nous tenir en haleine jusqu'au bout, mais malheureusement nos neurones n'étaient plus très réceptifs.
Il nous a parlé de l'étude menée sur 385 enfants autistes examinés par lui-même et parmi lesquels 46 % présentaient des indications cliniques de problèmes gastro-intestinaux contre 10% dans la population contrôle (95). Les problèmes allaient de la perméabilité intestinale à l'hyperplasie lymphoïde nodulaire. Sa plus récente étude en double aveugle sur 40 cas a été publiée en septembre dans le Journal of Gastroenterology.
Il parle également du développement d'une nouvelle technique basée sur la similarité de l'ADN (celle des virus comparée à celle des échantillons), appelée TAQ man, qui permet une étude rapide et minutieuse des échantillons de sang et de divers tissus, et qui pourrait servir à mettre en évidence, entre autres, le virus de la rougeole dans le déclenchement de l'autisme. Les japonais ont également amplifié le gène à partir du sang et non des tissus. De même, le Dr Vijendra Singh (Utah State University) a abordé le problème sous un autre angle et arrive à la même conclusion que Wakefield. Il démontre qu'à la suite de cette même vaccination, la réaction qui s'en suit est la destruction d'une protéine (la myéline) qui gaine les nerfs du corps et qui joue un rôle dans la transmission des influx nerveux. Bref, différentes techniques et différents chercheurs arrivent au même résultat : la souche vaccinale de la rougeole se retrouve vivante dans la paroi intestinale de certains enfants.
Le vaccin MMR ne répond pas à l'équation 1+1+1=3. En effet, lorsque un enfant est soumis à plusieurs virus en même temps, les interférences entre les 3 virus sont très complexes et on assiste souvent à une réponse amplifiée (par synergie). Cela a été démontré dans un étude menée en 1969 et confirmée en 1974, mais aucune suite n'a été donnée a ce constat..
Le Dr Wakefield a conclu en mentionnant qu'un facteur de transfert spécifique contre ces virus serait idéal et en abordant l'action bénéfique et protectrice de la mélatonine dans le traitement par chélation du mercure.
Cette année, j'aimerais finir sur une note plus optimiste et, sans être outrageusement confiante, je mentionnerai des contacts positifs avec la direction de la recherche du Ministère de la Santé et des Services sociaux. Après deux rencontres, le désir d'entreprendre une recherche en autisme sur le modèle du protocole DAN existe. Il s'agirait d'une phase de recherche pure (en continuité avec ce qui a déjà été fait), et d'une phase plus pratique de mise en application du protocole afin que nos enfants bénéficient d'examens médicaux le plus rapidement possible. La prochaine étape de cette collaboration sera une prise de contact avec les divers organismes qui seraient les principaux acteurs de cette recherche. À suivre, donc, et gardons espoir....
Toute vérité passe par trois stades : d'abord elle est ridiculisée, ensuite elle est attaquée, enfin elle est admise comme la plus pure évidence.
SCHOPENHAUER |
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| 2001 | La conférence du Defeat Autism Now! (DAN!), Octobre 2001
Traduction de notes prises lors des conférences par James Adams, parent d’enfant autiste Diffusion FEAT. Résumé par l’équipe du site de la FQATED Ce résumé ne peut en rien se substituer à un avis médical.
La plus récente conférence du DAN! s’est tenue du 5 au 7 octobre 2001 à San Diego, en Californie. Elle est considérée par beaucoup comme l’une des meilleures des dernières années, sans doute en raison de l’impression de cohérence laissée par les différents conférenciers. Ceux-ci donnent plus que jamais l’impression de se rejoindre dans leurs conclusions. On s’approche donc d’une vision globale de l’autisme qui permettrait d’en fournir une meilleure compréhension et, par le fait même, mener à des traitements de plus en plus efficaces.
Les peptides opioïdes
Les travaux du Dr Karl Reichelt portent sur le rôle des peptides opioïdes dans l’autisme. On sait que le chercheur a publié de nombreux articles scientifiques sur la présence de protéines et de peptides inhabituels dans l’urine des personnes autistes. Ces protéines et ces peptides proviennent de la caséine (produits laitiers) et du gluten (blé et grains apparentés). Leurs effets sur le cerveau sont semblables à ceux des opioïdes et peuvent même dépasser la puissance de la morphine. Les peptides entrent dans le sang en raison de deux défauts biologiques majeurs : l’incapacité du tractus digestif à digérer ou à décomposer entièrement les molécules de caséine ou du gluten en acides aminés ; un intestin poreux qui permet aux protéines ou aux peptides non digérés de pénétrer dans la circulation sanguine. L’incapacité de l’intestin à digérer correctement les protéines est apparemment due à un manque de peptidases (enzymes digestives) qui pourrait être causé, selon l’hypothèse du Dr Reichelt, par des déficiences génétiques. - Le Dr Cade, dans une recherche effectuée en 1999, a pu trouver des anticorps (IgA) au gluten et à la caséine dans la muqueuse intestinale chez 12 autistes sur 44. Ces peptides opioïdes peuvent entraîner plusieurs réactions comportementales et physiques, et pourraient être la cause de nombreux symptômes autistiques.
Une étude de deux ans à simple insu a permis de découvrir que l’état d’enfants autistes s’améliorait avec une diète sans gluten et sans caséine (SGSC), mais régressait si la diète était arrêtée. Dans une étude récente menée en 2001, le Dr Cade réussit à démontrer que les traitements aux enzymes digestives peuvent également être bénéfiques, mais que leur efficacité est inférieure de 50 % à celle de la diète sans gluten et sans caséine. Il recommande donc que tous les autistes tentent une diète sans gluten et sans caséine.
En résumé, le gluten et la caséine, provenant respectivement du blé et des produits laitiers, semblent avoir chez les autistes un effet semblable aux opioïdes. L’essai d’une diète de laquelle sont exclus le gluten et la caséine est fortement recommandé.
Immunologie
Le Dr Gupta aborde dans les détails les anomalies immunitaires liées à l’autisme. Le système immunitaire est essentiellement composé de cellules T, de cellules B et de cellules tueuses naturelles (NK). L’ensemble des cellules T (ou lymphocytes T) regroupe des cellules TH1 (action, entre autres, contre les virus et les champignons) et TH2 (réactions immunitaires et inflammatoires, production d’anticorps).
Dans les cas d’autisme, on note souvent un changement majeur dans la proportion des cellules TH1 et TH2 normalement équilibrée : on trouve moins de TH1 et plus de TH2. La diminution des TH1 peut expliquer la prédisposition accrue des autistes aux infections virales et fongiques. L’augmentation des TH2 peut expliquer l’auto-immunité croissante, comme le montrent ses travaux sur la découverte d’anticorps contre la protéine de base de la myéline (MBP) et contre les filaments neuronaux des axones dans le cerveau.
On remarque par ailleurs chez les autistes une augmentation du facteur de nécrose tumorale (TNF). Cette augmentation pourrait mener à une diminution du flux sanguin dans le cerveau, à une perte de cellules de Purkinje (souvent constatée lors d’autopsies), à des altérations dans les neurotransmetteurs et les neuropeptides, et pourrait provoquer une démyélinisation semblable à celle observée dans la sclérose en plaques (MS).
La faible proportion des TH1 pourrait également expliquer la porosité de l’intestin associée à l’autisme. Celle-ci serait provoquée par une augmentation du nombre de virus, ce qui entraînerait une multiplication plus rapide des cellules lymphoïdes. Ces particularités, qui ont d’ailleurs été constatées dans plusieurs cas par le Dr Wakefield, causeraient une plus grande absorption de peptides non décomposés tel qu’observée par le Dr Reichelt et d’autres. Un traitement possible pour l’autisme consisterait donc en l’injection intraveineuse d’immunoglobuline pouvant neutraliser les bactéries et les virus et favoriser l’attaque des phagocytes sur les bactéries et les champignons.
Le mercure pourrait lui aussi jouer un rôle important dans l’autisme. Il peut en effet empoisonner les mitochondries (la partie de chaque cellule qui produit l’énergie), dénaturer l’ADN, altérer la perméabilité de la membrane, provoquer l’auto-immunité et causer l’apoptose (la mort cellulaire). On a pu démontrer avec des moyens rudimentaires que de très petites concentrations (micromoles) de thimérosal (composé avec mercure que l’on retrouve quelquefois comme préservatif dans les vaccins) peuvent provoquer la mort cellulaire. À l’inverse, il est prouvé que l’addition de glutathion peut bloquer l’effet du thimérosal et diminuer la mortalité cellulaire.
En résumé, on observe dans les cas d’autisme une perturbation majeure du système immunitaire qui rend les personnes atteintes vulnérables aux bactéries, aux champignons et aux virus. Ce bouleversement pourrait provoquer l’attaque du corps par son propre système immunitaire (ou auto-immunité). Le mercure figure au nombre des causes possibles de ce phénomène.
Problèmes reliés au soufre
En remplacement de la Dre Rosemarie Waring, Dre Susan Owens expose les données de celle-ci sur le rôle des sulfates dans l’autisme. Il est reconnu que les autistes excrètent par l’urine approximativement deux fois plus de sulfates que les personnes non atteintes, présentant ainsi dans leur corps seulement le 1/5 du taux normal de soufre, quand on sait que le soufre est un minéral essentiel à plusieurs fonctions corporelles.
On observe également une perte de soufre dans l’urine des patients atteints du SIDA, ce qui entraîne un manque de structures sulfatées extracellulaires dans le cerveau. Ce phénomène n’a pas encore été étudié chez les autistes, mais il pourrait être similaire. Chez les patients sidatiques, un traitement à la N-acétyl cystéine s’est avéré bénéfique. Dans l’autisme, le facteur de nécrose tumorale (TNF) est élevé et pourrait inhiber la conversion de la cystéine en sulfate.
De bas niveaux de soufre peuvent causer plusieurs problèmes. Un manque de soufre pourrait expliquer le bas niveau d’oxytoxines que l’on retrouve chez les autistes, lesquelles sont importantes pour la socialisation. En effet, le soufre est nécessaire pour sulfurer l’hormone CCK qui stimule les neurones oxytocynergiques à libérer l’oxytoxine. . Les sulfates sont importants pour la détoxication des métaux ou autres toxines. La sulfatation requiert un sulfate activé, qui lui-même requiert du magnésium. Les garçons excrètent plus de soufre que les filles et pourraient donc être plus susceptibles de rencontrer des problèmes liés à la sulfatation. Le groupe du Dr Wakefield a découvert que l’iléum de l’intestin a une carence en soufre, ce qui pourrait contribuer à la porosité intestinale. Les sulfates sont nécessaires pour libérer les enzymes digestives du pancréas. Un bas niveau de soufre pourrait contribuer à l’affaiblissement de plusieurs enzymes. Un bas niveau de soufre pourrait produire une modulation moindre de neurones puisque les réseaux périneuraux autour des neurones, qui en modulent la fonction, sont principalement composés de sulfate de chondroïtine. . Le vaccin contre l’hépatite B inhiberait la chimie de la sulfatation pendant une semaine chez une personne en santé.
En résumé, presque toutes les personnes autistes présentent de très bas niveaux de soufre dans le sang, ce qui pourrait causer plusieurs des problèmes associés à l’autisme. Le manque de soufre pourrait être compensé par des bains aux sels d’Espom, des crèmes sulfurées (maintenant disponibles aux laboratoires Kirkman) ou peut-être par des produits comme la cystéine ou la N-acétyl cystéine (le Dr Pangborn éprouve cependant des réticences quant à l’utilisation de la cystéine ou de la N-acétyl cystéine). Puisque le soufre prend entre 4 et 8 heures pour être éliminé du sang, ces produits devraient être utilisés au moins une fois par jour et peut-être plus souvent.
Problèmes reliés au mercure
Le Dr Jim Laidler se penche sur les dernières statistiques du Us Dept of Education portant sur le nombre de personnes autistes qui laissent voir que le nombre de cas d’autisme a été multiplié par 10 au cours des sept dernières années. Ces statistiques démontrent par ailleurs que, contrairement à ce qui se produit pour d’autres troubles, le nombre de personnes autistes est en forte augmentation, surtout si l’on considère les personnes en bas âge (deux fois plus dans le groupe des 6-11 ans que dans le groupe des 11-17 ans). Ce phénomène pourrait dépendre de facteurs environnementaux. Il existe des similarités entre l’autisme et les manifestations toxiques du mercure quant à la restriction du champ visuel (vision limitée des choses), aux anomalies auto-immunitaires et à plusieurs autres symptômes.
Selon le Dr Laidler, le DMSA est actuellement le produit le plus efficace pour la détoxication du mercure. Il faudrait éviter de recourir à la chlorella et au cilantro car, bien qu’ils fixent le mercure de l’environnement, ils ne le retiennent pas assez dans les tissus humains et auront donc tendance à le laisser se libérer dans le corps.
Le DMSA peut être utilisé efficacement dans un cycle de 3 jours actifs et 11 jours inactifs, avec une dose à toutes les 8 heures (l’employer toutes les 4 heures ou toutes les 8 heures ne semble pas faire une grande différence). Le DMSA peut entraîner de la fatigue ou de l’irritabilité puisqu’il semble causer une dysbiose gastro-intestinale temporaire. Il ne transporte pas le mercure dans le cerveau.
Lorsque le DMSA a réduit le niveau de métaux lourds, on peut y ajouter de l’acide alpha lipoïque afin d’augmenter l’excrétion du mercure. Les doses d’acide alpha lipoïque peuvent débuter à 1-3 mg/kg par jour et augmenter à 10 mg/kg par jour.
La chélation doit être arrêtée lorsque l’excrétion du mercure n’est pas détectable ou lorsque aucune nouvelle amélioration n’est observée. Puisque l’état de certaines personnes autistes s’améliore avec le DMSA, même lorsque de petites quantités de métaux sont excrétées, le DMSA pourrait avoir également d’autres effets : agir comme antioxydant puissant, éliminer la cystéine ou encore se lier à la gliotoxine (toxine provenant des levures et qui affecte les neurones).
Le Dr Laidler aborde également la question du lien possible entre les récepteurs du NMDA (n-méthyl d-aspartate) et l’autisme. Le blocage de ce récepteur pourrait entraîner une diminution de la douleur, une réduction du champ visuel, des difficultés d’attention, des problèmes auditifs, des comportements répétitifs, une dilatation des pupilles et des problèmes du langage. La raison de ce phénomène vient de ce que ce récepteur contrôle l’apoptose des cellules du cerveau durant le développement, qu’il module la douleur et influence la dopamine et la sérotonine.
En résumé, l’augmentation du nombre de personnes autistes pourrait s’expliquer par la présence de mercure dans les vaccins et autres produits. Plusieurs des symptômes associés à ce trouble pourraient découler de la toxicité du mercure. Le recours au DMSA dans un premier temps, puis l’emploi de ce même produit avec ajout d’acide alpha lipoïde, sont efficaces pour réduire les niveaux de mercure et pourraient même réduire les symptômes de l’autisme dans certains cas.
Tests biochimiques
Le Dr Jon Pangborn démontre comment chacun des types biochimiques d’autisme peut affecter le métabolisme. Il dresse également une liste des tests spécifiques de laboratoire pour chacun de ces types : l’hyperphénylalaninémie/urée, l’histidinémie, l’X-Fragile, le Syndrome de Rett, le Syndrome de Lesch-Nyhan et l’autisme purine.
Il discute brièvement des nombreux facteurs qui peuvent affaiblir l’enzyme nécessaire à la digestion du gluten et de la caséine, la DPPIV, en mentionnant également l’existence d’une étude sur l’EnZymAid qui permettrait de savoir comment elle peut aider à atténuer plusieurs symptômes de l’autisme.
Finalement, il présente des exemples de résultats typiques d’analyses d’éléments effectuées sur des globules rouges et des cheveux ; d’autres résultats de tests sur les acides aminés, de protocoles de détoxication, d’analyses des selles, de sensibilité à la levure et de sensibilité bactérienne, d’analyses d’acides gras lui ont permis d’illustrer ces théories.
Tous ces sujets sont abordés plus en détails dans le nouveau DAN! Protocol (Biomedical assessment options for children with autism and related problems) dont le Dr Pangborn est le coauteur (avec le Dr Baker).
Traitements
Dr Woody McGinnis
L’autisme et le déficit d’attention avec hyperactivité (ADHD) sont similaires par les nombreux problèmes qui leur sont reliés. Dans les deux cas, l’intestin et l’alimentation y tiennent un rôle qui revêt une importance primordiale. On retrouve d’ailleurs dans la littérature des rapports approfondis sur les problèmes gastro-intestinaux et l’on découvre notamment que 85 % des enfants aux prises avec des réveils nocturnes souffrent de reflux gastriques. Les chercheurs expliquent ce phénomène par le fait qu’en position couchée, l’acide gastrique remonte dans l’œsophage et provoque des sensations de brûlure.
Les problèmes gastro-intestinaux peuvent causer une mauvaise digestion, une mauvaise absorption des nutriments, une porosité de l’intestin, une prolifération microbienne et peut-être également une altération des signaux envoyés au cerveau (80 % des nerfs vagues vont du tractus intestinal à la tête).
Une carence en zinc peut entraîner une diminution de l’acidité gastrique, qui est déterminante dans le processus de digestion. On remarque que 45 % des personnes atteintes de déficit d’attention avec hyperactivité ont une faible acidité gastrique. Il en est probablement de même chez les autistes.
Il appert, en outre, qu’un plus grand besoin d’oxydants n’est pas rare. Dans ces cas, il convient de donner des vitamines C, E et A, du zinc, du sélénium et de la taurine. L’intestin et le cerveau sont très sensibles au stress oxydatif.
Pour aider à la détoxication, il faut recourir aux vitamines B6 et B12, au folate (acide folique), au magnésium, au zinc, au sélénium, à l’acide lipoïque et à la méthionine.Parmi les traitements possibles, on retrouve : les diètes (sans gluten et sans caséine, faibles en sucre, sans additifs édulcorants), les enzymes digestives, les probiotiques, les suppléments vitaminiques/minéraux - en particulier le zinc et vitamine C -, l’huile de foie de morue (pour les vitamines A et D), l’huile de poisson et l’huile d’onagre (pour les acides gras oméga 3 et oméga 6), les médicaments antiviraux, la sécrétine, DMSA/acide alpha-lipoïque (pour éliminer les métaux lourds) et le béthanécol (pour aider la muqueuse intestinale et stimuler les enzymes digestives).
Il est recommandé d’effectuer des tests de nutrition. Cela comprend la vérification du pH des selles (facile à faire à la maison), des mesures d’IgE ou IgG pour tester les allergies alimentaires et le dosage des pyroles urinaires (25 % des autistes présentent ces toxines). Un des laboratoires suggérés est le Vitamin Diagnostics.
Les problèmes de constipation peuvent être combattus par l’ingestion de magnésium, de citrate, de fibres, de vitamine C et de béthanécol.
La glutamine peut s’avérer efficace pour l’intestin, mais elle est à éviter si le taux d’ammoniac sanguin est élevé.
En complément : Jeff Bradstreet
Le Dr Jeff Bradstreet dévoile d’abord ses plans pour la mise sur pied des infrastructures d’un camp d’intégration destiné à subvenir aux besoins biologiques, comportementaux et alimentaires des personnes autistes. Il espère amasser entre 20 et 30 millions de dollars en fonds privés pour sa création.
Il aborde par la suite les problèmes biologiques reliés à l’autisme et la façon de les traiter. Il explique que les vaccins et les additifs présents dans ceux-ci peuvent bouleverser le système immunitaire en transformant les cellules TH1 en cellules TH2. Dans certains cas, les additifs contenus dans les vaccins sont ajoutés spécifiquement en vue de stimuler la production d’anticorps. Dans les cas d’autisme cependant, la production d’anticorps peut avoir été surstimulée, entraînant ainsi des problèmes auto-immunitaires.
Le Dr Bradstreet discute ensuite de la question de l’étiologie de l’autisme. Il traite tout particulièrement des points suivants : L’entérocolite autistique crée un environnement anormal pour les bactéries nocives, les levures et les parasites dangereux. L’exposition au mercure altère le type de micro-organismes logeant dans l’intestin (cela se produit également lorsque du DMSA est utilisé pour éliminer le mercure). Son étude sur l’influence du mercure lui a permis de découvrir que, lors d’un test au DMSA, les enfants autistes excrétaient 5 fois plus de mercure que les enfants normaux (8,63 mcg/24h comparativement à 1,48 mcg/24h). Il en conclut que, ou bien les enfants autistes ont été exposés à des taux plus élevés de mercure, ou bien ils ont une capacité limitée à l’éliminer. Le mercure peut avoir plusieurs effets, dont l’inhibition complète du DPPIV, nécessaire à la digestion du gluten et de la caséine. En termes d’anomalies du système digestif :
90 % des enfants autistes présentent une déficience en zinc ; 90 % des enfants autistes présentent un excès de cuivre ; Les déficiences en calcium et en magnésium sont communes ; Près de 100 % des autistes présentent une déficience en acides gras oméga 3; Près de 100 % des autistes présentent une déficience en fibres ; Près de 100 % des autistes présentent une déficience en antioxydants. Un tractus gastro-intestinal endommagé entraîne une mauvaise digestion des protéines, ce qui résulte en :
une déficience en acides aminés essentiels ; une nourriture supplémentaire pour les bactéries dangereuses, entraînant des taux élevés d’ammoniac (qui est une toxine). Les substances qui réduisent l’ammoniac peuvent diminuer la confusion cérébrale (l’acide alpha-kéto-glutarique est une option) ; des peptides de gluten et de caséine, lesquels agissent comme des opioïdes ; des protéines non digérées qui provoquent des réactions allergiques dans l’intestin et dans le sang.
Le Dr Bradstreet énumère également des options de traitement pour différents troubles.
Traitement des infections virales Monolaurine : ¼ c. à table, 3 fois par jour. Actif contre : rougeole, HHV-6, bactérie pathogène ; semble avoir aidé deux enfants.
Traitement du système immunitaire affaibli Zinc : 20 à 200 mg ; Sélénium : 100 à 200 mcg ; Bêta-glucan (active les macrophages : les cellules sanguines qui « mangent » les substances étrangères). Attention : peut facilement devenir rance, s’assurer d’avoir une bonne marque ; IP-6 (de la Thérapie Enzymatique) : active les cellules tueuses naturelles ; 1 à 2 fois par jour, à jeûn ; Facteurs de transfert sanguin (Chisolm) ; immunoglobuline orale (Baygam): sur prescription seulement.
Traitement du mercure et des autres métaux lourds (Consulter le Consensus Treatment for Metal Detoxification for Children with Autism)
DMSA : peut cependant provoquer une régression temporaire, possiblement en raison de la quantité d’éléments non digérés qui nourrissent les bactéries de l’intestin ; Acide alpha-lipoïque : attention, peut empirer l’état de certains enfants ; Glutathion: par voie orale, sous-cutanée ou intraveineuse ; Colostrums (Kirkman’s Super Colostrum Gold) ; Monolaurine ; Vancomycine ou flagyle : pour combattre les bactéries nocives ; Fibres : Miralax est une option ; Réduire les sucres ; Manger des légumes ; Acides gras essentiels.
Traitement de la mauvaise digestion des protéines Morceler : mâcher la nourriture en petits morceaux - il y aura alors une plus grande surface pour la digestion ; Enzymes digestives : EnzymAid, Creon et d’autres sont des options pour tous les repas et collations.
Traitement pour l’excès d’ammoniac Il s’agit d’une neurotoxine. Pour la traiter, il faut suivre un traitement pour la mauvaise digestion des protéines. On doit également réduire ou éliminer la glutamine. Finalement, il est conseillé d’utiliser de l’acide alpha-kéto-glutarique, 100 à 300 mg, 2 fois par jour.
Traitement des déficiences alimentaires Supplément multivitaminique/minéral ; Acides gras essentiels ; Nourriture de très bonne qualité (pas de « junk food », soda, etc.) ; Manger des portions plus petites, plus fréquemment.
Traitement des allergies alimentaires Tester la présence d’allergies alimentaires dans un laboratoire tel que Immunolabs et retirer les aliments allergènes ; Rotation de la diète (ne pas manger les mêmes choses) ; Enzymes digestives ; Immunoglobuline IV et détoxication du mercure pourraient aider.
Traitement de détoxication Soufre (oral) : taurine , sulfate de glucosamine, MSM, n-acétyl cystéine ; Sulfate de magnésium par voie sous-cutanée (Kirkman), bains salés Epsom ; Glutathion : par voie transdermique ou intraveineuse ; Chardon de lait : pour soutenir le foie.
En résumé Les dommages intestinaux créent un lieu propice à la prolifération de bactéries nocives et de champignons. Le mercure cause des problèmes gastro-intestinaux. Il existe de nombreuses déficiences alimentaires. Une mauvaise digestion des protéines entraîne des déficiences alimentaires et de la nourriture pour les bactéries nocives. Des traitements efficaces pour les affections précédemment mentionnées existent et peuvent aider.
Acides gras oméga 3, par Dr Andrew Stoll
Les principaux acides gras de la famille des oméga 3 sont constitués par le DHA (acide docosahexanoïque) - que l’on retrouve dans les graines de lin - et par le EPA (acide eicosapentanoïque) - présent dans l’huile de poisson.
La synthèse de ces oméga 3 ne peut être effectuée par les animaux. Ils sont principalement produits par le phytoplancton (algues) et se retrouvent dans la chaîne alimentaire par les poissons qui le consomment. Les sources principales d’huiles oméga 3 sont donc les graines de lin, les algues, l’huile de poisson et de certains œufs de poules ou d’oiseaux si ceux-ci se nourrissent de graines de lin et de poisson.
Ce sont surtout les acides gras de type oméga 3 contenus dans les huiles de poisson (EPA) qui retiennent de plus en plus l’attention des chercheurs en raison de leur effets sur certaines maladies psychiatriques. Ils ont été testés dans le traitement de la schizophrénie, la dépression, la dépression postpartum et les troubles bipolaires et se sont révélés efficaces. Dans son étude précédente sur le trouble bipolaire, le Dr Andrew Stoll a trouvé que 10 g/jour d’huile de poisson était bénéfique. Signalons que les habitants des États-Unis consomment moins de 1 g/jour d’acides gras oméga 3 (EPA et DHA), une quantité probablement beaucoup moindre que nécessaire, et que les Inuits en consomment, eux, entre 15 et 19 g/jour.
Bien qu’ils mangent une grande quantité de poisson, les Japonais ne semblent pas être affectés par les hauts taux de mercure présents dans leur régime alimentaire. La plupart des huiles de poisson commerciales sont de piètre qualité et nous recommandons celles qui n’ont pas de saveur rance. Une des options est l’Omega Brite, laquelle est fortement concentrée. Mentionnons qu’une étude portant sur plus de 15 000 patients prenant des oméga 3 n’a pas permis de prouver l’existence d’effets secondaires nocifs.
Dose : Le Dr Stoll recommande 2-5 g d’oméga 3, 1 ou 2 fois/jour, avec un niveau plus élevé d’EPA que de DHA (excepté peut-être chez les jeunes enfants qui ont un plus grand besoin de DHA pour le développement de leur cerveau). D’autres informations sont disponibles dans son livre The Omega 3 Connection.
En résumé, il est prouvé que l’EPA est bénéfique dans le traitement de certains troubles psychiatriques alors que le DHA ne l’est pas. Il n’y a eu aucune étude formelle sur son utilité dans les cas d’autisme, mais il semble être bénéfique. Une huile de poisson de haute qualité représente une bonne source d’acides gras oméga 3.
Acides gras oméga 3, par Dr Paul Hardy
Le Dr Hardy parle de son expérience dans le traitement de plusieurs personnes autistes avec des acides gras oméga 3 et autres suppléments alimentaires. Il soumet l’hypothèse que certaines personnes présentant un diagnostic de trouble de spectre autistique (ASD) peuvent en réalité souffrir d’un trouble bipolaire. Au cours des 100 dernières années, la taille du cerveau a diminué de 10 %, probablement en raison d’un manque d’acides gras oméga 3, qui constituent plus de 60 % du cerveau. La consommation d’acides gras oméga 3 dans le régime alimentaire a énormément diminué aux États-Unis. Les poissons élevés en pisciculture sont habituellement nourris avec du maïs et sont donc pauvres en acides gras oméga 3 que l’on retrouve dans les algues. De plus, l’utilisation de l’huile de foie de morue comme médication a grandement diminué dans les années 1960 sans raison apparente. Finalement, les régimes pour bébés ne contiennent pas d’acides gras essentiels.
Au cours de sa pratique clinique, le Dr Hardy a découvert que plusieurs personnes autistes présentent une carence en acides gras oméga 3 ainsi qu’un taux souvent trop élevé d’acide arachidonique (un mauvais acide gras). Selon lui, cette carence est même sous-évaluée puisque les niveaux d’oméga 3 sont très bas aux États-Unis et que les échelles de référence des laboratoires peuvent également suivre cette tendance. Le Dr Hardy estime que 90 % des personnes souffrant d’un ASD ont besoin d’acides gras oméga 3. Il recommande donc 2-5 g/jour d’une combinaison de DHA et d’EPA, en débutant par de faibles doses, puis en les augmentant.
Mercure, par Dr Jane El Dah
Le Dr El Dahr croit que, chez les individus prédisposés génétiquement, l’exposition prénatale au mercure puis dans la jeune enfance pourrait causer des dommages neurologiques menant à l’autisme. Cette hypothèse est appuyée par des comparaisons de symptômes, des études de toxicité, des études de cas et l’épidémiologie. Les sources de mercure les plus probables sont les plombages de la mère, la consommation par elle de poissons contaminés, certains produits de consommation (gouttes pour les yeux, vaporisateur nasal, autres), le rho-gam, le vaccin contre la grippe administré durant la grossesse, ainsi que les vaccins donnés durant l’enfance.
L’augmentation de l’autisme semble être en corrélation avec l’augmentation de la vaccination. Les enfants ayant reçu tous les vaccins au cours des six premiers mois de leur vie ont absorbé plus de mercure par les vaccins que la norme recommandée par l’EPA. Il existe d’ailleurs plusieurs similitudes entre les symptômes d’une intoxication au mercure et l’autisme. Citons : les déficits sociaux, les déficits du langage, les comportements répétitifs, les anomalies sensorielles, les déficits de la cognition, les troubles du mouvement et les problèmes de comportement. On retrouve également des similitudes dans les symptômes physiques au niveau biochimique, gastro-intestinal, de la tonicité musculaire, neurochimique, neurophysiologique, des mesures EEG (électroencéphalogramme) et du système immunitaire ou auto-immunitaire.
À partir de données tirées du Vaccine Safety Database portant sur 110 000 enfants nés entre 1992 et 1997, on a découvert des associations statistiquement significatives entre l’exposition cumulative au thimérosal contenu dans les vaccins et le risque de retards dans le développement, de tics, de déficits de troubles de l’attention (ADD), de retards de langage, de la parole ou du développement neuronal. Cependant, l’échantillon étudié était trop faible pour déterminer les risques spécifiques pour l’autisme.
En conclusion, le mercure peut être la cause de certains cas d’autisme. Les enfants sont exposés à des quantités élevées de mercure via les vaccinations infantiles et on observe une forte similarité entre les symptômes d’une intoxication au mercure et l’autisme.
(Le Dr El Dahr recommande un nouveau livre, What Your Doctor May Not Tell You About Childrens Vaccinations, par Stephanie Cave (mis en vente dernièrement).
Traitement contre la toxicité du mercure, par Dr Amy Holmes
Le Dr Holmes aborde la question d’un traitement contre l’intoxication au mercure en utilisant d’abord le DMSA seul et en lui adjoignant ensuite l’acide alpha lipoïdique. Il est très difficile de mesurer la toxicité du mercure, car il est rapidement éliminé du sang, de l’urine et des cheveux (à l’intérieur de quelques mois ou moins) et demeure dans les tissus. Le Dr Holmes recommande à la place d’évaluer les effets du mercure en testant les acides organiques dans l’urine, le fractionnement des porphyrines de l’urine. Elle préconise également l’évaluation du système immunitaire et d’autres tests sanguins. Elle est particulièrement en faveur d’une observation de la quantité de sulfates excrétés par l’urine, ce qui indique un dysfonctionnement des reins, et la présence de mercure lié fortement aux reins. (Notons que le Dr Waring a trouvé des sulfates excrétés dans l’urine chez la plupart des enfants autistes.)
Avant de commencer la détoxication au mercure, il faut d’abord nettoyer l’intestin des bactéries et des levures, et le maintenir dans cet état. De plus, toutes les sources de mercure doivent être éliminées, ce qui implique l’enlèvement des plombages dentaires au mercure-argent, l’arrêt de la consommation de fruits de mer et l’évitement d’une exposition au thimérosal par les vaccins ou d’autres sources potentielles de mercure.
Au cours de la première étape, il faut utiliser le DMSA seul pour éliminer le mercure du corps. Donner une dose maximum de 10 mg/kg, 3 fois par jour pendant 3 jours, suivie de 11 jours sans dose. Répéter plusieurs fois. La glycine peut aider, mais elle a un effet très faible sur l’excrétion du mercure (5 %). Tester l’urine après 2-5 cycles puisque les métaux sont principalement excrétés de cette façon. Continuer jusqu’à ce qu’il y ait élimination d’une petite quantité de mercure et de métaux lourds. Puis, dans la deuxième étape, administrer le DMSA avec l’acide alpha lipoïdique (AL) à un ratio de DMSA : AL de 2 : 1 à 6 : 1. Même si le DMSA ne peut pas passer la barrière sang/cerveau, l’AL le peut et il permet au mercure d’être principalement excrété dans les selles. De plus, l’addition d’AL amènera l’excrétion de plus de mercure, possiblement du mercure provenant du cerveau. Il faut tester les selles chaque 4-6 mois pour déterminer la quantité de mercure éliminée et continuer jusqu’à ce que la quantité se situe dans une échelle normale. Si les selles sont trop difficiles à obtenir, on peut faire analyser les cheveux. L’étape 2 sera considérablement ralentie si du plomb et de l’étain sont encore présents. Il est donc important de les éliminer complètement avant d’ajouter l’AL au DMSA. Durant l’étape 2, les effets secondaires habituels sont : une détérioration initiale (dégradation des comportements, de la diarrhée, des maux de tête, de la fatigue et une croissance excessive des levures intestinales et des bactéries néfastes). Toute cette procédure doit faire l’objet de contrôles (analyse de sang, enzymes du foie et problèmes liés aux minéraux). Les effets secondaires sont rares et affectent seulement 0,5 % des patients.
Une amélioration marquée signifie peu ou pas de symptômes autistiques. Le degré d’amélioration correspond à la quantité de métal excrétée avec le DMSA + AL. Les enfants qui ont répondu le plus rapidement au traitement sont ceux qui ont eu un développement normal et qui ont régressé par la suite. Les autres enfants peuvent prendre plus de temps pour répondre au traitement. Davantage de recherches sont nécessaires.
En conclusion, le DMSA, suivi du DMSA et de l’acide alpha lipoïdique, est efficace pour éliminer le mercure et d’autres métaux lourds. Les résultats montrent des améliorations significatives, principalement chez les plus jeunes enfants et chez ceux qui avaient eu un développement normal suivi d’une régression.
Virus dans les intestins, par Dr Andrew Wakefield
Le Dr Wakefield présente un résumé de sa recherche sur l’entérocolite autistique. Il fait la preuve d’une infection virale persistante dans le sang de plusieurs enfants autistes, basée sur une diminution des lymphocytes CD3, une augmentation des IgG1 et une diminution des IgG4 et des IgG2. De plus, des biopsies effectuées sur des enfants autistes révèlent une inflammation de la muqueuse (tissu épithélial) intestinale au complet. Le virus vivant de la rougeole a été retrouvé chez 76 des 83 enfants autistes, comparativement à 1 des 35 enfants ayant servi de contrôle. Des tests génétiques ont montré qu’il s’agit du virus de la souche du vaccin et non d’une souche sauvage.
Le Dr Singh a trouvé en testant des enfants autistes que ceux-ci tendent à présenter des niveaux élevés d’anticorps contre la rougeole, mais pas contre les autres virus. Cette information suggère que le RRO pourrait être relié à la cause de l’autisme. Pour tester cette hypothèse, le Dr Singh a observé les enfants autistes qui semblaient avoir régressé après leur premier vaccin RRO. Il a ensuite suivi ces enfants pour voir ce qui arriverait s’ils recevaient un second vaccin RRO en les comparant avec d’autres qui n’ont pas eu ce second vaccin. Pour cela, il a étudié le comportement, les symptômes physiques, la pathologie macroscopique et microscopique ainsi que les chartes de croissance. Chez les enfants qui ont reçu le second vaccin RRO, plus de la moitié ont connu une seconde régression peu de temps après cette injection, comparativement aux enfants qui n’ont pas reçu le second RRO et qui ont subi peu ou pas de régression additionnelle. Ce résultat est une preuve probante que le vaccin RRO peut causer l’autisme. |
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