Rizen Sans Gluten Sans Caseine


Le Protocole Sunderland :Séquence logique d'interventions biomédicales pour le traitement de l'autisme et des troubles associés.

Paul Shattock & Paul Whiteley
Autism Research Unit, School of Sciences,University of Sunderland, Sunderland. SR2 7EE.


Nous avons, à un certain nombre d'occasions, présenté et discuté les bases théoriques qui sous-tendent de nombreuses interventions appliquées dans le traitement de l'autisme (Shattock 1990, 1991). Celles-ci sont largement basées sur les travaux précurseurs de Dohan (1996), Panksepp (1979) et Reichelt (1981) suivis de prêt par Cade (1990). L'efficacité de certaines de ces interventions est prouvée mais pour d'autres les indices sont encore anecdotiques et non validés scientifiquement (et, dans certains cas, il n'est probablement pas possible d'effectuer une telle validation). Dans la plupart des cas l'intervention a été introduite par hasard ou de manière aléatoire lorsqu'un parent (ou tuteur) a découvert une thérapie particulière par ouï-dire, via un article de journal ou de magazine ou via une discussion sur internet. Parfois des parents ont cessé des interventions qu'ils considéraient inefficaces ou on continué qu'ils obtiennent ou non des résultats.

Dans d'autres cas, des professionnels ont suggérés la prise de très nombreux compléments et de plus en plus sont ajoutés au fur et à mesure. Les parents et les tuteurs ne sont pas compétents en la matière ou ne comprennent pas le coté technique de la nomenclature chimique. Le pire des cas était une fille qui prenait 70 compléments alimentaires différents. En fait, ce n'était pas exactement vrai puisque ses comprimés multi-vitamines contenaient de la B6 et elle prenait aussi de la B6 séparément et des cachets de Pyridoxine (qui sont de la B6).

Il est tout à fait compréhensible qu'un parent souhaite tout essayer pour aider son enfant, mais il est aussi souhaitable de connaître les éléments qui aident un enfant particulier et ce qui ne l'aide pas. Il est possible, bien sur, qu'un ou plusieurs des suppléments nuisent à l'état de santé de l'enfant. Il n'est pas possible de généraliser en la matière car tous les enfants souffrant d'autisme sont différents les uns des autres et également de leurs pairs ne présentant pas de symptômes. Afin d'éviter de surmédicaliser nous suggérons le protocole ci-dessous qui devrait permettre d'évaluer chaque intervention pour chaque enfant. Chaque élément devrait être traité avec le même respect que n'importe quelle intervention biomédicale via un médicament spécifiquement prescrit ou faisant partie d'une thérapie en cours. Ces interventions, en règle générale, n'utilisent pas de médicament, cependant nous recommandons quelles soient traitées avec le même respect et utilisées de manière expérimentale un laps de temps délimité, avec toutes les précautions nécessaires prises.

Si elles sont efficaces elles peuvent être utiles, si elles ne le sont pas elles devraient, pour le moment en tout cas, être abandonnées. Une thérapie inefficace peut toujours être revue plus tard, ou peut être, lorsque des problèmes de développement différents surviendront et lorsque le statut métabolique ou physiologique aura changé soit en raison d'une autre intervention soit de l'âge. Nous recherchons un avantage thérapeutique et si les effets négatifs sont trop significatifs, continuer peut difficilement être justifié. Il est difficile de justifier une thérapie très intensive ou restrictive si des bénéfices substantiels ne sont pas mis en évidence. Dans tous les cas, ces interventions doivent être effectuées dans le contexte d'un plan de traitement global incluant l'aspect éducatif et social. Ce type d'intervention ne peut se substituer à une éducation appropriée mais ont plutôt pour but de rendre le sujet plus réceptif au processus éducatif.

Figure 1:


Se protocole Sunderland Protocol (Shattock & Whiteley, 2000)
"CESSER LE FEU" - Retirer la source de l'agression
1. CASEINE (3 semaines)
2. GLUTEN (3 mois)



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ACCORD PRELIMINAIRE
3. AUTRES ALIMENTS (journal de bord des aliments)
(Maïs; Soja; Tomates; Aubergines; Boeuf. etc)
4. TESTS
(Vitamines; Minéraux; Acides aminés; Allergies - IgG, IgE)
SUPPLEMENTS APPROPRIES (Zn, Ca, Mg, Mb, Vit. A, C, B1, B3, B6, B12)

5. ORGANISMES PATHOGENES
(Candidas; Autres)



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RECONSTRUCTION ACTIVE

6. PROBLEMES DE SULPHATION
(Sulfate de Magnesium - Interne/Externe; MSM)
7. ACTIVITE ENZYMATIQUE
(HCl de
8. ACIDES GRAS
(Huile de primerose; huiles de poissons; huile de foie de morue (Vitamine A); Huile de lin)
9. L-GLUTAMINE
(Corriger les déficits; Nutriments intestinaux)
10. SUPPLEMENTS D'ENZYMES
(Bromelain; SerenAid; EnZymAid)



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DIVERS

11. 5-HYDROXY TRYPTOPHAN
12. REGIME SANS COLORANT
13. REGIME SANS SALYCILES
14. MEGADOSE B6 & Mg
15. DIMETHYLGLYCINE (DMG)
16. SECRETINE



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Nous suggérons d'introduire une intervention à la fois et d'évaluer l'avantage thérapeutique pour chaque individu. Ensuite il faut considérer la continuation ou l'arrêt. Comme la Gaule ancienne, notre protocole est divisé en trois. Utilisant une métaphore militaire : nous menons une bataille et nous devrions rechercher la paix. Il y a trois étapes pour établir une paix viable et permanente.

A. Cesser le feu;

B. Cerner les problèmes et rechercher une cause commune;

C. Reconstruire.

Nous envisageons la résolution de ces problèmes précisément de la même manière.

L'étape A, "Cesser le feu" : L'expérience ainsi que la théorie de l'excès opioïdes de l'autisme suggère que la première étape du traitement de l'autisme doit être le retrait de la source de ces peptides. Nous ne suggérons pas que cela explique tout mais qu'il s'agit d'une première étape appropriée. Puisque la source de l'agression inclue presque toujours la caséine et le gluten, ceux-ci doivent être retirés de l'alimentation. Il est possible que les parents, les tuteurs ou les professionnels ou les sujets eux-mêmes aient fait effectuer une analyse pour détecter ces substances. Le test le plus connu est celui des peptides urinaires mais il existe d'autres méthodes.

Bien que ces tests fournissent des informations très utiles lorsqu'ils sont utilisés conjointement à des données cliniques, cela vaut la peine dans tous les cas de considérer l'exclusion de ces protéines de l'alimentation. Nous avons rencontré des sujets autistes chez lesquels les tests n'indiquaient pas de niveaux anormaux de peptides urinaires (ou Indolyl Acryloyl Glycine, IAG), en fait leurs profils peptidiques paraissaient en tout point normaux, pourtant le sujet était clairement autiste. Nous avons rencontré des sujets tels que ceux-ci qui réagissent positivement au retrait de la caséine et du gluten de l'alimentation. Il est possible que ces sujets digèrent les peptides de manière anormale mais que ces composants ne soient pas détectés par nos systèmes. Il est possible que bien que les niveaux urinaires soient normaux, les quantités traversant la barrière hémato-encéphalée et atteignant le système nerveux central soient élevées. Nous avons aussi rencontré certains cas, heureusement très peu fréquents, ou le problème semble être du à une hypoxie ou anoxie à la naissance ou lors des premiers jours. Dans ces cas, des dommages ont peu être causé au cervelet très fragile en cours de développement. Ces parties fonctionnent mais peuvent en conséquence être affectées même par un niveau normal de peptides dérivés de la nourriture via le sang.

Quels que soient les mécanismes impliqués ou les résultats des tests biomédicaux, nous suggérons que l'on considère en premier lieu le retrait de tous les laitages.

1. Suppression de la caséine


Les effets de la suppression des produits laitiers peuvent souvent être constatés rapidement. En fonction de l'âge du sujet, cela peut aller de 2-3 jours (pour les plus jeunes) ou 10-14 jours chez les adultes bien qu'habituellement ce soit plus rapide. Nous suggérons en général une période d'essai de 3 semaines dans un premier temps. Lucarelli (1995) a trouvé que 66% des sujets testés bénéficiaient de ce type d'intervention, bien que nous n'ayons pas de données fermes pour confirmer cette opinion, notre expérience suggère que cela correspond plus ou moins à la réalité. Bien entendu, il peut y avoir une période où des effets secondaires sont visibles mais à la fin de la troisième semaine la situation devrait être claire.

Tout effet de manque dure relativement peu de temps mais peut être assez sévère, particulièrement chez les jeunes enfants. Pour cette autre raison nous préférons séparer le retrait des deux éléments, gluten et caséine, pendant ce protocole. Nous avons trouvé que l'élévation de béta-casomorphine (1-7) disparaît rapidement du profile urinaire après le retrait des produits laitiers de la nourriture (quelques jours). Nous supposons qu'il s'agit de la raison des effets dramatiques du retrait constatés.

Nous avons aussi observé que beaucoup d'enfants ayant un meilleur niveau de fonctionnement retiraient d'eux-mêmes les produits laitiers de leur alimentation de toute manière. Puisque les pointes d'élévation disparaissent aussi rapidement, il est hautement probable que les sujets ont la possibilité de détecter la différence produite par l'abstinence de produits laitiers. De nombreux Asperger, par exemple, se plaignent de confusions ou de difficultés de concentration lorsqu'ils boivent du lait. Ils évitent le lait mais rationalisent cela en disant qu'ils "détestent le lait" ou le trouvent "gluant". D'un autre coté certains enfants utilisent clairement le lait comme une drogue et en boivent ce qui est généralement considéré comme de grandes quantités. Un enfant de trois ans, par exemple, qui boit 2 litres et demi de lait par jour n'est pas atypique pour ce groupe. Les cultures d'Europe de l'Ouest sont empruntes de l'idée que le lait est merveilleux et indispensable dans l'alimentation. Les diététiciens, infirmiers et les praticiens médicaux orthodoxes ne sont pas facilement convaincus du fait que le lait n'est pas prévu pour les êtres humains et que sa consommation dans de nombreux cas est indésirable et inapproprié. On a remarqué une augmentation des cas d'autistes chez les migrants en Suède (Gillberg 1996) comparé à la population indigène. Il y a plusieurs explications théoriques mais l'une d'entre elle implique la consommation d'aliments pour lesquels les sujets ne sont pas génétiquement équipés en terme d'enzymes ou de capacités métaboliques d'assimilation. L'absence de l'enzyme lactase chez les sujets d'origine africaine et la disparition d'enzymes qui digèrent la caséine chez les sujets d'origine chinoise vers l'âge de 12 ans sont des exemples bien documentés de ce phénomène.

Nous avons étés très impressionnés par le nombre de parents, surtout les mères, qui ont pris l'initiative, souvent contre l'avis de professionnels, de retirer les produits laitiers de l'alimentation de leur enfant. Clairement, ces parents ont ressentis intuitivement que la réaction de leur enfant aux produits laitiers était anormale. Des vomissements de lait (de vache), de l'eczéma, particulièrement derrière les genoux et dans le creux du bras, de drôles de bosses blanches sous la peau; tôt dans leur enfance, des écoulements d'oreilles ou des infections nécessitants parfois la mise en place de tubes; une constipation et/ou diarrhée dès la très jeune enfance et des problèmes respiratoires ressemblant à de l'asthme peuvent tous être les signes d'un problème de digestion de la caséine.

Après trois mois de suppression de la caséine il est utile de faire le point sur la situation. Clairement, dans les cas ou les améliorations sont apparentes, cette intervention doit être continuée. Lorsque l'on ne voit pas d'amélioration, il est difficile de justifier la continuation de la suppression, mais la plupart des parents considèrent que les difficultés inhérentes à ce type d'intervention ne sont pas si gênantes qu'ils ne puissent continuer. Cela doit être un choix personnel. Puisque le retrait des produits laitiers est relativement simple, cela aide aussi les parents à se préparer à la rigueur nécessaire pour la suppression du gluten. Bien sur, de nombreuses personnes préfère retirer les deux de l'alimentation en même temps et c'est très bien, mais nous recommandons quand même vivement de séparer les deux éléments pour des enfants de moins de 4 ans en raison de la sévérité potentielle de l'effet de manque. Cependant, nous suggérons quand même que l'on teste le rôle du lait rapidement après la mise en place du régime.

2. Le retrait du gluten


Comme cela est précédemment indiqué, le retrait du gluten nécessite celui des protéines (prolamines) d'un certain nombre de céréales, en particulier le blé, l'orge, le seigle et l'avoine. Etant donné la composition de l'alimentation occidentale et sa dépendance sur les céréales, ce n'est pas chose facile, mais la plupart le font sans trop de difficulté. Les pointes dans les profiles urinaires que nous (correctement ou incorrectement) attribuons au gluten persistent pendant beaucoup plus longtemps que les casomorphines. Dans notre test (Whiteley 1999) il y avait seulement 26% de réduction des niveaux urinaires après une période de 5 mois. On peut l'expliquer par la capacité de stockage du peptide dans les tissus de l'organisme et peut être, par un respect seulement partiel du régime dans certains cas. Le corps est incapable de les décomposer et les mécanismes de rejet dans l'urine sont (comme nous le supposons) surchargés par la quantité de peptides. Dans d'autres cas, le corps a peu d'autres options que de les stocker, probablement dans les tissus adipeux. Lorsque les sources alimentaires sont supprimées, ces stocks diminuent aussi rapidement que possible, mais au fur et à mesure que l'enfant/la personne grandit, la quantité stockée sera, en termes absolus, plus importante et le délai nécessaire pour leur élimination sera plus grand.

Il est très rare, pour cette raison, que le parent ou la personne affectée est repéré le rôle du gluten comme on repère celui du lait. Il y a toujours un certain degré d'envi de produits à base de gluten, et nous ne connaissons aucune personne autiste qui ait refusé des produits à base de gluten de la même manière qu'ils évitent le lait et les laitages. Il est étrange que nous soyons aussi attaché à ce qui est essentiellement la graine d'un type obscure d'herbe. Il est possible que la production de substances opioïdes soit un des éléments de son acceptation comme nourriture de base dans autant de pays du monde.

Bien que cela puisse arriver, le retrait du gluten ne produit en général pas d'effet dramatique. A part chez de très jeunes enfants, pour lesquels les résultats sont visibles plus rapidement, il ne faut en général pas s'attendre à des changements avant 3 ou 4 semaines, par conséquent nous suggérons que le retrait se fasse pour une période de trois mois. Ensuite, il est approprié de faire le point sur les progrès. Nous connaissons un nombre de cas ou des améliorations dramatiques ont eu lieu 7 à 9 mois après le début du régime, et pour un cas (Reichelt, communication personnelle) ces améliorations ont eu lieu deux ans après le début d'un régime strict. Comme préalablement indiqué, la disparition des peptides de gluten est plus progressive que celle des casomorphines. Par conséquents les effets de manque ont tendance à être moins prononcés dans leur sévérité, mais plus prolongés, particulièrement chez les adultes.

The Norwegian studies have been going on for the longest period of time (Knivsberg 1995) and they have always proposed removal of gluten as well as casein. Interestingly, they observed a phenomenon we have also noted in subjects who have used this approac h where the casein and gluten are removed simultaneously. There is an initial rapid withdrawal period and improvement. This tends to be followed by a period where not much happens at all and parents often begin to wonder if their initial improvement obser vations were a result of self-delusion. After a further period of time, other improvements appear, sometimes after a second set of withdrawal symptoms. we believe that this biphasic pattern is due to the sequential effects of casein and then gluten remova l from the diet.

Les études norvégiennes sont les plus anciennes (Knivsberg 1995) et elles ont toujours suggéré le retrait du gluten comme de la caséine. Il est intéressant de noter l'observation d'un phénomène que nous avons aussi remarqué chez les sujets ayant fait le choix de retirer le gluten et la caséine simultanément. Il y a une période de désintoxication rapide et d'amélioration. Cela tend à être suivi par une période où pas grand chose ne se produit et les parents se demandent si leur observation d'amélioration immédiate n'était pas une illusion. Après un laps de temps plus important, d'autres améliorations se font sentir, peut de temps après une deuxième période de symptômes de manque. Nous pensons que ce processus en double phase est du aux effets séquentiels du retrait de la caséine puis du retrait du gluten de l'alimentation.

Stade B "Cerner les problèmes"

Nous pensons que ces peptides sont les agents (source de l'agression) qui sont directement responsables de la cause des symptômes mais il peut y avoir d'autres agents qui ont un impact sérieux sur l'ensemble. Dans certains cas, le gluten et la caséine semblent être les seuls éléments, mais dans d'autres cas il y a clairement d'autres facteurs impliqués. L'implication relative de ces peptides (de gluten et caséine) est très large et peut cacher d'autres facteurs. Seulement après que la principale source de l'agression, le gluten et la caséine, ait été retirée de l'alimentation la fumée se dissipera suffisamment pour nous permettre de détecter d'autres éléments causatifs qui sont largement d'origine alimentaire.

Il est souhaitable de tenir un journal des aliments dans tous les cas avant, pendant (et après?) toute intervention mais ceci est doublement important après que le gluten et la caséine est été retiré, puisque c'est seulement à ce moment que nous pouvons déterminer le rôle des autres facteurs alimentaires. Il est intéressant de noter que l'APNA (Association de Padres de Ninos Autistas) fourni depuis plusieurs années à ses membres un tel journal, dans lequel ils peuvent enregistrer l'alimentation quotidienne de même que le comportement et les performances de l'enfant. De nombreux parents utilisent ces journaux et ont notés que la consommation d'un aliment particulier est souvent lié à une dégradation du comportement, du sommeil ou des performances. Sans tenir un journal précis, ces aliments n'auraient sans doute pas été identifiés. La réaction à certains aliments a tendance à être personnelle mais certains aliments causent souvent des problèmes identifiables à des groupes de personnes. Les oeufs, les tomates, les avocats, les aubergines, les poivrons rouges, le soja, le maïs sont des agents fréquents alors que le boeuf, le porc, le riz et la pomme de terre ne sont impliqués que rarement. Si un aliment particulier paraît suspect, il devrait être retiré de l'alimentation pendant une période d'essai d'environ 2 semaines et les effets devraient être notés. Nous sommes d'accord pour penser que cette méthode est très empirique mais c'est tout ce que nous pouvons faire à l'heure actuelle. On peut, cependant, souvent relever des indices en observant le sujet.

Les particularités alimentaires des enfants autistes sont bien connues et souvent ils limitent les aliments qu'ils acceptent de manger à quelques uns seulement. Il s'agit surtout de larges quantités de nourritures qui peuvent justement leur être néfaste, tel que nous l'avons décrit ci-dessus, mais certaines de ces nourritures sont complètement évitées. Si un enfant a un problème avec un aliment, il ou elle soit l'évitera activement ou au contraire l'utilisera plus ou moins comme une drogue. La situation est le miroir de ce que l'on rencontre chez les adultes ayant un historique d'abus d'alcool. Soit ils continuent à en abuser soit ils l'évite comme la peste. Lorsque les principaux coupables sont supprimés de l'alimentation (le gluten et la caséine) le parent ou tuteur doit faire attention à la possibilité de transfert sur d'autres aliments potentiellement dangereux. A plusieurs occasions, nous avons connu des enfants qui détestent le lait et pourtant en demandent soudainement lorsque le gluten est retiré de leur alimentation.

Seroussi (2000) a décrit comment elle a découvert les effets négatifs du maïs pour son fils, après une période très stricte de retrait du gluten et de la caséine de l'alimentation. Généralement, lorsque les nourritures néfastes sont retirées, l'alimentation de l'enfant s'élargie et il accepte des aliments qu'il refusait au préalable. Si l'alimentation reste restreinte, cela peut être un indice (mais pas une certitude) que l'aliment néfaste fait toujours parti de l'alimentation. Le même résultat est observé si un enfant consomme à nouveau par accident un aliment néfaste. Cela peut être, par exemple, le contenu d'une marque particulière de haricots préparés dont la composition est changée sans prévenir le consommateur, par ajout de gluten. Le comportement de l'enfant peut changer mais c'est aussi la tendance à réduire son alimentation qui peut réapparaître. Nous insistons à nouveau sur le fait que la suppression des éléments de base de l'alimentation vont probablement avoir pour conséquence une réduction de l'apport en vitamines et minéraux et autres nutriments essentiels. Une bonne complémentation, équilibrée, devrait être mise en place. Il faut mieux le faire avec l'aide d'un professionnel formé qui connaît ce type d'approche. En cas d'insuffisance d'apport de ces nutriments essentiels, les processus métaboliques de digestion et d'absorption ne pourront en aucun cas avoir lieu correctement.

3. Tests


A ce stade il peut être approprié de faire effectuer d'autres tests. Il ne fait aucun doute que nombre de nos enfants ont des niveaux anormaux de minéraux, vitamines, et autres éléments. Cependant, les résultats réels sont souvent obscurcis par l'écran de fumée que constitue la consommation de gluten et de caséine. C'est seulement maintenant, après le retrait de ces sources de protéines alimentaires agressives que des tests significatifs peuvent être effectués. A certaines occasions, les parents nous ont envoyés les résultats des tests sur les statuts en minéraux et vitamines (dans les cheveux ou le sang) avant et après le retrait du gluten et de la caséine. Les résultats avant étaient très en dehors de la norme en effet, et les résultats suivant l'exclusion des protéines néfastes indiquaient un retour à la norme. Nous avons interprété cela comme une indication que les fonctions intestinales étaient partiellement restaurées par le retrait de ces éléments; que les vitamines et minéraux provenant de l'alimentation étaient maintenant absorbées comme elles le devraient mais il peut, bien sur, y avoir d'autres mécanismes impliqués.

Nous suggérons toujours que toute personne débutant un régime s'assure d'un apport adéquat en minéraux et vitamines et pour cette raison nous préconisons d'impliquer un diététicien qualifié ou une personne ayant une formation équivalente. Nous suggérons de prendre un complément alimentaire multi-vitamines et multi-minéraux équilibré afin d'assurer des niveaux adéquats. Si ces tests sont faits avant le régime, des écarts sévères par rapport à la norme peuvent être évidents et une action de remédiation sous la forme d'un programme très déséquilibré pourraient être initiée de manière inappropriée. Il faut probablement mieux attendre ce stade.

On retrouve certaines règles communes. Certains enfants ont des taux de calcium et magnésium très bas et le remède est évident. D'autres ont des taux très haut de substances toxiques, comme l'aluminium. L'ajout d'une complémentation en zinc peut corriger cette situation. La supplémentation en zinc, dans tous les cas, est probablement souhaitable qu'il est nécessaire à tant de réactions métaboliques normales. Il n'existe pas d'étude scientifique rigoureuse démontrant son efficacité à améliorer les symptômes autistiques mais il y a de nombreux témoignages anecdotiques qui confirment son efficacité. Waring (2000) a indiqué que l'ajout de doses infimes de molybdène a des effets dramatiques sur la correction des anomalies sur le niveau des sulfates et des sulfites.

Nous avons aussi observé que les allergies classiques "disparaissent" fréquemment lorsque le gluten et la caséine sont retirés de l'alimentation. En même temps, certaines allergies réelles et sous-jacentes sont révélées. Nous pensons, pour cette raison, que le moment le plus approprié pour effectuer des tests est après le retrait des principales nourritures offensives. Si des allergies sont suspectées, il est utile d'envisager certaines interventions. Nous avons rencontré de nombreux individus ayant effectué des tests, utilisant un test VEGA (par la peaux) avant le début de toute intervention. Ces tests montrent en général 30 ou 40 allergies mais après le retrait du gluten et de la caséine, ces chiffres baissent de manière dramatique. Dans certains cas, les enfants sont privés d'aliments indiqués comme allergènes par des tests fait avant intervention et qui n'ont pas de valeur clinique.

Les laboratoires basés dans les hôpitaux testent en général les niveaux d'anticorps sanguins (IgE en particulier) pour indiquer des "allergies" envers divers aliments. En Grande-Bretagne, les résultats de ces tests ne sont pas toujours communiqués aux parents. Traditionnellement ils utilisent une notation de 0 à 4 (4 étant le niveau maximum). Les niveaux 0 et 1 sont assez courants et sont généralement ignorés alors que des niveaux plus élevés doivent être pris au sérieux. Il faut comprendre que ces niveaux ne sont rien d'autre qu'une photographie à un moment donné et qu'il peut être approprié de considérer le retrait de l'aliment afin de faire un essai à un moment futur.

Nous pensons que la signification de ces allergies réelles a été largement sous estimée par le passé et que la recherche devrait être dirigée vers ce secteur. Eviter ces allergènes est une thérapie évidente, mais il peut y avoir d'autres alternatives. L'EPD (Enzyme Potentiated Desentitisation, Désensibilisation par les enzymes) est une technique utilisée par un nombre limité de praticiens qui pensent qu'elle est efficace. Cela n'a pas été l'objet d'évaluations rigoureuses et les praticiens américains ont été censurés pour son utilisation. Nous pensons qu'il y a des bénéfices considérables, et, dans tous les cas, les commentaires des praticiens ont été modestes.

Nous aimerions insister sur le fait que bien que nous ne pensons pas que l'allergie classique à la caséine ou au gluten soit largement impliquée dans la plupart des cas d'autisme, il est important de contrôler cette éventualité avant le retrait de ces aliments. Ces tests n'ont bien sur aucune valeur une fois que les aliments ont été retirés de la nourriture pour une certaine période. Il est toujours dommage que les médecins demandent aux parents, même si c'est avec raison, de réintroduire le gluten et la caséine pour pouvoir effectuer ces tests. Bien que ces réintroductions résultent presque invariablement en une détérioration des performances et capacités du sujet, tout aussi invariablement les tests ont donnés des résultats négatifs. Pour cette raison, nous préconisons de faire tester les allergies au gluten et à la caséine (mais non les autres allergies) avant l'introduction d'un régime les excluant.

4. Parasites intestinaux


Depuis de nombreuses années, une association entre les troubles autistiques et les levures parasites a été remarquée et notée, et pourtant la nature de cette relation reste incertaine. Le fait que les deux conditions co-existent ne signifie pas nécessairement que l'une est la cause de l'autre. La cause et l'effet pourraient être inversées, mais il pourrait aussi exister un mécanisme sous-jacent, qui provoque les deux phénomènes. Nous avons fréquemment observé la disparition d'une infection parasitaire apparente lorsque le gluten et la caséine étaient retirés de l'alimentation. Ainsi les interventions préconisées plus bas, pour le traitement des candidoses ne sont pas nécessaires. Pour cette raison, nous préférons intervenir contre les parasites à ce stade plutôt que, comme le font certains thérapeutes, en début d'intervention. Pendant plusieurs années, nous pensions que les levures parasitaires, tels que les candidas, se multipliaient en raison de la faiblesse du système immunitaire, qui était lui même la conséquence de l'action des peptides opioïdes alimentaires. Cette colonisation par les levures pourraient bien être favorisée par une utilisation inappropriée des antibiotiques pendant la première enfance. Par exemple, il est connu que de nombreux enfants ayant des troubles autistiques ont de nombreuses otites. Il est probable que celles-ci soient au moins au début la conséquence de problèmes causés par le lait, pourtant elles sont traitées par antibiotiques. Ces antibiotiques puissantes sont utilisées de manières routinières et parfois avec grande régularité chez certains enfants. Bien entendu elles tuent les bactéries bien que le rôle de celles-ci dans le déclanchement des otites soit minime. Malheureusement elles tuent aussi les bactéries intestinales et cela permet le développement des levures et autres organismes ressemblant plus à des parasites. Ainsi, l'utilisation des antibiotiques encourage la croissance de parasites de ce type. Si les levures sont présentes, elles peuvent augmenter la perméabilité de la paroi intestinale, particulièrement lorsque les taux en sulfates sont faibles. Shaw a effectué une étude consacrée aux levures et a postulé un nombre de mécanismes via lesquels les produits issus des levures pourraient avoir une influence plus directe et nous devons référer le lecteur intéressé à son ouvrage (Shaw 1998) pour plus d'information. Récemment (Shaw 2000), il a suggéré que les levures peuvent être responsables de la production de substances qui peuvent former des complexes avec les enzymes (comme le Di-Peptyl Peptidase IV) qui devraient, dans des circonstances normales, digérer les peptides dérivés des aliments. Il y a certainement une certaine logique dans ces idées mais il n'y a pas pour l'instant de preuves formelles.

Les mécanismes ont ou n'ont pas d'influence, mais il est clair que certains parents pensent qu'ils constatent des bénéfices en traitant ces infections de levures. Malheureusement il n'y a pas de données publiées pour confirmer leurs observations mais nombres d'améliorations comportementales suite à l'utilisation de produit antifongiques comme le Nystatin suggèrent que ces observations devraient être prises au sérieux. Il a été suggéré que le Nystatin agit via un autre mécanisme, par exemple en réduisant la perméabilité intestinale. Ceci est en effet possible, mais là encore, il n'y a pas de données et cela n'expliquerait pas les bénéfices obtenus grâce à d'autres médicaments anti-fongiques comme le Diflucan.

Les levures se développent sur le sucre (sucrose et autres), aussi de nombreux parents ont essayés de contrôler les levures en limitant ou éliminant les sucres alimentaires complètement. De plus, certains parents ont été plus loin et ont supprimé les aliments contenant des levures. D'autres parents ont essayé de contrôler l'infection par les levures en supplémentant de fortes doses de bactéries bénéfiques que l'on trouve normalement dans l'intestin. Les produits contenant de l'acidophilus ou du bifidus sont utilisés dans ce but de même que des "anti-levures" naturels comme l'huile de pépin de raison ou l'ail (bien que ce dernier puisse avoir ses propres conséquences!).

Il existe un certain nombre de tests pour détecter les levures. Ceci peut demander l'examen des selles (pour trouver des évidences directes de l'infection); du sang (pour les anti-corps ou les anticorps-antigènes) ou de l'urine (pour les métabolites des levures absorbés via l'intestin). Chaque test a ses points forts et aucun n'est dépourvu de point faible. De nombreux parents pensent qu'il est plus simple d'assumer une infection et d'essayer un traitement sous forme de supplémentation. La Nystatin cependant est un médicament délivré sous ordonnance médicale et il est peu probable que des médecins la prescrive sans test préalable ou pour d'autres raisons valables.

5. Les autres parasites intestinaux


La vie des parasites intestinaux n'est pas toujours simple et leur survie dépend non seulement des aliments qu'ils obtiennent mais aussi de leur capacité à survivre contre les mécanismes de défense du corps. La production de substances qui réduira la capacité du système immunitaire améliorerait grandement les chances de survie de chaque organisme. Seul un parasite très "stupide" produirait des substances chimiques qui se retourneraient contre leur hôte puisque ses propres chances de survies dépendent de la survie de l'organisme hôte. Les peptides opioïdes sont parfaites pour cette tâche puisque qu'elle diminue la résistance du système immunitaire mais ne peuvent, dans des circonstances normales, être absorbées. Cependant, nous savons que les personnes souffrant de troubles autistiques ont une perméabilité intestinale exagérée et que les problèmes peuvent s'accumuler.

Il est connu que certains vers et organismes protozoaires produisent ces substances et nous suspectons, bien que cela ne soit pas prouvé, que les bactéries utilisent les mêmes mécanismes. Personne ne pense vraiment que "les vers sont la cause de l'autisme" mais ils pourraient exacerber la situation, particulièrement chez nos sujets qui pourraient être particulièrement sensibles à ce type d'infection en raison de leur système immunitaire déjà faible. Une théorie sur l'existence de substances contenant de un type inhabituel de dermorphine, à laquelle nous avons précédemment fait référence, suggère qu'ils sont dérivés de bactéries (peut être de bactéries anaérobies comme les Clostridia) qui cherchent à augmenter leurs chances de survies par ce moyen. Bien qu'il n'y ait pas d'évidence permettant de confirmer cette possibilité, il est possible que les virus ou même les candidas utilisent un mécanisme similaire. Dans tous les cas il semble important de normaliser la flore intestinale autant que possible en utilisant des régimes et médicaments appropriés.

[Voir article sur flore intestinale anormale et nouvelle recherche]

Régime sans gluten (encore)


La nature de la flore intestinale dépend beaucoup de l'alimentation. Un régime restrictif tel que celui sélectionné par de nombreuses personnes atteintes d'autisme peut favoriser certaines bactéries au détriment d'autres. Par exemple, une alimentation riche en blé peu favoriser le Clostridia alors qu'ils seraient presque absents si le riz était le seul hydrate de carbone présent dans l'alimentation. L'intérêt pour ces relations est récent et cela requiert clairement une investigation plus détaillée.

Stade C. La phase de reconstruction

Le but ultime de ces interventions doit être de rendre possible une alimentation aussi proche que ce peut de la normale. Si, par exemple, nous pouvons réduire les niveaux de peptides néfastes dans l'intestin ou décroître la perméabilité de la membrane intestinale et/ou de la barrière hémato-encéphalée, nous pouvons minimiser les risques de dommages. Ceci est le but des éléments de la "Phase de reconstruction".


6. Les sulfotransférases et les aliments phénoliques


L'intérêt sur ce sujet est venu suite à l'observation de parents. Les parents ont observé que certains aliments particuliers entraînaient des comportements anormaux chez leur enfant. Ces aliments, tels que le jus de pommes, les agrumes, le chocolat et le paracétamol sont précisément ceux dont l'on sait qu'ils causent des migraines chez les individus susceptibles. Les parents notent aussi la fréquence des migraines chez les membres de la famille des enfants autistes. Ces observations faites par des parents ont amenés ceux-ci, sans formation dans ces domaines, à consulter des livres de biochimies. Ils ont noté que certains enzymes tendent à fonctionner de manière sub-optimale pour les personnes souffrant de maux de têtes et se sont demandés si la même situation était pertinente pour l'autisme. Ils ont demandé à Rosemary Waring, un chercheur connu dans ce domaine, de tester un groupe d'enfants autistes. Les résultats ont été publiés il y a quelques années (1997) et ont été dupliqués et étendus seulement récemment de manière dramatique par Alberti (1999) et récemment par Waring elle même (2000a).

Il semblerait que les systèmes de sulfotransférase fonctionnent de manière sub-optimale chez les personnes autistes. Cela a certaines conséquences, y compris sur le métabolisme des neurotransmetteurs classiques; une assimilation et un métabolisme perturbé des pigments biliaires de la bilirubine et de la biliverdine ; une action réduire de l'hormone CCK qui résulterait en une sécrétion réduite de la bile et du tractus biliaire vers les intestins. Cela pourrait entraîner, à nouveau, une absorption réduite de certaines vitamines et autres nutriments dans les intestins, une activité réduite de la gastrine dans l'estomac, ayant pour conséquence une production réduite d'acides gastriques, de mucus et de pepsine dans l'estomac,et peut être une production réduite de sécrétine et l'absorption des vitamines plus en aval.

L'importance la plus grande est peut être pour la perméabilité intestinale. Les intestins sont recouverts d'une couche fine de mucoprotéines. Cette couche, tout comme elle contient des immunoglobulines importantes (particulièrement celles de la classe d'IgA) fourni une lubrification et une protection à la barrière intestinale lors du passage de la nourriture via le canal alimentaire. Ces mucoprotéines doivent être sulfatées afin qu'elles soient continues, protectrices et efficaces. Si elles ne sont pas sulfatées, les protéines se regroupent et laissent exposées de la matière intestinale et le transport des peptides vers les tissus est encouragé.

Le rôle de la sulfation pourrait très bien être un facteur pivot causant l'autisme, cependant il est encore faiblement compris et a reçu une maigre attention. Le rôle des sulfates dans le système immunitaire, dans l'efficacité des hormones et dans la maintenance de l'intégrité des fonctions intestinales, du fonctionnement des reins et des systèmes de détoxification mérite une bien meilleure attention que celle qu'il reçoit actuellement. Owens (1998) a attiré l'attention sur l'importance de la sulfation pour les organismes chimiques nommés GAGs (Glucosyl Acetyl Glucosamines) qui ont une importance énorme pour de nombreuses fonctions du développement cérébral. Des processus comprenant l'inflammation, telles que celles qui pourraient résulter d'une infection peuvent être acquis naturellement ou via un programme de vaccination, aura pour conséquence la suppression des GAGs contenant des sulfates de la barrière intestinale. Owens suggère que ces GAGs forment le principal réservoir de sulfates du corps. Ainsi, tout processus inflammatoire résultera en une déplétion inévitable des sulfates. Waring (2000b) a aussi présentée des données indiquant que la conversion des sulfites en sulfates est sévèrement inhibée après la vaccination d'étudiants adultes contre l'hépatite B.

Les ions de sulfate sont seulement faiblement absorbés via l'alimentation mais bien absorbés via la peau. Cela explique la rationalité de l'utilisation de sulfates de magnésium dans le bain des enfants autistes. Certains parents ont expérimentés des "patches" préparés à la maison et contenant des cristaux de sulfate de magnésium. L'intention est que de petites quantités de sels soient absorbés via la peau sur une base continue. Alternativement, le MSM (Methyl Sulphonyl Methane) peut être donné oralement afin d'essayer d'augmenter les taux de sulfates sanguins. L'efficacité n'a pas été cependant démontrée via des tests cliniques appropriés mais l'évidente anecdotique est impressionnante.

7. L'Hydrochloride de Betaine (Tri-Methyl Glycine)


Comme pour les enzymes mentionnés ci-dessus, le Tri-Methyl Glycine (TMG) est utilisé depuis de nombreuses années dans le traitement de l'hyperactivité, bien que le mode d'action ne soit pas très clair. Ce complément agira en produisant lentement de l'Acide Hydrochlorique, augmentant ainsi l'acidité de l'estomac. Il semble que les personnes atteintes d'autisme n'ont pas suffisamment d'acide dans l'estomac (achlorhydria) et par conséquent, les enzymes de l'estomac agissent insuffisamment pour digérer les protéines. Il est peut être aussi significatif que la sécrétine soit produite dans les intestins suite à l'acide de l'estomac. Ainsi, s'il y a insuffisance d'acide, le niveau de sécrétine produite pourrait être insuffisante.

[Voir article sur Famotidine (Pepcid AC) and autism]

Comme pour le DMG (Di-Methyl Glycine), il est possible que chaque action dépende de mécanismes complètement différents. Le rôle de la DMG et TMG dans le métabolisme de la cystéine est très connue. Alternativement, ces produits peuvent avoir un rôle direct dans la neurotransmission ou agir comme source de glycine qui est toujours demandé par le corps. Nous pensons que puisque ces produit ont peut, ou pas du tout, de contre-indications et sont utilisés depuis longtemps ils devraient être considérés à ce stade.

8. Les acides gras (graisses et huiles)

On croit souvent par erreur que les graisses agissent uniquement comme système de stockage de l'énergie ou comme matériel d'emballage. Le rôle très important des graisses dans le métabolisme et le développement du corps est connu depuis peu seulement. On connaît mieux le rôle du métabolisme des acides gras dans la maintenance de la perméabilité des membranes à travers le corps. Des données intéressantes ont été publiées (Kane 1999 et Cosford 2000) mais, actuellement, il n'y a pas de consensus global sur les éléments significatifs et ceux qui ne le sont pas. A ce stade, nous hésitons a émettre des certitudes sur les interventions appropriées et nous devons suggérer que ceux qui sont intéressés par le sujet obtienne un conseil auprès de quelqu'un d'autre jusqu'à ce que les positions soient plus claires. Bien que des preuves formelles manquent, il apparaît qu'il y a des anomalies dans le contenu en acide gras circulant dans le sang comme dans les formes liées et il n'y a pas d'accord pour savoir si les niveaux circulant reflètent sincèrement la situation des membranes. Etant donné l'instabilité des membranes et le fait que les analyses sont rarement effectuées immédiatement après le prélèvement, on doit encore émettre des doutes sur la fiabilité de tous les prélèvement sauf ceux fait avec le plus grand soin.

Beaucoup ont venté les mérites de l'huile de lin, de l'huile de foie de morue, de l'huile de feuille d'olive et de beaucoup d'autres mais pour une variété de raisons. L'évidence s'accumule indiquant que toute intervention doit utiliser une approche équilibrée d'Omega 3 et d'Omega 6 plutôt que de fortes doses d'une seule des deux formes. Un élément qui semble faire l'objet d'un accord universel est l'utilisation de l'huile de Primerose. Les bénéfices peuvent être la conséquence de son contenu en acide incorporés dans la structure des prostaglandines nécessaires au maintien de l'intégrité intestinale. (Même ici, il est suggéré de l'éviter en cas de risque d'épilepsie). La recherche de Kane est controversée et ses explications ne sont pas acceptées de tous mais il y a un accord général sur la séquence d'utilisation des graisses et huiles qu'elle propose.

L'huile de Primerose; Celle-ci consiste largement en Acide Gamma Linoléique, un acide Omega 6. Il y a d'autres sources, plus riches d'Acide Gamma Linoléique comme l'huile de Bourrage, mais on dit qu'elle est moins bien tolérée que l'huile de Primerose. Nous sommes incapables de faire un commentaire la dessus. Il est probablement sage de saturer avec cela avant d'essayer de rétablir l'équilibre en Omega 3 avec des huiles tel que les huiles de poisson. L'huile de poisson comme l'huile de foie de morue comporte l'avantage d'inclure la vitamine A, qui manque certainement chez les autistes (Megson 1999).

L'huile de lin, riche en Omega 3. L'objectif, d'après nous, de ces apports en acide gras est d'assurer que les membranes des cellules intestinales et de la barrière encéphalo-hématée soit perméable jusqu'à un degré approprié. Le niveau de cholestérol est important pour cela. Bien qu'il y ait actuellement un courant anti-cholestérol, je dois reconnaître que c'est un élément important de ces membranes et certains préconisent de s'assurer de niveaux adéquats d'acides gras qui seront convertis par le corps en cholestérol.


9. Les acides aminés

Un certain nombre de maladies peuvent être le résultat direct d'irrégularités dans les acides aminés. L'histidianémie, la phénylcétonurie; l'homocysténurie et autres peuvent être impliquées dans la cause des symptômes. Des tests pour contrôler que ce type de problème est absent devraient être effectués de manière routinière. Il existe une évidence anecdotique considérable indiquant que certains acides aminés sont bénéfiques aux personnes atteints d'autisme. Les évidences manquent mais la supplémentation devrait être considérée et dans tous les cas, leur utilisation n'aura sans doute aucun effet négatif. La L-Glutamine est très appréciée de nombreux parents bien que son mode précis d'action soit inconnu. Elle est utilisé couramment dans les médicament pour encourager la croissance des muqueuses et améliorer l'absorption intestinale. Il a été suggéré que les niveaux de glutamine dans le sang sont faibles chez les personnes souffrant d'autisme donc la supplémentation peut être bénéfique.

Le 5HTP (5-Hydroxy Tryptophane) est un métabolite de l'acide aminé tryptophane et est utilisé dans la formation de la sérotonine. Il est possible que les niveaux de sérotonine, là ou cela est nécessaire, sont bas et que la supplémentation en 5HTP aide. Beaucoup de personnes pensent que c'est le cas bien que, encore une fois, l'évidence de son efficacité dans l'autisme manque. (Les concepts théoriques sont décrits par Shattock (1999).)


10. Les suppléments d'enzymes

Si les peptides dans l'estomac ne sont pas digérés correctement, cela peut être le résultat d'un niveau insuffisant de l'enzyme peptidase. Depuis de nombreuses années, les parents d'enfants hyperactifs utilisent les enzymes (oralement) pour améliorer le problème. De nombreux produits sont commercialisés sur le marché. Certains des enzymes végétaux sont particulièrement efficaces et nous savons que beaucoup de parents pensent que l'enzyme de l'ananas, la bromelaine, donne des résultats bénéfiques. La bromelaine a un avantage particulier sur d'autres enzymes naturels car elle est connue pour casser les liens Tyrosine-glycine qui sont cruciaux à l'activité opioïde de la plupart de ces peptides biologiquement actifs. De nombreux produits contiennent l'enzyme "papain" qui est aussi un enzyme végétal. Cependant, il semble que certains soient allergiques à cette substance. Un produit spécialement fabriqué pour les personnes autistes est maintenant commercialisé (SerenAid). Il contient de la peptidase provenant d'une variété de sources et a été spécialement formulé pour fonctionner dans le milieux acide de l'estomac. Les peptides y seront digérés et ne seront plus disponibles pour être absorbés plus bas dans l'intestin.

Les fabricants ne prétendent pas que SerenAid soit utilisé seul, mais souhaitent qu'il soit ajouté à d'autres intervention diététiques. De nombreux parents l'utilisent régulièrement avec les repas. Aucun test formel n'a été publié mais il est possible qu'il en soit fait dans le futur.


Stade D - Autres interventions

Les interventions suivantes ont été placées plutôt vers la fin du protocole pour diverses raisons. La mise en place de régimes sans couleur ou sans salicylés, bien que théoriquement envisageables et possibles par expérimentation in vitro (Waring 1999) n'est pas facile a faire et les parents essayant ces régimes assez stricts trouvent difficile de justifier leur action a des médecins orthodoxes. De manière similaire, l'utilisation de la sécrétine, à ce stade, reste expérimentale plutôt que routinière. Comme les nouvelles versions plus pures deviennent disponibles et que des preuves de sa sécurité et de son efficacité apparaissent cette situation peut très bien changer. Même les méga-doses de vitamines B6 sont mal vues étant donné qu'il existe des risques théoriques associé à son utilisation. L'utilisation de la DMG n'a pas attiré de telles critiques mais puisque nous ne connaissons pas la raison de son efficacité nous n'avons pas la possibilité de lui allouer une place dans notre protocole.


11. 5-HTP (5-HydroxyTryptophane)


Le mécanisme que nous avons proposé implique un rôle pivot de l'Acide Indole Acrylique (I.Acr.A) qui est un métabolite inhabituel de l'acide aminé tryptophane et le précurseur immédiat de la Glycine Indole Acrylique (IAG) dont nous avons souligné la présence en quantités anormales dans l'urine des personnes autistes. Nous avons suggéré que les écarts de la norme en faveur de ce métabolisme peuvent être une conséquence de l'inhibition partielle de l'enzyme tryptophane hydroxylase. Il s'agit de l'enzyme responsable de la conversion du tryptophane en 5-HTP (5-hydroxytryptophane) qui est ensuite converti en 5 hydroxytryptamine (sérotonie ou 5-HT). Ainsi, une inhibition de l'enzyme tryptophane hydroxylase résulterait en une augmentation de l'I.Acr.A potentiellement dangereuse et une réduction du niveau de sérotonine disponible dans le corps. Le remède évident est de supplémenter en tryptophane mais cela pose aussi problème. Premièrement si l'activité enzymatique est diminuée comme nous le proposons, le tryptophane peut être converti en I.Acr.A qui n'est pas désirable. Deuxièmement, le tryptophane est seulement disponible sur ordonnance dans la plupart du monde.

L'interdiction de la vente libre de tryptophane est inhabituelle et controversée étant donné l'historique de ce produit mais, dans tous les cas, l'utilisation du 5-HTP parait plus appropriée. Encore une fois, les indications sur son efficacité sont anecdotiques mais son usage est à la fois logique et probablement sans effet secondaire.


12. Régime sans phénols (pigments)

Il semble que la sous-activité de la sulphotransférase dépende du faible taux de sulfate plasmatique plutôt que d'un déficit enzymatique réel. Ainsi, tout aliment nécessitant ou utilisant des ions de sulfate lors de son métabolisme fera empirer la situation. Ces aliments inclus le jus de pomme, les jus d'agrumes, le chocolat et le paracétamol. En fait, tout produit chimique contenant une forte proportion de groupes phénoliques aura cet effet et fera empirer le problème sus-mentionné. Beaucoup de colorants, naturels ou synthétiques, possèdent des groupes phénoliques. Pour cette raison, certains médecins recommandent le retrait de tout aliment coloré de l'alimentation. Bien sur, les interventions connues depuis longtemps (régime de Feingold) préconisaient largement le retrait des colorants synthétiques, particulièrement ceux commençant par la lettre E. Une partie de la publicité négative pour ces produits vient du fait que nous trouvons désagréable ces ajouts inutiles à notre nourriture, mais pour certaines personnes elles sont importantes. A part dans certains cas isolés, nous n'avons pas vu de grande différence pour les personnes autistes lorsque les aliments colorés sont retirés à moins que d'autres éléments mentionnés ci-dessus ne le soit aussi.

Certains (peut être la majorité) ne réagissent pas à ces aliments, y compris au paracétamol, mais il y a des individus qui devraient éviter ces produits. Encore une fois il faut vérifier les effets pour chaque individu.


13. Régime sans salicylés


Depuis le régime de Feingold les gens sont conscients que les aliments comportant de forts taux de salicylés peuvent poser problème aux personnes autistes. Les salicylés (comme l'aspirine) sont utilisés médicalement pour leurs propriétés anti-inflammatoires, antipyrétique (baisse de température) et anti-douleurs. Ces effets sont obtenus en bloquant l'action des enzymes COX1 et COX2. Ces enzymes causent l'inflammation mais sont aussi nécessaires pour la production de certaines prostaglandines essentielles pour le maintien de l'intégrité de l'intestin. Les drogues comme l'aspirine, qui inhibent le COX1, auront des effets secondaires sérieux sur les intestins et augmenteront la perméabilité intestinale, particulièrement chez les individus sensibles. Certains parents trouvent justifié d'éviter ces aliments, tels que les amandes et autres aliments contenant des salicylés. Pour d'autres le problème ne se pose pas.


14. Mega-doses de Vitamine B6 et de Magnésium


De très hauts taux (500-1000 mg/jour) de vitamine B6 (équilibrée par du magnésium et d'autres vitamine du groupe B) sont préconisés et beaucoup affirment le bénéfice de leur usage. Il existe des risques théoriques et certains ont essayé, aussi bien aux US qu'en GB, de limiter leur disponibilité. Cependant, je n'ai pas connaissance d'une personne ayant eu à souffrir des effets secondaires décrits dans la littérature.


15. Di-Methyl Glycine (DMG)


La Di-Méthy Glycine paraît sure, et dans certains cas, utile, mais, encore une fois, l'observation encourageante de parents et de certains professionnels n'a pas encore été confirmée par des observations cliniques.

[Voir article sur la DMG ici]

16. La sécrétine


Bien que n'étant pas strictement parlant une intervention diététique, nous devons mentionner la sécrétine, qui est une hormone. La sécrétine a récemment reçu beaucoup de publicité. La rationalité de son utilisation vient de sa capacité à stimuler le pancréas pour produire l'enzyme peptidase (Horvath 1998). Les résultats d'essais préliminaires sont équivoques et nous attendons des clarifications. Cependant, une discussion sur ce sujet va au delà du but de cette présentation.


Autres suppléments

Il existe une pléthore de substances qui sans être strictement parlant des médicaments, au sens légal du terme, ont des actions qui repoussent les barrières de ce qui doit être considéré comme un "Complément nutritionnel" et sont vendus comme tels. Par exemple, le Gingko (biloba) a été largement utilisé pour son action d'accroissement du flux sanguin, et ainsi, l'apport d'oxygène au cerveau. Le Gingembre, la réglisse et d'autres produits naturels sont également utilisés pour leur effet sur le tractus gastro-inestinal et pourront avoir une place lorsque plus d'information sera disponible. Bien que n'étant pas des compléments alimentaires, l'utilisation d'agents chélateurs devra être considéré à un moment. Depuis un temps considérable des voix se sont élevées contre les effets néfastes potentiels du mercure chez les enfants autistes. En effet, il existe des parallèles proches entre les effets connus du mercure et les symptômes autistiques. Des preuves commencent à apparaître suggérant que les personnes autistes ont plus de mercure. Ceci devient apparent uniquement lorsque des agents chélateurs sont employés pour chélater les métaux lourds du corps. Des recherches sont actuellement effectuées pour tester ces hypothèses et à ce stade nous pensons qu'une discussion concernant l'utilisation de ces agents chélateurs n'est pas appropriée. Les effets secondaires potentiels sont inacceptablement élevés pour une auto-médication et ce type de traitement ne devrait être essayés que sous le contrôle d'un médecin qualifié. Cela demande clairement une plus grande attention.


Conclusions

Des interventions comprenant un régime alimentaire évitant certains composants ou la prise de compléments alimentaires sont de plus en plus utilisées pour le traitement des troubles autistiques et de nombreuses autres conditions. Les cultures occidentales sont très orientées vers l'utilisation de médicaments, souvent synthétiques et très puissants, utilisées pour traiter des symptômes pour un problème particulier qui interfère avec la qualité de vie de l'individu affecté. Cette approche est acceptable seulement jusqu'à un certain point. Les parents et tuteurs sont de plus en plus intéressés par les processus qui sont sous jacent aux symptômes et qui, en intervenant permettent de le minimiser. Bien sur, la prédisposition, la fragilité, la source de l'autisme restera mais en minimisant les facteurs causatifs il est possible d'améliorer le problème.

De nombreuses interventions sont préconisées et, à première vue, elles peuvent apparaître, particulièrement aux professionnels non intéressés, comme un amas d'idées sans substance. La plupart de ces interventions ont été conçues et développées par persévérance et bon sens. Des mécanismes apparaissant raisonnables, logiques et justifiables, ont été établis. Ces interventions s'intègrent et peuvent être utilisées pour former des plans pour chaque individu. Ils offrent au praticien l'opportunité d'intervenir de manière prometteuse en sachant que les preuves scientifiques s'accumulent. Les professionnels qui ne considèrent pas ces interventions risquent de rater le coche et de ne pas répondre aux besoins de leurs clients. Nous avons résumé notre protocole (version 2000) dans le tableau joint.


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Copyright 2000 Paul Shattock and Paul Whiteley.
From Proceedings of Conference held at the University of Durham, April 10th 2000

Traduction : Martine Filiptchenko, l'original anglais se trouve à l'url :http://osiris.sunderland.ac.uk/autism/durham2.htm




LE REGIME SANS GLUTEN ET SANS CASEINE ET LES PEPTIDES OPOÏOIDESKaren Seroussi est une mère américaine qui a réussit à sortir son enfant de l’autisme grâce, entre autre, au régime. Elle intervient maintenant lors des conférences DAN.

Elle a écrit un ouvrage : « Unravelling the mistery of Autism » décrivant la guérison de son fils

« Unraveling the Mystery of Autism and Pervasive Developmental Disorder : A Mother's Story of Research and Recovery »

Son mari est biologiste chez Johnson&Johnson et à découvert la dermorphine (l’une des exomorphines présentes dans les urines des enfants autistes).



Extraits de l'intervention de Karyn Séroussi à la conférence DAN :

D’où viennent les peptides opioïdes?

La caséine du lait et le gluten des céréales produisent des peptides opioïdes lorsqu’elles ne sont que partiellement digérées

Elles perdent leurs activités opioïdes en cas de digestion complète

Défaut génétique ? Trouble métabolique ? Dysfonctionnement du système immunitaire ? Quelque chose empêche la digestion complète de ces aliments.

L’excès est rejeté dans les urines (excès opiacé).

The Leaky Gut (La perméabilité intestinale)

Courant mais le test est rarement fait

Permet le passage de bactéries, toxines, et aliments incomplètement digérés (dont les peptides opioïdes) dans le sang

Les vitamines et minéraux passent trop rapidement pour être absorbés (-> carences)

Ouvre le terrain à des allergies multiples

Pourquoi essayer le régime ?

Les tests ne sont pas suffisamment fiables

Amélioration pour au moins 1/3 des enfants, parfois avec d’excellent résultats (+ le régime est commence tôt)

Les enfants qui ont le plus de chances d’avoir une réponse positive au régime:

– Utilisation abusive d’antibiotiques lorsqu’ils étaient petits

– Autisme tardif après une période de développement normal

– Insensibilité à la douleur

– Constipation ou diarrhées

– Ceux qui ont un régime limité (ont tendance à manger surtout des produits laitiers et/ou à base de gluten)

Esquisse d’une logique

Un enfant a une prédisposition génétique entraînant une réponse immunitaire inappropriée

Réponse immunitaire anormale (vaccin, mercure des vaccins ou autre)

L'enfant tombe malade, prend des antibiotiques

Les candidas se développent et abîment les intestins

L’enfant ne plus digérer correctement certaines protéines comme le gluten et la caséine

Les peptides qui ne sont pas complètement digérés pénètrent dans le sang.


"Des peptides résistants à l'hydrolyse par les protéases de la lumière intestinale et possédant diverses activités ont été mis en évidence dans la séquence de protéines du lait, du blé, du mais : activité opiacée (exorphines), activité immunomodulatrice, inhibiteurs d'enzymes, action antihypertensive, action antithrombotique , transport des cations, modulation des hormones digestives." (Abrégé de biochimie alimentaire, Charles Alais et Guy Linden) (2)

« Je suis au courant de ces inter-relations entre certaines malabsorptions alimentaires et troubles du comportement, mais à ma connaissance la raison de ces inter-relations n'est pas connue. Une hypothèse simple (peut-être simpliste) serait que certains composés de l'alimentation soient toxiques pour le système nerveux central (au même titre que l'alcool par exemple). Un défaut dans leur métabolisme et/ou leur élimination résulterait dans une accumulation excessive avec pour conséquence une atteinte du système nerveux central. Il me semble donc que l'interprétation des analyses de votre fils ne peut apporter plus que ce qui vous a été dit, c'est à dire la constatation de déficits enzymatiques. Le maillon manquant pour le moment est de connaître les mécanismes moléculaires responsables de la toxicité neuronale des dérivés de composés comme le gluten ou la caséine. » (Patrick Maurel, chercheur en enzymologie CNRS, Montpellier)


On a découvert des peptides de glutomorphine et caséomorphine dans les urines d’enfants autistes, puis ensuite de la dermorphine

Ces recherches menées par : Karl Reichelt en Norvège, Schneider aux US et Paul Shattock en Angleterre

Francis Rocchicchioli en France (francis.rocchiccioli@svp.ap-hop-paris.fr)

Il s'agit d'un test urinaire. L'urine peut être envoyée à Francis Rocchicchioli qui regroupe les échantillons pour envoie à Karl Reichelt. Le test peut également être fait le laboratoire Philippe Auguste en France.

Les frères et sœurs ou parents d'enfants autistes ont souvent ces mêmes peptides.

Il y a en plus une réactivité individuelle qui peut varier dans de très grandes proportions, avec en prime certains peptides comme la casomorphine 1-7 qui peut avoir une plus forte interactions que les autres....


Chercher pour comprendreChercher pour répondre…

Qu’est-ce que l’autisme ?

Il n’y a aucun test médical pour déterminer si un enfant est autiste. Le diagnostic est normalement basé sur l’observation des comportements de l’enfant. Ces comportements varient largement entre modérés et sévères. Les appellations décrivant les comportements observés varient entre " semblable aux autistes ", ayant des tendances autistiques, à haut fonctionnement, à bas fonctionnement, etc…

La seule évidence est que l’autisme a une origine biologique. Les preuves démontrent en effet que les enfants autistes ont des anomalies dans l’organisation structurelle du cerveau.

L’autisme peut apparaître rapidement après la naissance et toujours avant l’âge de 3 ans. L’autisme se rencontre chez approximativement 1 enfant sur 200. Une tendance troublante indique que l’autisme augmente à une vitesse alarmante. Selon un rapport récent provenant de l’état de Californie, la fréquence de l’autisme a augmenté de 300 % entre 1987 et 1998.

Les enfants autistes développent des liens d’attachements envers des objets particuliers plus facilement qu’avec des personnes. Ils vont avoir des comportements compulsifs comme se bercer, battre des bras, fuir du regard. Certains autistes sont muets et d’autres montrent une forme de langage stéréotypée.

Les enfants autistes sont souvent institutionnalisés, particulièrement s’ils sont violents ou ont des épisodes d’autodestruction. Même s’ils ont des limites au niveau des apprentissages, plusieurs enfants autistes montrent d’extraordinaires talents dans une sphère spécifique d’activité comme la musique, les arts ou les mathématiques.

Comment les médecins en Chine aident les enfants autistes ?

En Chine, l’autisme est traité avec succès depuis plus de 2000 ans. Leurs traitements sont centrés sur l’amélioration du système digestif et immunitaire. Les symptômes et les comportements des enfants sont améliorés sans l’usage de médicaments. Lors d’une récente réunion avec les chefs de file du traitement de l’autisme du centre de la Chine, les médecins chinois observent que* :

* Note : En médecine chinoise, le terme " organe " n’a pas la même référence qu’en science anatomique traditionnelle. Il s’applique au fonctionnement des organes. Par exemple, la fonction de la rate est sensiblement différente que la rate anatomique de la médecine traditionnelle. La médecine traditionnelle chinoise voit les systèmes du corps humain dans un ensemble. Tout les organes fonctionnels interagissent les uns avec les autres.

" Les causes de l’autisme peuvent être postnatales ou congénitales. Selon la théorie de la médecine chinoise les " reins " sont des organes faisant référence aux causes congénitales et la rate aux postnatales. Basée sur cette théorie, la condition autistique postnatale est principalement causée par le système digestif altéré (problème de la rate et/ou de l’estomac) qui empêche le corps d’absorber les éléments nécessaires au développement et au maintien d’un cerveau en santé. L’atteinte de la rate et de l’estomac cause aussi une détérioration du système immunitaire "

La théorie de la médecine chinoise prétend que " le cerveau est un océan de moelle, les reins gouvernent et produisent la moelle ". Ils considèrent que les reins dominent les situations congénitales. Chez les enfants autistes congénitaux, , ils retracent les problèmes de fonctionnement des reins des parents, qui pourraient être ceux de la mère et du père. Les médecins chinois disent que lorsque la mère a des difficultés avec ses reins (cette condition ne sera pas détectée ou considérée comme un problème en médecine traditionnelle) durant la grossesse, son système n’absorbera pas la vitamine B6 adéquatement. Le manque de vitamine B6 et de d’autres éléments vitaux interrompent le développement structurel et fonctionnel du cerveau. L’enfant naîtra avec un désordre au niveau du fonctionnement du cerveau.

Les chercheurs qui étudient l’autisme parviennent à des conclusions similaires et tentent d’améliorer les systèmes digestifs et immunitaires de l’enfant autiste. Se faisant, ils améliorent leurs symptômes. Les chercheurs trouvent que plusieurs enfants autistes soumis à une diète d’alternance (sans caséine et sans gluten) et à des suppléments nutritionnels s’améliorent grandement. Plusieurs symptômes ont en effet été réduits de 90 %.

Ce qui cause l’autisme

Selon le Dr Bernard Rimland, Ph.D., directeur du Autism Research Institute* à San Diego, Californie " L’autisme n’est pas une maladie avec une cause spécifique, elle est plutôt un symdrome avec une combinaison de comportements anormaux caractéristiques. Même si des bases génétiques ont été suspectées pour plusieurs cas d’autisme, ce n’est que récemment que les chercheurs sont capables de spécifier les gènes de l’autisme ".

*Note : Bernard Rimland, Ph.D. est reconnu internationnellement comme une autorité dans l’autisme. Il est le père d’un fils autiste à haut fonctionnement. Le Dr Rimland est l’auteur du livre Infantile Autism, gagnant d’un prix et le fondateur du Autism Society of America. Il a également été utilisé comme chef technique dans le film américain " Rain Man ". Il a gagné plusieurs trophées pour ces travaux. Le site internet de son organisation est le www.autism.com

Des désordres métaboliques ont été identifiés chez plusieurs cas d’autisme. De plus, une anomalie dans la dégradation des peptides (protéines simples comme l’insuline, l’endorphine et les autres neurotransmetteurs), pendant le processus digestif, a été évalué par un accroissement des niveaux urinaires en peptides, trouvé chez les enfants autistes.

Autres causes possibles de l’autisme :

Vaccination : Bernard Rimland Ph.D., croit que l’autisme est souvent causé par les vaccinations infantiles, particulièrement par le vaccin ROR (antirougeoleux, antiourlien et antirubéoleux) . Il s’appuie sur le fait que le nombre de cas d’autisme a augmenté dans les années 1950 ce qui coïncide avec la popularité de la vaccination aux Etats-Unis. Cette augmentation nette de l’autisme se répète également dans les autres countries suivant le programme compulsif de vaccination des Etats-Unis.
Syndrome d’alcoolisme fœtal : Dans une étude canadienne, 1 enfant sur 55 avec un syndrome d’alcoolisme foetal (anomalie à la naissance, caractérisée par des déficiences de croissance mentale se présente aussi chez les autistes.

Défaut du tronc cérébral : des études relient l’autisme aux anomalies du tronc cérébral (décroissance significative du volume du tronc cérébral)

Empoisonnement au plomb : Des niveaux sanguins élevés en plomb a été trouvé chez certains enfants autistes

Un défaut dans le processus de myélination : (isolant de la fibre nerveuse) : Ceci pourrait expliquer non seulement l’autisme mais aussi le développement fréquent de l’épilepsie chez les autistes plus âgés.

Aspect du flux sanguin inhabituel : Le flux sanguin total du cerveau observé chez des adultes ayant vécu l’autisme infantile est diminué de façon significativement.

Infections virales : La rubéole (antiruobéoleux) ou le virus cytomégalovirus (relatif au virus de l’herpès) durant la grossesse, et des infections sévères durant l’enfance peuvent être associés avec à l’installation de l’autisme

Allergies alimentaires : Des rapports suggèrent que la sensibilité à certains aliments, spécialement au blé, sucre, produits laitiers de la vache peuvent contribuer aux symptômes comportementaux reliés à l’autisme. Vu que plusieurs autistes ont des allergies alimentaires, ces allergènes ont besoin d’être identifiés et éliminés par la diète.

La plupart des allergologues ne savent pas que les allergies peuvent affecter le cerveau.

Infections à la levure causée par les traitements aux antibiotiques pour des infections aux oreilles répétitives : Plusieurs enfants développent l’autisme après un traitement aux antibiotiques pour des otites à répétition, selon le médecin Willian Crook de Jackson, Tennessee. Le Dr Crook croit que l’usage chronique des antibiotiques détruisent les bactéries normalement présentes dans l’intestin, conduisant à la prolifération de la levure Candida Albicans et du syndrome de l’intestin perméable. L’intestin ne digère plus toutes les particules alimentaires qui se retrouvent dans la circulation sanguine, créant des réactions auto-immunes et des allergies alimentaires.
Quelle est la condition de l’enfant autiste ?

Ce qui suit est le sommaire des évidences scientifiques sur les problèmes reliés au système digestif et au système immunitaire chez les enfants autistes

Système gastro-intestinal anormal-

Les enfants autistes souffrent d’une malabsorption vitaminique et alimentaire (Journal Autism/Children schizophrenia, 1971 1 (1) : 48-62), les cliniciens rapportent des diarrhées et des fibres non digérés comme symptômes communs. Ils souffrent aussi d’une digestion alimentaire insuffisante, évidente à l’analyse d’un taux élevé de peptides dans l’urine (K.L. Reichelt publications)
Près de 85 % des enfants autistes ont une prolifération microbienne en fongus, bactérie et infections virales (William Shaw, Biological Basis of Autism and PDD, 1997). Andrew Wakefield, Lancet 1998 ; 351 : 637 - Paul Shattock

Comme résultat de cette prolifération microbienne plusieurs enfants autistes souffrent du syndrome de perméabilité intestinale. Présente diarrhée, constipation, gaz, éructation et aliments non digérés présents dans les fèces.

Immunité défectueuse

Il est largement répandu dans la littérature scientifique et médicale que les enfants autistes ont un système immunitaire défectueux. Plusieurs enfants autistes ont un historique d’infections récurrentes, spécialement d’otite (Euro Child/Adolescent Psych, 1993 :2 (2) : 79-90)

Dans les analyses de laboratoires, les cellules lymphocytes T, qui sont essentielles au bon fonctionnement immunitaire sont au-dessous de la normale (J Autism Child Schizo 7 :49-55 1977). De plus, les enfants autistes ont une réduction significative des activités des cellules à activité naturelle tueuse (NK) ( J Ann Acad Chil Psyc 26 : 333-35 87)

De plus, des taux très bas ou absents de IgA ont été rapporté chez les enfants autistes (Autism Develop Disorder 16 : 189-197 1986) et des niveaux bas en C4B (Clin Exp Immunol 83 : 438-440 1991) (William Shaw, Biological Basis of Autism and PDD, 1997)



Faiblesse de désintoxication chez les enfants autistes
Taux de soufre bas chez 15 cas sur 17 (c.a.d. 5 vs nl 10-18)
La conjugaison de glutathion est bas chez 14 cas sur 17 (c.a.d. 0,55 vs 1,4-2,9)
Glucuronidation bas chez 17 cas sur 17 (c.a.d. 9,6 vs 26,0-46,0
Conjugaison de la glycine bas chez 12 cas sur 17 (15,4 vs 30,0-53,0)
(S.Edelson, DAN Conference Sept, 1997, and Toxicology and Industrial Health 14 (4) : 553-563 1998)

Profil nutritionnel anormal chez les enfants autistes

Niveau bas de l’activateur de la vitamine B6 (P5P) chez 42% des enfants autistes. Le groupe autiste a également un taux sérique de cuivre plus élevé (Nutr. And Beh 2 :9-17, 1984)
Niveau bas de dérivé de Omega-6 chez 50 cas autistes sur 50 selon l’analyse de Kennedy Kreiger en plus de taux en-dessous de la moyenne en GLA et DGLA ( J. Orthomolecular Medecine Vol 12, No. 4, 1997)

Bas EGOT (Vitamine B6 fonctionnelle) chez 82% des 12 sujets, bas en 4 acides aminés (tyrosine, carnosine, lysine, hydroxylysine). L’analyse de la diète a révélé des apports en dessous du ARN en zinc (12 sur 12 sujets), calcium ( 8 sur 12), vitamine D (9 sur 12), vitamine E (6 sur 12) et vitamine A (6 sur 12) (G. Kotsanis, DAN Conf., Sept. 1996)

Niveau bas en méthionine est commun chez les autistes (John Pangborn, 1995 DAN Conference)

Taux au-dessous de la normale en glutamine (14 sur 14), en glutamate (8 sur 14) (Invest Clin 1996, Juin ; 37 (2) ; 112-28)

Ratio plus élevé en cuivre/zinc chez les enfants autistes (J. Applied Nutrition 48 : 110-118, 1997)

Réduction du sulfate conjugaison et taux bas en sulphate dans le plasma chez les autistes (Dev. Brain Dysfunct 1997 ; 10 :40-43)

Déficience en vitamine B12 indiquée par un taux urinaire élevé en acide methylmalonique (Lancet 1998 ; 351 : 637-41)

Minéraux intracellulaires faibles selon des rapports cliniques. Fudenberg, par exemple, rapporte un taux considérablement bas en magnésium, zinc et sélénium qui ont du être redressé afin que les autres thérapies puissent fonctionner.

Efficacité thérapeutique de la vitamine B6 et du magnésium. Plusieurs études ont des résultats positifs (début avec Am J Psych 1978 ; 135 : 472-75)

Le Autism Research Institute (Dr Rimland) a fait une enquête auprès des parents. Leurs réponses ont révélé que :

. 50% d’amélioration avec le zinc (6% pire)

. 49% d’amélioration avec la vitamine C

. 46% d’amélioration avec le magnésium et la vitamine B6 (5% pire)

. 58% d’amélioration avec le calcium

Quels suppléments nutritionnels peuvent aider

Les suppléments alimentaires à hauts dosages (megavitamines) joue un rôle important increasingly dans le traitement de l’autisme. Dr Rimland dit que : " Les recherches aux Etats Unis et des environs ont démontré clairement que 30 à 60 pour cent des enfants autistes et des adultes montrent une amélioration significative au niveau du comportement et ont d’autres bénéfices par l’administration de haut dosage de vitamine B6 et de magnésium ". Le magnésium est employé parce que le corps ne peut utiliser efficacement la vitamine B6 sans un taux adéquat de magnésium. Selon le Dr Rimland, plusieurs études ont montré que non seulement le comportement est amélioré mais qu’il normalise le les ondes cérébrales et le métabolisme. Il ajoute que cette approche est de loin plus sécuritaire, plus rationnelle et plus aidante que l’utilisation de n’importe quel autre médicament. Une déficience en magnésium a aussi démontré qu’elle cause une hypersensibilité auditive et une hyperirritabilité, associé à l’autisme. Le Dr Rimland recommande également un supplément en zinc et en complexe de vitamines B dans son programme.

La vitamine C a aussi montré qu’elle réduit de façon significative les comportements autistes comme le balancement, le filage et le battement des mains, selon une étude récente.

Le DMG (dimethylglycine), une substance chimique non toxique, trouvée à des taux infimes dans la nourriture, a prouvé son efficacité à traiter l’autisme, selon le Dr Rimland. Plusieurs parents ont rapporté que dans les quelques jours suivant l’administration du DMG les comportements autistes de leurs enfants s’étaient améliorés de façon notable : meilleur contact visuel ainsi qu’une amélioration du langage de l’enfant, ajoute le Dr Rimland.

L’acide folique réduit l’hyperactivité et améliore la santé émotive en général. Les problèmes digestifs peuvent être améliorés par la restauration de l’équilibre des bactéries saines et nuisibles. Des suppléments d’acidophilus de scFOS et de biotine a grandement amélioré la santé du système digestif, a réduit la diarrhée et la constipation en plus d’améliorer la santé en général. Les extraits de canneberge ont montré leur efficacité contre les bactéries nuisibles et les levures.

Le colostrum est un liquide ayant un puissant potentiel immunitaire, sécrété par le lait maternel les 3 premiers jours suivant la naissance de l’enfant. Il peut renforcer le système immunitaire spécialement les niveaux de IgA souvent bas ou même absent chez plusieurs enfants autistes.

Plusieurs enfants autistes ont des allergies aux produits laitiers et doivent en restreindre leur consommation. Puisque les produits laitiers sont la principale source de calcium, un supplément nutritionnel est nécessaire.

Super-Nu-Thera, est un supplément de vitamine B6 et de magnésium dans une base de multi-vitamines (16 différentes vitamines), désigné par le Dr Rimland pour les enfants autistes. Il a montré des bénéfices remarquables pour plusieurs enfants.

Pourquoi la diète est importante pour les enfants autistes

La diète est un important facteur dans le traitement de l’autisme. Il est recommandé par des autorités compétentes, que les enfants autistes mangent une diète entière, non traité, riche en aliments alcalins comme les légumes, vu que le sang de plusieurs enfants est plus acide.

Les conserves, les plats préparés et les aliments surgelés contiennent des agents de conservation et des additifs chimiques qui peuvent avoir des effets néfastes pour les enfants autistes. Les produits laitiers devraient être abandonnés vu ses propriétés à former du mucus, les sucres raffinés, vu leurs contenus chimiques.

Un autre facteur diététique à considérer lors du traitement de l’autisme est celui des peptides contenu dans le lait de vache et les produits dérivés de gluten. Selon une étude récente, lorsque le lait et les produits de gluten peptides sont enlevés de la diète, le langage et les interactions sociales et le comportement s’améliorent.

Dans une étude particulière, 15 enfants autistes et adultes, âgés entre 6 et 22 ans, ont été traité en restreignant ou en éliminant le lait de vache et le gluten de leur diète. Selon cette étude, ces patients étaient isolés socialement, résistant aux apprentissages, montrant de l’attachement pour certains objets, des peurs pour certains objets ou situations et démontrant des comportements moteurs répétitifs et des problèmes sévères de l’expression émotionnelle. Les problèmes de langage et les troubles d’attention sont communs.

Des analyses d’urine ont montré que ces patients avaient un taux élevé en peptides dérivés des produits laitiers et du gluten. Selon le fonctionnement spécifique de la peptide dans l’urine, 3 types de diète furent prescrits pour réduire leurs niveaux. Certains patients firent une diète sans gluten et réduite en produits laitiers, d’autres sans produits laitiers et/ou une diète réduite en gluten et le troisième groupe fit une diète sans produits laitiers et sans gluten.

La réduction des produits laitiers se fit par l’élimination du lait, du fromage et la réduction du gluten par l’usage exclusif de pain et de gâteau sans gluten. Après un an, tous les sujets étudiés avaient changé dans la direction d’un spectre normal ; ils étaient moins psychotiques, plus communicatif, et montrait moins de comportements bizarres. D’autres statistiques significatives montrèrent une amélioration de l’attention et de l’intégration sociale, amélioration des habilités motrices et de la dextérité et une diminution des emportements irrationnels. De plus, la réduction de la résistance à apprendre a été démontré dans tout les cas.

Le Dr Crook dit qu’il a noté des améliorations au niveau du comportement des enfants autistes en utilisant une diète d’élimination. Tous les aliments normalement consommés plus d’une fois par semaine sont éliminés de la diète. Avec l’amélioration des symptômes, chaque aliment est remis dans la diète, un à la fois. Un des patients du Dr Crook est devenu plus alerte, moins hyperactif et plus sociable après avoir enlevé la levure, le sucre, le mais et les œufs de sa diète.




L'autisme : une maladie incurable?Par Chantal Girard, n.d.

Il y a 15 ans, la proportion d'enfants autistes étaient de 1 sur 2500. Pour l'année 1998-1999, les données démontraient que 1 enfants sur 200 présentaient des symptômes qui ressemblent à l'autisme.


Qu'est-ce que l'autisme?
L'autisme se déclarent généralement entre 0 et 3 ans. Les comportements autistiques sont des troubles envahissant du développement. Il y a plusieurs types de comportement semblable à l'autisme : syndome d'Asperger, Angelman, le X fragile, Landau-kleffner, Prader-Willi, Rett, Williams. Ils ont tous des points en communs :



des troubles graves de la communication: difficulté de langage et de décodage, écholalie,…

des troubles de socialisation : l'autiste veut interagir mais ne peut pas;

des atteintes neuro-sensorielles : le dysfonctionnement des cinq sens provoque des comportements bizarres et stéréotypés de survie chez les personnes.

Les manifestations comportementales anormales sont reliées à leurs atteintes neurologiques et biochimiques.

On observe chez ces enfants une multitude de troubles gastro-intestinaux. Plusieurs enfants autistes ont une indigestion chronique, des gaz, des selles molles ou de la diarrhée.

On retrouve chez 25% des autistes des crises épileptoïdes avec un électroencéphalogramme souvent sans anomalie…

Principales hypothèses étiologiques

· Intoxications dues aux métaux lourds. Regardons tout d'abord les symptômes d'intoxication au mercure : anémie, ataxie, dépression, irritabilité émotionnelle, fatigue, troubles de la coordination, altération de l'ouie, altération de la vision, insomnie, irritabilité, altération de la mémoire, goût métallique, engourdissement, psychose, tremblement, modification de la formule sanguine complète, convulsion… La majorité de ces symptômes se re trouvent chez les personnes atteintes d'autisme. (3)Les métaux lourds affectant le fonctionnement du cerveau sont : le mercure, le plomb, l'aluminium et le manganèse.

· Une intolérance alimentaire conduisant à des troubles gastro-intestinaux. Une étude publiée dans l'Acta Paediatrica confirme que 43% des enfants autistes ont la muqueuse intestinale perméable. On peut comparer cela à un moustiquaire qui a de gros trous. Alors au lieu de seulement laisser passer l'air, les mouches et autres insectes peuvent passer. Notre muqueuse intestinale est comme le moustiquaire ; habituellement seulement les nutriments essentiels peuvent passer. Lorsque la muqueuse est perméable, elle peut laisser passer des éléments indésirés comme des protéines non digérées, bactéries et champignons, métaux lourds,… Si des protéines non digérées entre dans la circulation sanguine, une réaction immunitaire survient Des mères d'enfants autistes ont remarqué que la prise de certains aliments allergènes coïncide avec l'augmentation des comportements autistiques.

· Infections causées par des virus ou des infections fongiques. L'exposition au virus de la rougeole provoquerait une réponse auto-immune qui infèrerait dans le développement de la gaine de myéline. Cela empêcherait le cerveau de fonctionner correctement car l'influx nerveux ne se rend pas à destination..

· Et la vaccination…Cette hypothèse a été largement réfutée par la plus part des journaux médicaux. Par contre, on sait que les vaccins contiennent des métaux lourds. De plus, le principal vaccin suspecté était le vaccin contre la rougeole, oreillons et rubéole. Comme cité précédemment, le virus de la rougeole pourrait être responsable.

Parmi tous les syndromes autistiques, chaque cas est différent. On doit donc rechercher la ou les causes responsable des symptômes de la personne qui consulte à l'aide des différents test proposés en naturopathie.

Médicaments, utilité et pertinence

· Neuroleptiques :utilisés souvent à très fortes doses contre l'agressivité, on leurs reproche souvent d'entraîner une sédation trop importante ce qui n'est pas propice à l'apprentissage et à l'amélioration des interactions sociales.

· Antidépresseurs, ritalin et antiépileptique :pour soulager quelques symptômes.

· sécrétine :hormone digestive qui stimule la production de bicarbonate de sodium par le pancréas et inhibe la production de gastrine et d'acide par l'estomac ! ! ! Notons ici la fonction de l'acide chlorydrique : digérer les protéines. Si la quantité d'acide gastrique est insuffisante, on pourra absorber des protéines non digérées ce qui pourrait par la suite augmenter les symptômes (voir principales hypothèses) Selon la compagnie pharmaceutique Repligen.com, une amélioration " spectaculaire " au niveau cognitif aurait été remarquée chez les mères des enfants qui en ont pris. Mais cet avis n'est pas partagé, le New England Journal of Medecine (numéro du 09/12/1999) ne confirme pas ces résultats.

Quoi qu'il en soit, tous ces traitements pharmaceutiques ne font qu'essayer de camoufler un symptôme sans jamais vraiment enrayer l'agent causal.

Traitements alternatifs fréquemment proposés

Vitamine B6 et magnésium pour aider à la fabriquer de plusieurs neurotransmetteurs. Selon une étude réalisée par l'Autism Society of America (ASA), 46% des enfant ayant consommé une quantité indéterminée de B6 et de magnésium ont eu une amélioration au niveau des interactions sociales contre 49% qui n'ont noté aucun effet particulier.

Diméthylglycine (DMG) est un métabolite non-toxique qui aurait pour effet d'augmenter l'efficacité du système immunitaire de 300 à 1000% chez des lapins de laboratoire.. Une étude réalisée sur 39 enfants autistes âgés entre 3 et 7 ans pour une période de trois mois aurait démontré une amélioration chez 80% d'entre eux.

Diète sans gluten et sans produits laitiers. Comme cités précédemment, les allergies alimentaires sont une des principales causes retenues. Par contre, elles ne se limitent pas seulement aux produits laitiers et au gluten. Voilà pourquoi une analyse des anticorps présents dans la circulation sanguine en réaction avec chaque aliment est primordiale.

Thérapie anti-fongique (candidose et autre). Une infection est possiblement un des agents causals. Par un phénomène qu'on appelle la translocation, ces micro-organisme passeraient la barrière intestinale et causeraient, en migrant vers le cerveau, des substances qui modifieraient l'équilibre neurologique de façon considérable.

Il est important, avant d'entreprendre une quelconque thérapie d'évaluer l'individualité biochimique de l'enfant. Bien que ces thérapies soient naturelles, si on ne règle pas la cause, on gaspille de l'argent dans l'espoir que ça marche.


Quoi faire ?

1. Dépistage précoce
Par l'observation des comportements de l'enfant, les parents doivent noter toute anomalie et consulter un thérapeute qualifié le plus tôt possible.

2. Protocole d'analyse complet
Pour découvrir l'individualité biochimique de chaque enfant, il est important de faire des analyses plus poussées que la simple observation des comportements faite en médecine conventionnelle.

-Test des allergies alimentaires
Il est fréquent de voir dans les recommandations nutritionnelles de base pour enfants autistes d'éviter les produits laitiers et les produits contenant du gluten. On retrouve souvent beaucoup plus d'aliments auxquels l'enfants est intolérant ou allergique.(8) Le test consiste à prendre un échantillon du sang circulant pour voir la réactions des anticorps IgG et IgE face à certains aliments. La différence avec les tests habituellement faits chez l'allergologue démontreront seulement les allergies immédiates aux aliments (IgE). Une étude réalisée par un chercheur canadien prouvait que 80% des allergies alimentaires étaient des réactions à retardement (IgG)donc elles se produisaient quelques heurs à quelques jours après la consommation de l'aliment. Il est très important de faire ce test qui se nomme Élisa/ACT.

-Test des éléments présents dans l'organisme
Par l'analyse du sang ou des cheveux, on détermine s'il y a présence d'une trop grande quantité de métaux lourds et quelles sont les carences nutritionnelles. Ce test permettra d'enrayer une des principales causes du dysfonctionnement nerveux et orientera le plan d'intervention personnalisé.

-Test détoxication hépatique. Une étude publiée dans le biological psychiatry mettait en évidence que les enfants autistes avaient un déficit au niveau de la détoxication hépatique (phase de sulfonation).Cela serait principalement causé par la présence d'éléments indésirables tel qu'allergènes et métaux lourds. Ce test permettrait d'orienter le traitement car en équilibrant les phases de détoxication hépatique, on améliore la capacité de gérer les éléments xénobiotiques.

-Profil des acides gras essentiels. L'équilibre des acides gras essentiels est très important au niveau du système nerveux. Ce test permettrait de savoir quels sont les ratios à équilibrer avec quoi on traite et quel est le dosage.

-Profil d'énergie cellulaire. Ce test permet de détecter la présence de certains métabolites qui augmentent de façon considérable lors d'une exposition aux métaux lourds, d'un désordre de la sphère gastro-intestinale, d'un déséquilibre au niveau des nutriments essentiels et plusieurs autres causes…Ces métabolites reflètent entres autre le fonctionnement de la mitochondrie, le métabolisme des glucides et la beta-oxydation des acides gras. Un déséquilibre pourra influencer la fonction cardiaque, le contrôle de la glycémie et le comportement. Voilà pourquoi il est intéressant de faire ce test.

3. Changements des habitudes de vie

Enrayer les sources d'allergies alimentaires. Éliminer les sources de métaux lourds en cause. Nourrir l'organisme selon les carences nutritionnelles et besoins particuliers. Consommer des acides gras essentiels en quantité suffisante. Prendre les suppléments thérapeutiques appropriés selon le cas qui consulte.

4. Prise en charge rapide par des méthodes de rééducation intensive

Les méthodes de stimulations intensives ont prouvées une efficacité. Plus l'enfant commence jeune, plus les résultats sont prometteurs






Régime SGSC et AutismeDe nombreux parents d'enfants autistes ont découvert empiriquement qu'un régime sans caséine ni gluten aidait leurs enfants à aller mieux. Le Dr Karl Ludwig Reichelt rapporte que la suppression complète de ces protéines dans le régime alimentaire soulage les symptômes de l'autisme (le gluten est présent dans de nombreuses céréales, tandis que la caséine est présente dans le lait).

Sommaire
1 Théorie
2 Effets du régime
3 En pratique
4 Contexte
5 Autres indications
6 Liens externes



Théorie
D'après la théorie du Dr Reichelt, certains enfants ne digèrent pas complètement ces protéines; or la caséine et le gluten contiennent des peptides (les casomorphines pour la caséine, et la gliadorphine et les exorphines du gluten pour ce dernier) qui ressemblent aux opiacés. Il est possible que ces peptides aient un effet similaire sur le cerveau et le système nerveux. Si cette théorie est exacte, l'exposition prolongée à ces peptides opiacés pourrait avoir de nombreux effets délétères sur le cerveau en croissance du jeune enfant, comme ce qui se passe avec n'importe quel autre narcotique.


Effets du régime
De nombreux parents indiquent que la suppression de la caséine et du gluten dans le régime de leur enfant améliore le contact visuel, le temps d'attention, et l'humeur générale tout en atténuant les problèmes tels que les crises, les comportements auto-stimulateurs (comme le fait d'agiter la main ou de se balancer) et l'agressivité. Le régime semble également aider les enfants à apprendre des activités quotidiennes telles que s'habiller ou utiliser les toilettes, et améliorer la coordination gestuelle et l'activité de jeux d'imagination. Dans un petit nombre de cas, ce changement de régime alimentaire a eu pour conséquence une amélioration considérable, permettant même à l'enfant de fréquenter une école ordinaire au bout de quelques mois.



Entreprendre ce régime est difficile, mais pas impossible. Le gluten se trouve dans le blé, le seigle et l'orge et peut parfois contaminer l'avoine qui pousse à côté ou est récoltée ou traitée avec les mêmes équipements que les céréales contenant du gluten. La caséine se trouve dans les produits laitiers. Or le blé et le lait forment une proportion importante du régime alimentaire occidental. Mais l'un des obstacles les plus grands auxquels doivent faire face les parents est que les individus qui ont besoin du régime sans caséine et sans gluten désirent ces nourritures comme s'ils en étaient dépendants! De fait, les parents qui mettent en place ce régime indiquent l'apparition des symptômes du sevrage similaires à ceux d'un toxicomane.

De nombreux parents hésitent à supprimer le blé et le lait parce que ces aliments sont les seuls que leur enfant accepte de manger, et aussi parce que la culture occidentale les considère comme des ingrédients essentiels. Toutefois, même les enfants qui ne mangent essentiellement que du blé et des produits laitiers bénéficient d'une amélioration remarquable de leur situation une fois que le régime sans caséine et sans gluten est installé — et de nombreuses familles se sont rendues compte que les choix de menu s'améliorent une fois que les effets du manque de caséine et de gluten ont disparu chez leur enfant.

Certaines personnes constatent une amélioration immédiate, mais la disparition complète du gluten dans l'organisme peut prendre jusqu'à six mois (un mois pour la caséine). Les partisans de ce régime préconisent d'essayer au moins pendant un an, car certains enfants ont besoin d'un tel délai pour manifester une amélioration. En effet, le changement de régime a des effets dans le corps au niveau cellulaire et permet la consolidation de l'estomac et de la paroi intestinale, ce qui peut prendre du temps.

Bien que ce régime ait été controversé par la communauté médicale, de nombreux médecins et centres médicaux universitaires en font la promotion pour les enfants autistes, en particulier après en avoir constaté de visu l'efficacité. Les médecins qui travaillent avec DAN préconisent des traitements tels que le régime sans caséine et sans gluten.


Contexte
Bien que les phénomènes de sensibilité à certains aliments soit connus depuis plusieurs décennies, ils sont rarement pris en compte dans le diagnostic et la thérapie de pathologies lourdes comme l'autisme. Les faits du régime sans caséine ni gluten n'ont été portés à l'attention du public que grâce aux efforts combinés de deux femmes qui ont fait leur propre recherche sur les traitements et mené croisade pour l'assistance aux autistes. L'information sur le régime sans caséine et sans gluten s'est ensuite répandue à travers le monde et a aidé des milliers de familles à faire face à cette pathologie déconcertante.

Le régime sans caséine et sans gluten a été combiné avec d'autres innovations, parmi lesquelles le régime Feingold, le régime spécifique en hydrates de carbone, des régimes réduits en salicylates et phénols, etc.

Il existe en ce moment peu d'études scientifiques qui confirment ou invalident le régime sans caséine et sans gluten (ou d'autres régimes alimentaires), mais il existe un consensus croissant au sein de la communauté scientifique médicale que les régimes alimentaires restrictifs de nutriments particuliers affectent le comportement pédiatrique et adolescent.


Autres indications
Ceux qui souffrent de maladie cœliaque et/ou de dermatite herpétiforme doivent éviter toute forme de gluten, bien que leurs problèmes métaboliques soient différents de ceux de l'autisme. Il existe des compte-rendus sporadiques du succès de ce régime pour les patients souffrant de sclérose multiple, schizophrénie, syndrome de Tourette, syndrome de fatigue chronique ou d'hyperactivité.




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Interventions nutritionnelles dans le cadre de l'autisme.Interventions nutritionnelles dans le cadre de l'autisme.

Régimes alimentaires. Revue Bibliographique.

Introduction :

La relation entre nutrition et pathologie cérébrale est une idée déjà ancienne même dans le cadre de la médecine du vingtième siècle.

Il y a déjà cinquante ans qu'une relation entre certains cas de schizophrénie et la consommation de blé a été suspectée, puis des essais de supplémentation vitaminique et minérale ont donné des améliorations dans certains cas d'autisme, enfin, plus récemment quelques équipes ont exploré l'effet des régimes sans gluten et sans caséine sur des enfants autistes. Par ailleurs, les connaissances cliniques et fondamentales dans le domaine très complexe des relations entre nutrition et fonctionnement cérébral au sens large, se sont accumulées mais d'énormes lacunes persistent.

I- Premières observations : Schizophrénie et céréales :

La relation entre la schizophrénie et le blé a été avancée par Dohan sur la base de constatations cliniques, c'est à dire une diminution de la durée d'internement pour les patients qui suivaient un régime sans gluten. Des données épidémiologiques alimentent cette suspicion, à savoir l'augmentation de la fréquence des cas de pathologies de type schizophrénie dans des zones où les habitudes alimentaires ont évolué vers le mode occidental ( remplacement du riz et des tubercules locaux par les céréales panifiables).

D'autre part, quelques cas ont fait l'objet d'investigation poussées : recherche de fragments peptidiques d'origine alimentaire dans les urines et constatation de leur variation en fonction du régime alimentaire en corrélation avec les modifications comportementales; normalisation de l'image cérébrale au SPECT dans un cas de schizophrénie associé à une maladie cœliaque suite au régime sans gluten, les troubles digestifs cessant en même temps que les troubles nerveux.

II- Supplémentation minérale et vitaminée :

En ce qui concerne la supplémentation vitaminique et minérale, les principaux produits ayant montré une certaine action positive dans des cas d'autisme sont principalement : la vitamine C, la diméthyl-glycine (DMG), l'association vitamine B6-magnésium, le calcium.

La vitamine C : son utilisation dans le cadre de l'autisme remonte à la mode de la thérapie par " mégavitamines " dans les années 70 aux USA. Bien que son effet soit moins net que celui de la vitamine B6 il a pu néanmoins être mis en évidence sans que l'on puisse de façon certaine donner une explication de son action, ne serait-ce que par la multiplicité des actions de la vitamine C au niveau du SNC. D'une façon générale, l'action des vitamines à haute dose dans l'autisme ne correspond pas à une correction d'une carence mais a une action pharmacologique due au fort dosage. Les doses préconisées sont généralement 1 à 3 g par jour , parfois beaucoup plus.

La DMG : utilisée depuis les années 70 à une dosage moyen de 60 à 500 mg par jour sans qu'aucun essai contrôlé n'ait été publié. Récemment une étude de ce type n'a pas mis en évidence d'effet positif de la DMG à faible doses sur des enfants autistes. La faible taille du groupe étudié (8 sujets) et les faibles doses de DMG utilisées ne permettent pas de conclure et laissent le mystère entier. Par contre il a été démontré que la DMG à une action stimulante sur l'immunité humorale et cellulaire chez l'homme. De plus il n'est pas inintéressant de noter son action expérimentale sur l'épilepsie induite par la strychnine chez le rat. Cette action sur l'épilepsie n'est par contre pas retrouvée cliniquement chez l'homme.

L'association B6-magnésium : la recherche concernant l'effet de la vitamine B-6 sur l'autisme remonte aux années 60. D'abord en 66 par deux neurologistes anglais qui constatèrent que l'administration de 30mg de B6 normalisait l'excrétion urinaire lors d'un test de surcharge en tryptophane chez des enfants autistes. Quelques années plus tard un chercheur allemand observa une amélioration comportementale nette sur 12 parmi 16 enfants autistes après administration de hautes doses (100 à 600 mg par jour) de B6.

Dans les années 60 de nombreux parents d'enfants autistes américains essayèrent ce que l'on appelait la thérapie par mégavitamines c'est à dire l'administration per-os de préparations multivitaminées à fortes doses.

Une enquête menée par Rimland sur un grand nombre d'enfants a permis de mettre en évidence que la vitamine B6 donnait les résultats les plus intéressants. L'adjonction de magnésium permettait de contrôler les quelques effets secondaires de la B6 à forte doses (irritabilité, sensibilité aux sons …).

Des études cliniques ont été entreprises par la suite en France par Lelord et ses collaborateurs mettant en évidence principalement la diminution significative de l'excrétion urinaire d'acide homovanillique (HVA) ainsi que l'augmentation d'amplitude des potentiels évoqués.

Récemment une étude en double aveugle sur 10 enfants autistes n'a pas mis en évidence d'effet positif de l'administration de B6-Magnésium. Le faiblesse de l'effectif pourrait expliquer pourquoi aucune différence significative n'a été observée, les études précédentes sur des groupes plus importants ayant montré une forte hétérogénéité dans le pourcentage de réponses positives selon les groupes étudiés.

Le calcium : le dosage systématique du calcium urinaire et sanguin a permis de montrer qu'il existe un sous-groupe de patients autistes chez lesquels on retrouve une hypocalciurie associée à une calcémie normale. Ce sous groupe se caractérise d'un point de vue clinique par de l'automutilation oculaire et par un retard de langage très important voire du mutisme. La pathogénie est encore inconnue mais l'apport de 2 à 3 g de calcium per-os par jour permet de normaliser la calciurie, de faire disparaître l'automutilation oculaire et favorise un début d'expression orale.

III- Régimes sans gluten et/ou sans caséine :

Les régimes sans gluten et sans caséine ont été principalement étudiés par Reichelt en Norvège et Shattock en Grande Bretagne.

Au cours de ces études des dosages d'anticorps sériques (antigliadine, anticaséine) et une chromatographie des urines (HPLC) ont été effectués avant l'instauration du régime. Puis tout au long du régime de nouvelles analyses urinaires sont pratiquées à intervalles réguliers. Les anticorps antigliadine et anticaséine sont retrouvés plus fréquemment chez les autistes que dans la population normale, ce qui signifie seulement que des fragment de gliadine et de caséine ont passé la barrière intestinale plus fréquemment chez les autistes. Les analyses urinaires mettent en évidence des profils d'élimination urinaires caractéristiques. Des fragments peptidiques sont retrouvés dans les urines et correspondraient aux molécules à action opioïde provenant de la caséine (casomorphines) et du gluten (gliadinomorphines). Le choix des urines comme liquide biologique objet d'analyses tient en partie au fait qu'il est facile à recueillir de façon répétée, ce qui n'est pas sans intérêt pratique lorsque l'on a affaire à des sujets autistes.

Les hypothèses pathogéniques qui vont de pair avec ces investigations font principalement intervenir des fragments peptidiques à action opioïde contenus dans la caséine et le gluten. Ces fragments parviendraient au niveau du système nerveux central, en quantité suffisante pour perturber la synaptogénèse et le fonctionnement cérébral.

Une perméabilité anormale au niveau intestinal, associée à des déficits enzymatiques (peptidases notamment) feraient ainsi partie d'un ensemble pathogénique en théorie relativement simple mais vraisemblablement très complexe dans sa réalité.

On ne peut ainsi pas exclure que d'autres séquences peptidiques aient une part dans cette pathogénie notamment les séquences polyglutamine qui sont très caractéristiques des céréales panifiables…

Depuis que ces régimes ont été utilisés dans le cadre de l'autisme on peut retenir les caractéristiques suivantes :

- l'analyse d'urines et la recherche d'anticorps ont une bonne valeur prédictive du type de régime à essayer.
- l'amélioration est d'autant plus rapide que le régime est instauré sur un sujet jeune et correctement suivi : l'amélioration est observée en moins d'un mois sur des enfants d'environ 7 à 8 ans.

- l'effet est perceptible même au bout d'un an de régime, ce qui correspond à l'étude de suivi d'autistes sous régime pendant quatre ans : les profils d'élimination urinaire continuent à se normaliser au delà d'un an voire encore au bout de quatre ans.

- les troubles digestifs souvent présents s'améliorent les premiers.

- on peut constater parfois des signes cliniques (prurit, exanthème…) correspondant à un phénomène de sevrage. Parfois on constate une aggravation comportementale apparente souvent liée à la rapidité du changement chez l'enfant par rapport à un environnement relationnel et éducatif plus ou moins figé par des moins ou des années de stagnation ou d'évolution lente. L'enfant peut ainsi devenir soudainement perturbant pour ses proches car demandant une prise en charge totalement différente.

- la fréquence des comportements d'addiction envers le ou les types d'aliments responsables d'une partie des troubles autistiques observés. Ils semblent constituer de ce fait un élément sémiologique intéressant. Ces " cravings " semblent conforter " l'hypothèse opioïde " mais addiction n'est pas synonyme d'opioïde. Le système glutamatergique est aussi impliqué dans les phénomènes de dépendance notamment à la cocaïne et aux amphétamines. Et son dysfonctionnement à été récemment suggéré dans la schizophrénie et l'autisme.

IV- Alimentation et fonctionnement cérébral :

D'autres interventions diététiques sont à mentionner : le régime cétogène dans le syndrome de Rett et dans certains cas d'épilepsie qui, rappelons le, concerne environ un quart à un tiers des autistes à partir de la puberté ; un régime dit oligoantigènique dans des cas d'épilepsie associés à la migraine .

Signalons aussi les 5% de cas de maladie cœliaque souffrant d'épilepsie occipitale avec dans la moitié de ces cas des calcifications cérébrales occipito-pariétales ; l'épilepsie disparaissant en même temps que les troubles digestifs lors de l'instauration du régime sans gluten. Parfois le diagnostic de ce type d'épilepsie conduit à la découverte de la maladie cœliaque évoluant sur un mode fruste.

Toutes ces interventions diététiques sont considérées comme marginales par les différentes spécialités concernées. Elles deviennent beaucoup plus intéressantes si on en fait un sujet d'étude à part entière recadré dans le contexte général " action des nutriments sur le fonctionnement cérébral ".

C'est un sujet extrêmement complexe car le changement de régime induit inévitablement un changement de microbisme intestinal et la part de la microflore dans l'élaboration de molécules à action biologique (polyamines notamment) pouvant interférer avec le fonctionnement cérébral a été très peu étudiée. Pourtant, chez certains autistes, des épisodes de candidose digestive semblent aller de pair avec des dégradations comportementales, un traitement antifongique apportant la plupart du temps une amélioration transitoire. Il s'agit d'observations parentales et d'informations délivrées par les rares professionnels s'intéressant au sujet. Un seul article publié concerne ce sujet qui mériterait un peu plus d'attention. Signalons au passage qu'il existe d'étranges similitudes de séquences entre certaines protéines hyphales de souches pathogènes de candida et des molécules de gliadine, notamment les séquences riches en glutamine et en proline.

Avant de terminer ce bref article il semble utile de faire trois dernières remarques :

- il existe une certaine réticence à concevoir une influence de l'alimentation sur le fonctionnement cérébral des enfants autistes, d'autant plus que les parents d'enfants autistes signalent parfois une dégradation comportementale très nette survenant sur un enfant au développement apparemment normal, ce qui conduit souvent à incriminer l'environnement relationnel. La part de relationnel est effectivement énorme puisque les prises en charge éducatives adaptées permettent d'améliorer de façon très nette les troubles comportementaux. Il n'en demeure pas moins qu'une régression psychomotrice constitue un symptôme majeur de maladie métabolique. Une régression à dominante psychique peut ainsi très bien correspondre à une déficience enzymatique et concerner selon les individus des enzymes différentes sous couvert d'une symptomatologie plutôt homogène.

- les pathologies métaboliques peuvent se manifester de manière brutale mais aussi, parfois, sous la forme de dégradation d'abord transitoire, parfois intermittente, puis permanente. Une déficience enzymatique pouvant rester asymptomatique tant que l'environnement ne sollicite pas trop fortement l'individu qui en est porteur. Selon que le déficit porte sur telle ou telle enzyme même très proches, la différence de sensibilité au stress environnemental peut varier dans des proportions considérables.

- les neuromédiateurs sont pour la plupart, soit des acides aminés (AA) ou des dérivés d'AA, soit des peptides, ce qui conduit à incriminer des agents nutritionnels de nature peptidique ou pouvant interférer avec des agents de nature peptidique. Cela ne doit pas faire oublier l'importance de la qualité des matières grasses de la ration. Elles ont une influence sur la composition et donc la fonctionnalité des membranes neuronales. Ce courant de recherches déjà bien constitué a apporté des connaissances qui ont fait l'objet d'applications pratiques notamment dans la formulation des laits artificiels pour enfants.

Conclusion :

Ces interventions diététiques mériteraient d'être recadrées dans un ensemble plus large car l'autisme ne transforme pas un individu en une espèce à part. Si l'alimentation joue un rôle perturbateur dans le fonctionnement cérébral d'un enfant autiste, on peut s'attendre à ce qu'il existe un effet observable aussi chez les individus dits normaux et cet effet pourrait être simplement physiologique. Un certain nombre de recherches ont été menées sur ce thème. Les résultats observés sont fonction de la justesse des hypothèses de travail et de la finesse des moyens d'observation et d'analyse.

Or comment formuler des hypothèses de travail les plus justes possible compte tenu de la complexité du sujet ? Le nécessaire découpage d'un problème en problèmes élémentaires cher à Descartes trouve ici ses limites. Par contre, Descartes lui-même n'a jamais dit qu'il fallait tout laisser démonté en permanence. La réunion des différentes spécialités concernées par ce sujet d'étude, ne peut être efficace et déboucher sur des hypothèses de travail d'une qualité à la hauteur de l'enjeu, si la gestion des interactions humaines est laissée au hasard. Certaines méthodes récentes de gestion des systèmes humains complexes peuvent trouver leur place ici et faire réellement une différence.






Approches Alimentaires :Est-il raisonnable de faire un diagnostic d’hyperactivité quand justement la mère de cet enfant vient de dire qu’elle consulte parce qu’il est hyperactif…..

La même chose quand tombe le diagnostic d’autisme, quand les parents viennent de dire qu’ils consultaient parce qu’il ne parle pas, a des manies bizarres, des problèmes de socialisation et que le tout est un comportement autistique….

Les médecins ont ils fait tant d’années d’université pour répertorier des symptômes sur un papier ou confirmer ce que les parents viennent de dire ! Ces parents consultent parce qu’ils s’aperçoivent que quelque chose de grave se passe dans le corps de leur enfant, quelque chose qui modifie son comportement. En tant que médecin, il devrait trouver pourquoi cet enfant est comme ça, chercher la cause médicale de ces problèmes, prescrire un traitement et non confirmer des symptômes avec un diagnostic qui n’est pas une fin en soi…..

L’autisme et les troubles envahissants du développement sont des Symptômes. Symptômes qui signalent que quelque chose intoxique la personne au point de déranger le fonctionnement normal de son cerveau. Dire « de toute façon c’est génétique » n’aidera pas l’enfant, la Phénylcétonurie aussi est génétique, pourtant si on fait dès le plus jeune âge un régime réduisant la Phénylalanine, l’enfant n’évoluera pas vers la maladie mentale………..

«Dénigrer le fait que certains ingrédients alimentaires puissent exacerber les problèmes de déficit d'attention, d'hyperactivité et autres troubles du comportement et du développement traduit l'ignorance de la recherche scientifique. Refuser cet aspect du problème met en grand danger le bien-être de ces enfants».






Barrière Intestinale
  • Autisme - Troubles Envahissants du Développement
    et Barrière Intestinale où Barrière Hémato-Méningée

    (Traduit de l’Anglais)

    La maladie cœliaque est une maladie auto-immune caractérisée comme une allergie au gluten, à la protéine du blé, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Les antigènes produits par une réponse allergique sont des substances toxiques qui endommagent le mur intestinale, menant à la plus grande perméabilité et à une malabsorption des aliments.

    Les plaintes les plus communes de la maladie cœliaque sont diarrhée, perte de poids, gaz et ballonnements. Des symptômes plus rares peuvent être fatigue, douleur osseuse, anémie, troubles du sommeil ou dépression chronique.

    La maladie cœliaque peut être diagnostiquée par une analyse de sang pour des anticorps d'anti-gliadine et d'endomysium, ou par colonscopie La seule voie de contrôle la maladie cœliaque est d’adhérer à 100 % à un régime strict sans gluten.

    Quelques enfants avec des troubles de l’apprentissage ont la maladie cœliaque, mais la majorité souffrent de la perméabilité intestinale. Dans ce syndrome, les dommages à l'intestin mènent à la plus grande perméabilité du mur intestinal, de ce fait permettant à des bactéries, à des toxines et à des particules non digérées (qui d'habitude serait resté dans l'intestin, d’être vidé naturellement dans la circulation sanguine). La perméabilité intestinale peut mener aux allergies alimentaires et à la diarrhée chronique et même à la constipation alternative.

    Cependant, le gluten et la caséine (protéine trouvée dans tous les produits laitiers) ne sont pas les substances allergiques pour ces enfants. Ces protéines, ne sont pas entièrement assimilées sous forme d'énergie utilisable (acides aminés) et restent sous la forme biologique de peptides. Les peptides dérivés du gluten et de la caséine ont une action opioïde par nature, « morphine. » Ces peptides opiacés sont comme de véritable drogues, provoquant une dépendance affectant la transmission neurologique, et pouvant induire ensuite des difficultés de comportement et de langage, (comme caractérisé par les maladies d’Autistique Spectrum, dyslexia et désordre de déficit d'attention. )

    Un régime libre de gluten et de caséine peut éliminer ces substances dangereuses du système de l'enfant, permettant un comportement plus calme, et plus d'accessibilité aux études. Le régime doit être 100% strict, et plus l'enfant le commencera jeune, plus les résultats réels seront rapides. Chez des enfants plus âgés les résultats peuvent être impressionnants, mais peuvent prendre une année complète avant de se manifester.




  • Autisme et nutrition,
    ça se tient
    Autisme et nutrition, ça se tient
    Josiane Cyr

    L''autisme, une problématique qui touche des enfants et des adultes de plus en plus nombreux. Plusieurs parlent même d'une épidémie, avec une augmentation de 1000 % en dix ans. Chose surprenante, alors que cette maladie a toujours relevé de la psychiatrie, on parle de plus en plus du lien pouvant exister entre ce problème mental et la gastro-entérologie.

    L'autisme fait partie de ce qu'on appelle les troubles envahissants du développement (TED). Les personnes qui en sont atteintes ont tendance à se replier sur elles-mêmes, à éviter le regard des autres ou à avoir des comportements bizarres. Elles ont une difficulté à communiquer. Ces symptômes affectent évidemment le processus d'apprentissage et l'autonomie. Ces personnes ont souvent tendance à adopter une routine répétitive et font preuve d'une grande résistance au changement. Certains ont sans doute en mémoire le personnage principal du film Rainman, joué par Dustin Hoffman.

    Des recherches récentes ont mis en lumière l'importance de l'alimentation dans le traitement de l'autisme. Plus particulièrement, les spécialistes prônent une alimentation sans gluten et sans caséine. Selon le Dr Jeff Bradstreet, un médecin américain, c'est la première étape à envisager, et plus elle est mise à exécution rapidement, meilleurs seront les résultats. En effet, on peut noter une amélioration chez 81 % des enfants qui suivent le régime sans gluten et sans produits laitiers. Le gluten se retrouve dans les céréales courantes, telles le blé, l'orge, le seigle, l'avoine, le triticale, l'épeautre et le kamut. La caséine est une des protéines retrouvées dans le lait et les produits laitiers. Il est fréquemment observé dans les tests sanguins chez les enfants autistiques des signes d'une allergie à ces aliments.

    Intégrer ces changements dans le menu quotidien peut sembler difficile à prime abord. C'est pourquoi les personnes concernées font de plus en plus appel à des nutritionnistes. Par ailleurs, des taux élevés d'opioïdes urinaires sont fréquemment observés chez les autistes. Ces substances proviennent du lait et du blé, et sont peut-être à l'origine des comportements stéréotypés typiques chez les autistes. D'autres allergies alimentaires peuvent être présentes, c'est pourquoi il importe de les dépister. Notez que souvent, les personnes autistes ont des attirances excessives vers les aliments qui causent leur allergie.

    Parmi les autres déficits nutritionnels fréquemment observés, on note : la carence en zinc (chez 70 % des enfants), la surcharge en cuivre (90 % d'entre eux), la carence en calcium et en magnésium, la carence en acides gras oméga-3 (presque 100 % des enfants), le manque de fibres (presque 100 % des sujets), ainsi que le manque d'antioxydants et autres vitamines (près de 100 % des enfants). Par ailleurs, il existe un lien entre la toxicité aux métaux lourds et divers troubles neurologiques et immunitaires. Ainsi, dans l'urine de nombreux enfants autistiques, on a retrouvé des taux élevés d'un ou plusieurs métaux, comme le mercure, le plomb, l'arsenic, l'étain et l'aluminium.

    Les personnes autistes ont aussi fréquemment de l'inflammation intestinale chronique. Une étude menée en 1996 sur 21 personnes atteintes ont déterminé que 43 % d'entre elles présentaient une perméabilité (porosité) accrue de l'intestin. De plus, des tests sur 12 enfants ont montré des anomalies intestinales chez tous ces enfants. D'autres études viennent confirmer ces données. C'est la raison pour laquelle on recommande à ces personnes de consommer des quantités importantes de probiotiques (bactéries amies).

    Ces informations ouvrent la voie à une nouvelle façon d'intervenir dans ces cas de maladie mentale. Des experts américains entrevoient qu'elle pourrait s'étendre à d'autres pathologies, puisque des similitudes ont été notées lors des tests sanguins et urinaires : hyperactivité, dépression, schizophrénie, sclérose en plaques, psoriasis, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, colite, maladie de Crohn et endométriose. Voilà un beau défi pour la recherche et pour les cliniciens




    Le Candida : Cause possible d'autisme ?Le Candida, cause possible d'autisme ?


    Traduction d'un texte de Bernard Rimland paru dans Autism Research Review., 1998
    Traduit par Jean-Claude Marion, Société québécoise de l'autisme


    Le Candida albicans est un champignon à l'aspect de levure que l'on trouve chez presque tous les humains. Il s'installe dans l'obscurité des muqueuses humides qui tapissent la bouche, le vagin et l'appareil intestinal. Habituellement, il existe seulement en petites colonies, car le système immunitaire de l'hôte humain et la compétition que lui livrent d'autres micro-organismes situés sur et dans les muqueuses l'empêchent de grandir trop rapidement. Quand cet équilibre naturel délicat est rompu par un événement quelconque, le Candida peut se développer rapidement et agressivement en causant à l'hôte beaucoup de symptômes désagréables. Quelques-uns de ces symptômes sont largement connus et reconnus. Les infections vaginales aux levures, principalement causées par le Candida, représentent le plus commun des cas d'espèce. Le muguet, l'infection aux levures blanches de la bouche et de la langue qui est fréquente chez l'enfant, est un autre exemple bien connu d'une croissance exagérée de Candida.

    Récemment, quelques médecins ont commencé à essayer de persuader leurs collègues et le public que le Candida pouvait avoir des conséquences beaucoup plus dévastatrices pour les humains que la vaginite ou le muguet. Ils citent des études japonaises qui démontrent que le Candida est capable de produire des toxines pouvant causer à long terme de sévères désorganisations au système immunitaire, et même aussi au cerveau. Ils proclament que, dans les cas extrêmes, les infections au Candida peuvent être responsables de graves désordres totalement résistants aux traitements conventionnels comme la dépression, la schizophrénie et, dans certains cas, l'autisme.

    Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Cependant, si je me base sur l'importance de l'information recueillie jusqu'à maintenant, il me semble hautement probable qu'une petite, mais significative proportion d'enfants pour lesquels un diagnostic d'autisme a été prononcé, serait en fait victime d'une grave infection au Candida. Je crois aussi que, si, pour ces cas, l'infection au Candida était traitée avec succès (plus simple à dire qu'à faire), les symptômes d'autisme seraient grandement améliorés.

    Dans un cas typique, l'enfant semble normal et en bonne santé pendant les premiers 18 à 24 mois de sa vie. Il commence à parler et montre des niveaux d'intérêt normal vis-à-vis de sa famille et de son environnement. Des otites à répétition surviennent alors, qui sont traitées par les antibiotiques habituels. On commence ensuite à remarquer des changements inquiétants. Le développement de la parole cesse et souvent régresse au point que l'enfant ne parle plus. En l'espace de quelques semaines ou quelques mois, il devient difficile à émouvoir et perd l'intérêt pour ses parents et son environnement. Les parents concernés consultent alors divers spécialistes et, finalement, on leur donne un diagnostic d'autisme. L'histoire est familière. Nous connaissons tous des cas semblables.

    En 1981, voici ce qui arriva à Duffy Mayo, 3 ans et demi, le fils de Gianna et Gus Mayo de San Francisco.

    Duffy avait été un petit garçon brillant et actif, qui apprenait et parlait l'anglais et l'italien avant que la régression ne survienne. Après qu'un diagnostic d'autisme ait été prononcé par deux spécialistes, les Mayo choisirent et, c'est là leur chance, de demander de l'aide à l'allergologue Alan Levin. Levin trouva que le système immunitaire de Duffy était sévèrement affaibli. Il est intéressant de savoir que l'on avait donné à Duffy de nombreux traitements aux antibiotiques pour combattre ses otites. Levin savait que de tels antibiotiques tuaient souvent les micro-organismes qui entrent en compétition avec le Candida et qu'ils permettaient donc à celui-ci de croître dans des proportions inquiétantes.

    Devant l'évidence que le Candida pouvait être moins bénin qu'on ne le croyait habituellement, Levin essaya un traitement au Nystatin, un médicament antifongique toxique pour le Candida, mais pas pour le corps humain. Au début, Duffy alla moins bien (une réaction habituelle causée par les toxines relâchées par les cellules mortes de Candida). Mais son état commença à s'améliorer par la suite.

    Comme Duffy était sensible aux moisissures, les Mayo déménagèrent vers un climat plus sec et, puisque le Candida se développe bien sur certains aliments (spécialement les sucres et les carbohydrates raffinés), on apporta de sérieuses modifications au régime de Duffy.

    Aujourd'hui, Duffy a 10 ans et demi. Il est actif et son état s'est grandement amélioré. Il lui reste seulement quelques symptômes d'autisme. Toutefois, son système immunitaire est encore faible et il demande encore des traitements.

    La plupart des médecins sont sceptiques

    En 1983, quand le Los Angeles Times publia, simultanément avec d'autres journaux, un long article sur Duffy, les Mayo et l'Institute for Child Behavior Research (ICBR) qui était mentionné dans l'article, reçurent des lettres et des appels téléphoniques de parents d'enfants autistiques à travers le pays. Il semble qu'il y avait beaucoup d'enfants autistiques dont les problèmes avaient commencé aussitôt après une thérapie de longue durée aux antibiotiques. Certains enfants également avaient une mère qui leur avait transmis une infection chronique aux levures. Combien de ces cas d'autisme peuvent en fait avoir été causés par le Candida, personne ne le sait...

    William G.Grook, pédiatre et spécialiste en allergie bien connu de Knoxville, Tennessee, a mentionné plusieurs cas similaires dans son livre "The Yeast Connexion" et dans ses conférences. Cecil Bradley (un des médecins de Mayo) m'a dit récemment qu'il avait vu huit enfants autistiques qui répondaient favorablement aux médicaments anti-Candida et aux traitements basés sur un régime alimentaire.

    L'Institute for Child Behavior Research a rassemblé des informations sur le lien possible entre l'autisme et le Candida depuis 1966, quand notre premier assistant de recherche, Dale Meyer, remarqua que le muguet était mentionné anormalement souvent dans les lettres et les questionnaires retournés par les parents.

    Je suis convaincu que ce lien existe et que peut-être 5 à 10% des enfants autistiques, surtout ceux à qui l'on a donné beaucoup de traitements aux antibiotiques ou ceux nés avec le muguet ou infectés tout de suite après la naissance, s'amélioreront s'ils sont convenablement traités pour le Candida. Cependant, il n'existe pas encore de consensus parmi les médecins sur le lien entre l'autisme et le Candida.

    Si l'on en juge par les contacts avec plusieurs centaines de parents dans les années passées, il y a seulement un médecin sur 20 ou 30 qui prend en considération la possibilité que le traitement contre le Candida puisse alléger les symptômes de l'autisme. On considère le lien avec le Candida comme une lubie à oublier au plus vite. Je souhaite qu'ils aient raison, mais je ne le crois pas.
    Même si les parents ont la chance de trouver un médecin bien informé, la bataille est loin d'être gagnée. Il y a 30 ou 40 souches de Candida et quelques-unes sont très résistantes aux traitements.

    Le Nystatin, le médicament le plus sécuritaire sur le marché, ne marche que sur les souches les plus faibles. Le Ketoconasol (Nizoral) est un médicament plus puissant, mais il a très probablement des effets secondaires. Il est dit qu'un régime approprié est au moins aussi important que les médicaments pour traiter le Candida. Il existe aussi des substances qui ne demandent pas d'ordonnance et qui sont connues pour avoir une action anti-Candida. Citons l'acidophilus, l'acide caprylique et d'autres substances facilement disponibles parmi lesquelles figurent celles déjà utilisées contre le Candida depuis des centaines d'années. Toutes ces approches ont été essayées avec des résultats divers.

    Nous avons beaucoup appris sur le lien possible entre l'autisme et le Candida ces dernières années, mais il en reste encore à apprendre.